Article paru dans L’Humanité, 22 novembre 1934

LE 13 octobre, la police empêchait un meeting de l’Etoile Nord-Africaine, qui devait se tenir à Paris, au Palais de la Mutualité.
Article paru dans L’Humanité, 22 novembre 1934

LE 13 octobre, la police empêchait un meeting de l’Etoile Nord-Africaine, qui devait se tenir à Paris, au Palais de la Mutualité.
Article paru dans le Journal des peuples opprimés, n° 10, septembre 1934 ; suivi de « L’Etoile Nord-Africaine nous communique« , « Autour des événements de Constantine » et « Développement de l’action »

Alertée par les massacres de Constantine et les bagarres à Lyon, la Ligue Française contre l’Oppression Coloniale et l’Impérialisme adresse par la présente un appel pressant aux organisations ouvrières et anti-fascistes en France, ainsi qu’aux groupements de travailleurs coloniaux et immigrés pour une action concentrée et énergique.
Article paru dans le Journal des peuples opprimés, organe de la Ligue française contre l’impérialisme et l’oppression coloniale, n° 8-9, août 1934 ; suivi de « La police de la rue Lecomte recrute des coloniaux pour les ligues fascistes »

De graves événements se sont déroulés dans plusieurs colonies françaises, au cours des derniers mois.
En Algérie, de grandes manifestations populaires ont eu lieu pour protester contre les nouvelles restrictions à la liberté de la presse indigène, de l’enseignement en langue arabe et les tentatives renforcées d’assimilation et de « christianisation ».
Article paru dans La Lutte Sociale, organe bi-mensuel du Parti Communiste Algérien, Nouvelle série, 25e année, n° 13, du 1er au 15 novembre 1934

Après les poursuites contre les dirigeants de l’Etoile Nord-Africaine et la dissolution de cette organisation, un autre groupement s’était constitué sous le nom de la « Glorieuse Etoile Nord-Africaine ».
Article paru dans La Vérité, 27 juillet 1934 ; suivi de « Les travailleurs étrangers », La Vérité, 1er décembre 1934 ; « Chômeurs, immigrés, jeunes et la C.G.T. unique », La Vérité, 8 novembre 1935

Dans la lutte contre la guerre, il faut entraîner l’ensemble des exploités.
N’oublions pas ces plus de deux millions d’ouvriers immigrés que le patronat rapace, veut opposer aux prolétaires français, afin d’empêcher l’union des forces ouvrières !
Article de Langston Hughes paru dans Monde, septième année, n° 303, 8 juin 1934, p. 10 ; publié initialement en octobre 1931 dans New Masses sous le titre « People Without Shoes »

En vertu d’un accord conclu récemment entre le Président Roosevelt et le Président Sténio Vincent de Haïti, la classe favorisée des Haïtiens, celle qui porte des chaussures, se voit attribuer un vague contrôle de la politique et des finances de son pays. La marine américaine doit évacuer en octobre prochain, mais cela ne signifie aucune amélioration du sort des masses haïtiennes ; cela montre simplement que les dirigeants indigènes ont prouvé leur fidélité de chien de garde du capital et que l’on peut compter sur eux pour remplir les fonctions d’agents de Wall Street. Ils vont se vanter d’avoir mis les Américains à la porte, mais ils ne font en réalité et fixer d’autant plus solidement que moins ouvertement le joug de Wall Street sur les épaules des ouvriers aux pieds nus et aussi des prolétaires en faux-cols. Aussi, dans le « Daily Worker », l’éminent écrivain noir américain, Langston Hughes, nous parle de Haïti en termes qui nous montrent au grand jour ce pays qui, selon lui, est devenu l’arbre fruitier du capitalisme américain, où le prolétariat noir est odieusement opprimé, et où la pauvreté des classes laborieuses n’a pas de limite. L’article de Langston Hughes jette une lueur nouvelle sur ce qui est devenu le terrain de chasse de l’impérialisme américain.
Note des Traducteurs.
Article de Marcel Lapierre paru dans Le Peuple, 18 juillet 1934, p. 4

Voici, après Claude Mac Kay, un nouvel exemple de l’intéressante littérature des nègres d’Amérique.
Langston Hughes est âgé de trente-deux ans. Fils d’un avocat et d’une institutrice, il est né dans l’Etat de Missouri.
Article de Pierre Naville paru dans La Vérité, n° 193, 16 février 1934, p. 1

Le gouvernement Doumergue parle « d’apaisement », de « trêve des partis ». Pour aider sa supercherie hypocrite, Tardieu et Herriot ne disent mot en public.
Tromperie infâme ! Car en réalité, le gouvernement du sénile Doumergue instaure une forme nouvelle de la dictature du capitalisme, le bonapartisme.
Article de P. Garnier paru dans Que Faire ?, n° 1-2, novembre-décembre 1934, p. 25-35

Tous dans le même sac.
Il n’y a pas encore longtemps, pour la direction du P.C.F., tous les partis bourgeois en France étaient des partis fascistes et le parti socialiste lui-même – « social-fasciste ». Un beau jour de juin 1934 un miracle s’est produit dans la vie politique : Blum, Zyromsky, Pivert cessèrent d’un seul coup d’être fascistes et devinrent antifascistes, alliés fidèles du P.C. Un changement non moins prodigieux est survenu dans le camp radical. Touchés par la baguette magique de Thorez les grands chefs radicaux se transformèrent de sales fascistes qu’ils étaient en bons républicains prêts à défendre au prix de leur sang les libertés démocratiques.
Ordre du jour paru dans La Vérité, organe du Groupe bolchevik-léniniste de la S.F.I.O., n° 227, 1er décembre 1934, p. 5

Les membres de l’Alliance antifasciste des travailleurs de Royan et des environs réunis en assemblée plénière le 3 novembre 1934, après discussion constatent :
Que depuis l’arrivée au pouvoir du Cabinet Doumergue et sous le couvert de la trêve des partis, les organisations fascistes n’ont cessé de se développer, de s’armer et de s’entraîner au maniement des armes, provoquant et à l’occasion assassinant les travailleurs anti-fascistes.
Article de Robert Petitgand alias Delny et Paul Bénichou paru dans Masses, n° 18, juin 1934, p. 7

RÉGRESSION SOCIALE ET VOYOUCRATIE
L’idéal fasciste peut ainsi se définir comme une profonde régression dans tous les domaines. Les aspirations à une Société militaire supposent, pour que celle-ci deviennent une réalité, la destruction radicale des formes de production, des rapports humains et de la culture de notre temps ; disons en un mot, l’anéantissement de la civilisation. Certes le fascisme n’est pas le premier à préconiser une semblable régression, et, bien avant lui les vieilles cliques réactionnaires extrémistes en France comme en Allemagne ont partagé ces idéaux. Mais ce qui le distingue des mouvements des doctrines antérieures, c’est la frénésie avec laquelle il se revendique de ces concepts et l’importance du recul qu’il envisage. Le Parti des hobereaux et des officiers allemands, le parti des Hugenberg, professe, lui aussi, des théories férocement réactionnaires. Et pourtant, s’il avait tenu les rênes du pouvoir, il n’aurait pas commis la moitié des atrocités dont l’hitlérisme s’est rendu coupable. Ceci peut s’expliquer très simplement ; la réaction classique, si violente qu’elle soit, limite toujours ses ravages ; elle exprime les intérêts de couches aristocratiques auxquelles leur propriété, leur pouvoir économique et politique, leur formation culturelle enfin, confèrent une certaine stabilité. Ces classes ont une grande expérience politique ; raffinées dans leurs manières et imbues de l’esprit de caste, elles ont horreur de se commettre avec des éléments populaires et conservent jusque dans l’énoncé de leurs principes, une certaine mesure et une modération relative. Au fond, elles sont trop attachées aux formes sociales existantes, trop conservatrices pour ne pas craindre tes débordements de la masse, quel que soit leur sens.
Article de Robert Petitgand alias Delny et Paul Bénichou paru dans Masses, n° 14, mars 1934, p. 8-10

Depuis le développement du mouvement national-socialiste en Allemagne, et surtout depuis son triomphe, on constate un peu partout, et parfois dans les esprits les moins désignés jusque là pour le subir, une sorte de vertige devant l’hitlérisme et sa démagogie. A vrai dire, les premiers responsables de ce vertige ont été les révolutionnaires, coupables de n’avoir pas dès le début, stigmatisé comme il le fallait la vague de profonde régression psychique et morale que recouvrait mal le verbiage hurlant de la « révolution » fasciste. Les communistes les premiers ont accrédité la légende des prétendues aspirations révolutionnaires de la masse hitlérienne, dont le comportement faussé par l’influence des chefs, cachait, paraît-il, les meilleures intentions.
Article de Paul Bénichou paru dans Masses, n° 19, juillet 1934, p. 2-4

Il y aurait toute une étude à faire sur l’apparition des idées et des lieux communs pseudo-révolutionnaires du fascisme dans les milieux de la gauche bourgeoise en France. Nous voulons simplement faire à ce sujet quelques remarques qui s’imposent aujourd’hui. Le sujet que nous évoquons devrait commencer au point où la vieille gauche française, en présence des difficultés du capitalisme d’après-guerre, a cessé d’avoir, autrement qu’en paroles, une politique propre. L’incapacité des partis de la démocratie bourgeoise, menés en laisse par la réaction, n’a pu manquer de discréditer leur idéologie, qui est apparue de plus en plus caduque, désuète et ridicule à mesure que ses représentants se montraient plus impuissants. Depuis la guerre, le radical-socialiste de province, anticlérical farouche et démocrate impénitent, est devenu, dans les milieux intellectuels de toutes nuances, un sujet habituel de dérision. C’est là une chose bien connue. Ce qui est plus curieux, c’est qu’en même temps le radicalisme, de plus en plus décrépit et domestiqué, célébrait sans cesse son « rajeunissement » et sous les étiquettes du réalisme et de la nouveauté, élevait ses abdications à la hauteur d’une doctrine.
Article d’Aimé Patri signé André Ariat paru dans Masses, n° 13, 20 janvier 1934, p. 6-7

I – CRITIQUE DU RATIONALISME CLASSIQUE
Dans une étude précédente, nous avons cherché à déterminer le sens, la portée et surtout les limites des règles de la logique auxquelles on doit éviter d’opposer la dialectique, dans le domaine limité où elles conservent leur valeur : celui de la conduite des discussions.
Article paru dans L’Eveil social, n° 29, mai 1934
L’arrestation de notre camarade Saïl fut commentée par certains journaux comme un événement sensationnel. Monsieur Léon Bailby, l’homme qui écrit avec les pieds de ses secrétaires, ne put moins faire que de consacrer une demi-page du journal « Le Jour » aux commentaires nécessités par une affaire de cette importance. Pour Monsieur Bailby, c’était clair comme de l’encre. Saïl Mohamed détenait les fameux quatorze mille fusils qui venaient de passer la frontière. Des milliers d’imbéciles bon teint eurent ainsi la conviction que la France et leurs biens ne pouvaient être sauvés que grâce à la vigilance patriotique des Bailby, Coty et consorts.
Article de Mohamed Saïl paru dans L’Eveil social, n° 26, février 1934

Lettre ouverte au caïd des Beni-Oughlis, Sidi-Aich (Constantine) :
« Imposante Seigneurie »,
Souffrez que le révolté, l’homme qui a perdu l’habitude de courber la tête sous l’outrage de vos pareils, trouble votre pesante digestion en vous importunant de sa diatribe insultante…
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 907, 22 septembre 1934.

Chers compagnons,
Une feuille de langue française a voulu s’occuper de ce que j’ai dit dans la conférence antiparlementaire qui fut tenue, à Londres, le 3 du mois d’août, dans la salle du club Autonomie, et elle m’a fait dire à peu près le contraire de ce que j’ai dit réellement.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 892, 17 février 1934.

Nous donnons ici le texte de la circulaire, rédigée sur la fin de 1919 par notre camarade Malatesta et annonçant la parution du quotidien anarchiste Umanità Nova. Il nous semble fort bien résumer nos moyens et nos buts.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 906, 8 septembre 1934

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 900, 9 juin 1934, p. 1-2

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.