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Voici un an disparaissait notre camarade Mohamed Saïl militant exemplaire

Article paru dans Le Libertaire,  n° 390, 20 mai 1954.

 

 

A quelques semaines avant sa mort, il collait encore le « LIB » à Aulnay. Nous lui disions de se reposer, nous le sentions faible. Il n’y avait rien à faire. Il voulait militer, il voulait se battre jusqu’au bout.

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Notre vieux camarade Saïl Mohamed est mort

Article paru dans Le Libertaire, n° 358, 30 avril 1953.

 

 

Venu dès sa jeunesse aux idées libertaires, Saïl Mohamed fut toujours un militant exemplaire. Agitateur, propagandiste, militant fraternel, il s’était fait une règle d’intransigeance, repoussant tout geste qui eût pu avoir un caractère mercantile, méprisant ses intérêts personnels.

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Daniel Martinet : « Ceux qui s’en vont : Messali Hadj »

Article de Daniel Martinet paru dans La Révolution prolétarienne, n° 605, juin-juillet 1974


Messali Hadj, l’apôtre de l’indépendance du Maghreb, n’est plus. Il nous a quittés, après une longue et pénible maladie, le lundi 3 juin 1974 et il a été inhumé en terre algérienne.

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Jean Rous : A la mémoire de Messali Hadj

Article de Jean Rous paru dans Combat, le 21 juin 1974

Jean Rous et Habib Bourguiba (1951). Archives Pierre Chevalier

Messali Hadj est mort. Depuis 1936 période où je l’ai connu en luttant à ses côté pour la défense de « l’Etoile nord-africaine », il était à mes yeux non seulement le pionnier de l’émancipation algérienne mais un vieil ami rencontré le plus souvent dans ses résidences forcées et ses lieux d’exil plutôt qu’en liberté. Je ne l’avais pas revu depuis un certain temps, j’ignorais la gravité de sa maladie et j’ai donc été vivement touché en rentrant à Paris le mardi soir 4 juin d’apprendre sa mort. J’ai pensé aussitôt à sa longue vie de lutte et à l’Algérie révolutionnaire dont il avait inlassablement depuis 1925 éveillé la conscience nationale et le vouloir vivre. Le lendemain le premier journal que j’ouvris fut « El Moudjahid » le porte parole de l’Algérie nouvelle. Il disait simplement : « Messali Hadj cofondateur de l’Etoile nord-africaine, président du PPA et du MTLD n’est plus ». Dans son laconisme cette dépêche contenait en raccourci toute une leçon d’histoire. Ainsi au-delà des règlements e comptes fratricides que la bonne volonté fut impuissante à empêcher, l’inéluctable et souveraine mort accomplissait son œuvre réconciliatrice. Messali entrait officiellement dans l’histoire comme le père du nationalisme algérien. Peu de temps après on devait apprendre qu’informé de sa maladie, le président du Conseil de la révolution algérienne, Houari Boumédienne avait autorisé son transfert à Tlemcen pour qu’il puisse mourir dans sa patrie. Désormais Messali repose à côté de son père dans cette terre qui fut le berceau du nationalisme algérien et même nord-africain.