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Robert Petitgand et Paul Bénichou : Psychologie du fascisme (fin)

Article de Robert Petitgand alias Delny et Paul Bénichou paru dans Masses, n° 18, juin 1934, p. 7

William Joyce (left) Sir Oswald Mosley (second left) among fascists at the Haymarket, Newcastle in July 1934 following a rally on the Town Moor. (Photo by NCJ Archive/Mirrorpix/Mirrorpix via Getty Images)

(Voir n° 14 de Masses)

RÉGRESSION SOCIALE ET VOYOUCRATIE

L’idéal fasciste peut ainsi se définir comme une profonde régression dans tous les domaines. Les aspirations à une Société militaire supposent, pour que celle-ci deviennent une réalité, la destruction radicale des formes de production, des rapports humains et de la culture de notre temps ; disons en un mot, l’anéantissement de la civilisation. Certes le fascisme n’est pas le premier à préconiser une semblable régression, et, bien avant lui les vieilles cliques réactionnaires extrémistes en France comme en Allemagne ont partagé ces idéaux. Mais ce qui le distingue des mouvements des doctrines antérieures, c’est la frénésie avec laquelle il se revendique de ces concepts et l’importance du recul qu’il envisage. Le Parti des hobereaux et des officiers allemands, le parti des Hugenberg, professe, lui aussi, des théories férocement réactionnaires. Et pourtant, s’il avait tenu les rênes du pouvoir, il n’aurait pas commis la moitié des atrocités dont l’hitlérisme s’est rendu coupable. Ceci peut s’expliquer très simplement ; la réaction classique, si violente qu’elle soit, limite toujours ses ravages ; elle exprime les intérêts de couches aristocratiques auxquelles leur propriété, leur pouvoir économique et politique, leur formation culturelle enfin, confèrent une certaine stabilité. Ces classes ont une grande expérience politique ; raffinées dans leurs manières et imbues de l’esprit de caste, elles ont horreur de se commettre avec des éléments populaires et conservent jusque dans l’énoncé de leurs principes, une certaine mesure et une modération relative. Au fond, elles sont trop attachées aux formes sociales existantes, trop conservatrices pour ne pas craindre tes débordements de la masse, quel que soit leur sens.

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Robert Petitgand et Paul Bénichou : Psychologie du fascisme

Article de Robert Petitgand alias Delny et Paul Bénichou paru dans Masses, n° 14, mars 1934, p. 8-10

A large group of Jews, escorted by soldiers of the SS, are taken to a concentration camp before the eyes of the crowd at the roadside. Berlin, 1934 (Photo by Mondadori via Getty Images)

Depuis le développement du mouvement national-socialiste en Allemagne, et surtout depuis son triomphe, on constate un peu partout, et parfois dans les esprits les moins désignés jusque là pour le subir, une sorte de vertige devant l’hitlérisme et sa démagogie. A vrai dire, les premiers responsables de ce vertige ont été les révolutionnaires, coupables de n’avoir pas dès le début, stigmatisé comme il le fallait la vague de profonde régression psychique et morale que recouvrait mal le verbiage hurlant de la « révolution » fasciste. Les communistes les premiers ont accrédité la légende des prétendues aspirations révolutionnaires de la masse hitlérienne, dont le comportement faussé par l’influence des chefs, cachait, paraît-il, les meilleures intentions.

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Paul Bénichou : Révolution et pseudo-révolution. Propos sur des fabricants de vieux neuf

Article de Paul Bénichou paru dans Masses, n° 19, juillet 1934, p. 2-4

Des jeunes gens ont brûlé une effigie de Frot, ministre de l’Intérieur nommé par le nouveau président du Conseil Daladier en remplacement de Chiappe et qui est à l’origine de l’émeute, à Paris, France en février 1934. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

Il y aurait toute une étude à faire sur l’apparition des idées et des lieux communs pseudo-révolutionnaires du fascisme dans les milieux de la gauche bourgeoise en France. Nous voulons simplement faire à ce sujet quelques remarques qui s’imposent aujourd’hui. Le sujet que nous évoquons devrait commencer au point où la vieille gauche française, en présence des difficultés du capitalisme d’après-guerre, a cessé d’avoir, autrement qu’en paroles, une politique propre. L’incapacité des partis de la démocratie bourgeoise, menés en laisse par la réaction, n’a pu manquer de discréditer leur idéologie, qui est apparue de plus en plus caduque, désuète et ridicule à mesure que ses représentants se montraient plus impuissants. Depuis la guerre, le radical-socialiste de province, anticlérical farouche et démocrate impénitent, est devenu, dans les milieux intellectuels de toutes nuances, un sujet habituel de dérision. C’est là une chose bien connue. Ce qui est plus curieux, c’est qu’en même temps le radicalisme, de plus en plus décrépit et domestiqué, célébrait sans cesse son « rajeunissement » et sous les étiquettes du réalisme et de la nouveauté, élevait ses abdications à la hauteur d’une doctrine.

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Aimé Patri : Logique et dialectique matérialiste. L’origine de la logique envisagée du point de vue du matérialisme

Article d’Aimé Patri signé André Ariat paru dans Masses, n° 13, 20 janvier 1934, p. 6-7

The parade of Fascist forces in St Mark’s square, during the first visit of the Fuhrer in Italy, Venice, Italy, photo by Ferruzzi and Bruni, from L’illustrazione Italiana, year LXI, n 25, June 24, 1934.

I – CRITIQUE DU RATIONALISME CLASSIQUE

Dans une étude précédente, nous avons cherché à déterminer le sens, la portée et surtout les limites des règles de la logique auxquelles on doit éviter d’opposer la dialectique, dans le domaine limité où elles conservent leur valeur : celui de la conduite des discussions.

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L’affaire Saïl et la presse

Article paru dans L’Eveil social, n° 29, mai 1934

Mohamed Saïl (avec turban) au banquet des 80 ans de Sébastien Faure

L’arrestation de notre camarade Saïl fut commentée par certains journaux comme un événement sensationnel. Monsieur Léon Bailby, l’homme qui écrit avec les pieds de ses secrétaires, ne put moins faire que de consacrer une demi-page du journal “Le Jour” aux commentaires nécessités par une affaire de cette importance. Pour Monsieur Bailby, c’était clair comme de l’encre. Saïl Mohamed détenait les fameux quatorze mille fusils qui venaient de passer la frontière. Des milliers d’imbéciles bon teint eurent ainsi la conviction que la France et leurs biens ne pouvaient être sauvés que grâce à la vigilance patriotique des Bailby, Coty et consorts.

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Mohamed Saïl : L’oppression en Algérie

Article de Mohamed Saïl paru dans L’Eveil social, n° 26, février 1934

Mohamed Saïl (1894-1953) , militant anarchiste et anarcho-syndicaliste, en 1936 en Espagne (au premier rang, au milieu) avec des membres du Groupe international de la colonne Durruti.

Lettre ouverte au caïd des Beni-Oughlis, Sidi-Aich (Constantine) :

« Imposante Seigneurie »,

Souffrez que le révolté, l’homme qui a perdu l’habitude de courber la tête sous l’outrage de vos pareils, trouble votre pesante digestion en vous importunant de sa diatribe insultante…

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Errico Malatesta : Questions révolutionnaires

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 907, 22 septembre 1934.

 

 

Nous empruntons à La Révolte (n° 4, 10 octobre 1890) cet article toujours d’actualité.
*

Chers compagnons,

Une feuille de langue française a voulu s’occuper de ce que j’ai dit dans la conférence antiparlementaire qui fut tenue, à Londres, le 3 du mois d’août, dans la salle du club Autonomie, et elle m’a fait dire à peu près le contraire de ce que j’ai dit réellement.

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Errico Malatesta : Notre programme

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 892, 17 février 1934.

 

 

Nous donnons ici le texte de la circulaire, rédigée sur la fin de 1919 par notre camarade Malatesta et annonçant la parution du quotidien anarchiste Umanità Nova. Il nous semble fort bien résumer nos moyens et nos buts.

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Errico Malatesta : Anarchisme et amoralisme

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 906, 8 septembre 1934.

 

 

Le nombre de ceux qui se disent anarchistes est tellement grand aujourd’hui et sous le nom d’anarchie on expose des doctrines tellement divergentes et contradictoires, que nous aurions vraiment tort de nous étonner lorsque le public, nullement familiarisé avec nos idées, ne pouvant distinguer du premier coup les grandes différences qui se cachent sous le même mot, demeure indifférent vis-à-vis de notre propagande et nous témoigne en même temps de la défiance.
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Errico Malatesta : Allons au peuple

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 900, 9 juin 1934, p. 1-2.

Avouons-le sans autre : les anarchistes n’ont pas été à la hauteur de la situation.
Après avoir tant clamé la révolution, la révolution est venue, et nous avons été désorientés et sommes presque restés dans l’ombre.
C’est douloureux de le constater, mais le taire et le cacher serait trahir la cause et continuer dans les erreurs qui nous ont conduits où nous en sommes.
Il est temps de nous raviser !
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Voici un an disparaissait notre camarade Mohamed Saïl militant exemplaire

Article paru dans Le Libertaire,  n° 390, 20 mai 1954.

 

 

A quelques semaines avant sa mort, il collait encore le “LIB” à Aulnay. Nous lui disions de se reposer, nous le sentions faible. Il n’y avait rien à faire. Il voulait militer, il voulait se battre jusqu’au bout.

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La Région Parisienne du M.N.A. adhère au Comité de Vigilance Anti-fasciste

Article paru dans La Voix du Peuple, n° 20, 1er mars 1956

 

 

Devant la tournure qu’ont prise les actions provocatrices des colonialistes en France et en Algérie, la région parisienne du M.N.A. a adressé la lettre suivant[e] au secrétaire du “Comité de Vigilance anti-fasciste”: