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Algérie : la farce électorale échoue à camoufler la dictature bourgeoise

Article paru dans Le Prolétaire, n° 449, mai-juin-juillet 1999, p. 1-2

Abdelaziz Bouteflika bras levés en signe de victoire pendant la campagne pour les élections présidentielles en avril 1999, Algérie. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce n’est pas d’hier que le marxisme dénonce la duperie des institutions démocratiques et des mécanismes électoraux. Dès l’origine, il a mis en évidence que contrairement à la légende démocratique, ce n’est pas la « libre volonté » des citoyens, exprimée au travers d’un vote manifestant la « souveraineté du peuple », qui détermine l’orientation des Etats bourgeois, mais les intérêts de la classe dominante. Comme disait Lénine, la plus démocratique des Républiques démocratiques n’est pas autre chose qu’une dictature de la bourgeoisie. La tâche constante des communistes est donc de dévoiler le mensonge démocratique qui sert à la bourgeoisie à masquer les antagonismes de classes et à présenter aux prolétaires la perspective d’une amélioration facile et indolore de leur grâce au bulletin de vote. Contre les illusions démocratiques, les communistes rappellent que c’est seulement en se lançant dans la lutte ouverte de classe menée jusqu’à la révolution, c’est-à-dire la prise du pouvoir, la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration sur ses ruines de la dictature du prolétariat, que les prolétaires se donneront les moyens de s’émanciper, d’en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, en détruisant le capitalisme.

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Dossier : Féminisme et islamisme

Dossier paru dans Inprecor, n° 284, 20 mars 1989, p. 12-19

Women weaving carpets, Central Anatolia, Turkey, 1989. (Photo by Dario Mitidieri/Getty Images)

FEMMES-TURQUIE

AVANT LE COUP D’ÉTAT de septembre 1980, des milliers de femmes militaient dans les rangs de groupes de gauche et d’extrême-gauche, aussi bien que dans les groupes intégristes et fascistes. Mais la question de l’oppression des femmes n’avait jamais été réellement discutée, étant soit simplement ignorée, soit reléguée au second plan au nom d’autres “priorités”. Ce n’est qu’avec l’apparition d’un mouvement autonome des femmes, au milieu des années 80, que cette question a pu s’imposer à l’ordre du jour, grâce, notamment, à des publications féministes comme Kaktüs ou Feminist .

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Fuat Orcun : Turquie. Montée de l’intégrisme islamique

Article de Fuat Orcun paru dans Inprecor, n° 238, 16 mars 1987, p. 19-21

A Female Classroom For Leaning The New Alphabet The Latin Or English Kind As Ordered By Mustapha Kemal During The 1920’S. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

LE mouvement intégriste a récemment fait une démonstration de force en Turquie, en prenant prétexte d’une décision du Conseil supérieur de l’enseignement (CSE), interdisant aux étudiantes le port du « turban », version moderne du tchador. Il s’agissait d’une ruse des étudiantes intégristes pour se couvrir la tête, en contournant la précédente réglementation édictée par le CSE qui avait aussi interdit les moustaches et les barbes « idéologiques » (1) pour les hommes ainsi que les décolletés pour les femmes. Toute une série d’actions de protestation ont été organisées par les groupes d’étudiants intégristes. Ce mouvement, qui avait débuté dans les universités s’est ensuite étendu à d’autres couches sociales. Erbakan, le Président du Parti du salut national (islamiste, dissout après le coup d’Etat de 1980) a participé à une manifestation interdite à Istanbul regroupant 4 000 personnes, où l’on pouvait entendre « On ne peut interdire le tchador », « Turquie musulmane », « Nous voulons la charia (2) ».

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Algérie : déclaration du PST

Déclaration du PST parue dans Inprecor, n° 423, avril 1998, p. 14-15

Algerian Women Demo Against Terrorism and Integrism during Woman Day In Algiers , Algeria In March, 1998. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a réuni plus de 600 délégués provenant de 35 willayas (départements) lors de son congrès extraordinaire le 5 mars 1998 à Alger. Parmi les invités présents qui ont salué le congrès on remarquait une délégation du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), celle de l’Association pour l’émancipation des femmes (AEF) et celle de la Fédération nationale des travailleurs retraités de l’UGTA. Outre la présence d’un représentant de la LCR de France, le congrès a reçu des messages de solidarité d’organisations européennes et américaines.

La tenue de ce congrès a été imposée au PST par une nouvelle loi sur les partis politiques, qui exige qu’ils fassent preuve d’au moins 100 adhérents dans au moins 25 willayas sur les 48 que compte l’Algérie, pour prétendre à une existence légale. Le PST a dû présenter à cette occasion au contrôle administratif la preuve de plus de 4000 adhésions de soutien qu’il a recueillies dans 44 willayas. Pour une organisation petite dont le fiancement dépend entièrement de ses militants et sympathisants, alors que la situation dans le pays est marquée par une paupérisation croissante, répondre à ces exigences administratives représentait un véritable défi. Nous publions ci-dessous la déclaration politique adoptée par ce congrès.

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Réda Mohamed : Algérie. Le dialogue reprend, la crise continue

Article de Réda Mohamed paru dans Inprecor, n° 402, mai 1996, p. 21-22

An Algerian policeman in plain clothes stands guard at the entrance of a polling station 28 November in Sidi Moussa, near Algiers. Algerians turned out in small numbers today to vote in a constitutional referendum rejected by the opposition, amid tight security to prevent violence by armed Moslem fundamentalists. (Photo credit should read HZ/AFP via Getty Images)

Depuis le 6 avril 1996, le président Zeroual a entamé une série de contacts avec des personnalités et des partis pour discuter des futures échéances politiques, presque 6 mois après sa triomphale élection aux présidentielles. Cette fois-ci, il s’agit de discuter des législatives et des conditions de relance d’une nouvelle période qui consacrerait le retour à une vie politique « normalisée ».

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Gilbert Achcar : Algérie. Qui sème le vent…

Article de Gilbert Achcar signé Salah Jaber et paru dans Inprecor, n° 311, du 15 au 28 juin 1990, p. 36

Clenched fist raising young woman among feminists calling for democracy & repeal of family law during Women’s Day march. (Photo by Thomas Hartwell/The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

Les élections locales (conseils communaux et départementaux) du 12 juin, en Algérie, se sont soldées par un score impressionnant des intégristes du Front Islamique du salut (FIS) : ils ont arraché la plupart des grandes villes du pays au Front de libération nationale (FLN), jusque-là parti unique à tous les échelons du pouvoir. Ces élections étaient les premières, depuis l’indépendance algérienne en 1962, à se dérouler sur fond de libertés politiques réelles et de multipartisme. L’opposition libérale et l’opposition de gauche avaient cependant appelé au boycott, jugeant que la partie était inégale contre le FLN. Le résultat des élections, malgré un taux d’abstention de près de 40 %, permet de s’interroger sur l’opportunité de ce choix.

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Algérie : grèves de masse contre le pouvoir

Dossier paru dans Tribune algérienne, n° 24, mai 1980

“Le président Chadli à la clôture du séminaire régional sur la planification : Nous combattrons toute atteinte à l’unité nationale” (photo publiée dans El Djeich, n° 204, mai 1980, p. 4)

Le 10 Mars, les étudiants de l’université de Tizi-Ouzou invitent l’universitaire et romancier Mouloud Mammeri à tenir une conférence sur la poésie kabyle ancienne. La conférence est interdite par le wali de Kabylie sans que les motifs soient formulés, de la manière sournoise et hypocrite qui est la marque même de ce régime d’oppression, né du putsch du 19 Juin 1965 et qui se réclame du socialisme, des libertés, de la démocratie, du droit des peuples à l’autodétermination : coup de téléphone anonyme dans la nuit pour signifier à M. Mammeri d’annuler sa conférence, barrages de police à Drâa Ben Khedda puis refoulement sur Alger de l’écrivain qui avait persisté dans son entreprise.

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Après les postiers, les étudiants, les lycéens montrent la voie

Dossier paru dans Tribune algérienne, n° 23, janvier 1980, p. 1-16

“L’université à la croisée de deux chemins” (dessin publié dans El Djeich, n° 199, décembre 1979, p. 20)

Grève, manifestations, délégations élues, en moins d’une semaine, les lycéens infligent une défaite au régime de la dictature.

La grève générale de tous les lycéens d’Alger, des dizaines ce milliers, déclenchée spontanément, a fait reculer le pouvoir, a obligé le Ministre de l’Education nationale à démentir officiellement sa réforme du baccalauréat, à maintenir cet examen tel qu’il était les années passées.

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Les étudiants contre Boumedienne

Textes parus dans Tribune algérienne, n° 7, juillet 1976, p. 1621

“Charte nationale : pour une participation constructive”, (photo publiée dans El Djeich, n° 157, juin 1976, p. 6)

Le débat caporalisé que voulait imposer Boumedienne autour de son projet de Charte a été saisi par les étudiants d’Algérie comme l’occasion de dresser leurs revendications dans un affrontement politique contre le régime de Boumedienne. Dans la situation de crise politique qui règne aujourd’hui à Alger, la grève des étudiants est un signe avant-coureur de la plus grande importance.

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Algérie, une autre histoire de l’indépendance : recension dans “Jeune Afrique”

J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs de la parution, cette semaine, sur le site de Jeune Afrique, d’une nouvelle recension de mon livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance (PUF, 2019).

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Une citoyenneté pour l’égalité des droits

Dossier paru dans Courant alternatif, n° 66, mai 1987, p. 17-19

1987, FRANCE, SAINT DENIS, ARRIVAL OF MIGRANT WORKERS. (Photo by Bernhard MOOSBRUGGER / Gamma-Rapho via Getty Images)

C.A s’est fait l’écho de rencontres nationales d’associations issues de l’immigration et de certaines associations de solidarité (n° 61 et 64) qui ont débouché sur un projet de charte, aujourd’hui en discussion.

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Safia Bentayeb : Code de la famille. Le statu-quo

Articles de Safia Bentayeb parus dans Et-thaoura, n° 5, automne 1983, p. 6-8

Jeunes femmes pendant la Fête de la Jeunesse en juillet 1985 à Alger, Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les différents avant-projets de code de la famille qui ont vu le jour depuis l’indépendance, à peu de chose près, ont le même contenu et ont tous été élaborés de manière anti-démocratique “secrète” et en dehors des femmes.

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L’Etat bourgeois n’est pas à démocratiser, mais à détruire

Article paru dans El-Oumami, n° 1, octobre 1978, p. 9-11

Algerian President Houari Boumedienne and his Minister of Foreign Affairs Abdelaziz Bouteflika (L). (Photo by Claude Salhani/Sygma via Getty Images)

Depuis quelques mois, des voix se sent élevées pour protester contre “l’amnésie collective” organisée autour de Ben Bella et contre sa détention “arbitraire et scandaleuse”. Le dirigeant démocrate M. Lebjaoui est même allé jusqu’à faire une grève de la faim de… 24 heures !

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Les mirages de la Constituante : quelle démocratie pour quelle révolution en Algérie ?

Mon dernier texte intitulé « Les mirages de la Constituante : quelle démocratie pour quelle révolution en Algérie ? » a été mis en ligne aujourd’hui sur le site de Middle East Eye.

Manifestation populaire à Alger, le 26 avril 2019 (AFP)

“Les forces qui œuvrent en faveur d’une transition démocratique, en agitant au besoin le mot d’ordre d’Assemblée constituante, expriment un modérantisme éloigné des aspirations les plus radicales du hirak”

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Les communistes et la question des libertés démocratiques

Article paru dans El-Oumami, organe des communistes-léninistes algériens, n° 4, janvier 1983, p. 7-9

Algeria. 1983. Spanish Kings Juan Carlos I and Sofia with the president Chadli Benjedid and his wife. (Photo by Gianni Ferrari/Cover/Getty Images)

Introduction

Depuis l’accession de l’Algérie à l’indépendance, les masses populaires sont écartées de la vie politique, marginalisées et étouffées : la répression, l’intimidation et la terreur psychologique ont été érigées en méthodes de gouvernement. La classe dominante a trouvé dans l’ANP, seule force organisée du pays, son principal point d’appui politique.

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presse

Ne votons pas !

Déclaration du Groupe du Réveil anarchiste parue dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 293, 12 novembre 1910.

IL EST L’UNIQUE À ÊTRE INSTALLÉ À TIZI OUZOU. Un panneau d’affichage électoral recouvert de portraits de détenus © D. R.

Travailleurs,

Dans la comédie électorale, qui va se jouer une fois de plus, voulez-vous comme à l’ordinaire être les comparses à la suite des candidats multicolores au rôle plus ou moins important et se disputant l’honneur de se “dévouer” à la chose publique ?

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Errico Malatesta : Le suffrage universel

Article d’Errico Malatesta paru en deux parties dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 161, 24 février 1906 et n° 162, 10 mars 1906.

Portrait of Errico Malatesta (Santa Maria Capua Vetere, 1853-Rome, 1932), Italian anarchist.

Cet article pourrait presque paraître un anachronisme, si la réaction social­démocratique n’avait pas opposé à l’agitation internationale pour les huit heures un mouvement en faveur du suffrage universel. Le piétinement sur place, qui a été le résultat le plus clair de tous les pratiques et savants programmes réformistes, devait nous réserver ce beau spectacle : le socialisme à l’aube du vingtième siècle n’ayant d’autre postulat à réaliser immédiatement que celui de la bourgeoisie radicale de 1848.

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presse

Mustapha Ben Mohamed : Pour une nouvelle internationale

Entretien avec Mustapha Ben Mohamed réalisé par Linda Ababsa et paru dans Parcours maghrébins, n° 23, décembre 1988, p. 24-25.

Garantir les libertés et répondre aux revendications du peuple.

Organisation socialiste des travailleurs

Pour une nouvelle internationale

Entretien réalisé avec Mustapha Ben Mohamed enseignant en retraite (1), de l’Organisation socialiste des travailleurs, section de la IVe Internationale (centre international de construction).


Parcours Maghrébins : Comment pensez-vous exprimer votre sensibilité ?

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Algérie. Le prix d’un échec : interview de Mohammed Harbi

Interview de Mohammed Harbi réalisée par Salah Jaber (Gilbert Achcar) et Sophie Massouri pour Inprecor, n° 333, du 21 juin au 4 juillet 1991, p. 6-8

Sid Ahmed Ghozali and Mouloud Hamrouche. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le nouveau Premier ministre algérien, Sid Ahmed Ghozali, a annoncé, le 18 juin 1991, la composition de son gouvernement, composé essentiellement de technocrates et sans la participation significative d’aucune autre formation politique en dehors du Front de libération nationale (FLN).

Mohammed Harbi est historien* de la révolution algérienne, à laquelle il a participé activement. Militant du FLN avant l’Indépendance, Mohammed Harbi a occupé des fonctions gouvernementales sous la présidence d’Ahmed Ben Bella (dans le cabinet civil du ministère des Forces armées en 1959-60 ; comme ambassadeur en Guinée en 1961 ; en tant qu’expert aux premières négociations d’Evian en 1961 ; comme secrétaire général du ministère des Affaires étrangères en 1961-62 ; puis, comme conseiller à la présidence de la République entre 1963 et 1965 ). En 1965, il s’est opposé au coup d’Etat d’Houari Boumédiene et a été emprisonné pendant cinq ans, puis en résidence surveillée et exilé. lnprecor l’a rencontré pour recueillir son point de vue sur les origines de la crise actuelle qui secoue l’Algérie.

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Mohammed Harbi et Hocine Zahouane : Adresse aux travailleurs algériens

Déclaration publiée par Mohammed Harbi et Hocine Zahouane le 26 novembre 1978.

Le ministre algérien des Affaires Etrangères Abdelaziz Bouteflika assiste aux obsèques du Président Houari Boumediene (Photo by Jacques Pavlovsky/Sygma via Getty Images)

Le pouvoir est vacant. Quelle que soit l’issue de la maladie du colonel Boumediene il est médicalement acquis qu’il ne restera pas à la tête du pays.