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Algérie : la farce électorale échoue à camoufler la dictature bourgeoise

Article paru dans Le Prolétaire, n° 449, mai-juin-juillet 1999, p. 1-2

Abdelaziz Bouteflika bras levés en signe de victoire pendant la campagne pour les élections présidentielles en avril 1999, Algérie. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce n’est pas d’hier que le marxisme dénonce la duperie des institutions démocratiques et des mécanismes électoraux. Dès l’origine, il a mis en évidence que contrairement à la légende démocratique, ce n’est pas la « libre volonté » des citoyens, exprimée au travers d’un vote manifestant la « souveraineté du peuple », qui détermine l’orientation des Etats bourgeois, mais les intérêts de la classe dominante. Comme disait Lénine, la plus démocratique des Républiques démocratiques n’est pas autre chose qu’une dictature de la bourgeoisie. La tâche constante des communistes est donc de dévoiler le mensonge démocratique qui sert à la bourgeoisie à masquer les antagonismes de classes et à présenter aux prolétaires la perspective d’une amélioration facile et indolore de leur grâce au bulletin de vote. Contre les illusions démocratiques, les communistes rappellent que c’est seulement en se lançant dans la lutte ouverte de classe menée jusqu’à la révolution, c’est-à-dire la prise du pouvoir, la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration sur ses ruines de la dictature du prolétariat, que les prolétaires se donneront les moyens de s’émanciper, d’en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, en détruisant le capitalisme.

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Crise politique et sociale en Algérie

Article paru dans Le Prolétaire, n° 446, septembre-octobre-novembre 1998, p. 1-2

HOME TIME IN THE BLIDA REGION (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

Les affrontements entre clans bourgeois ont atteint une acuité sans précédent au cours des dernières semaines, au point de s’étaler pour la première fois sur les colonnes de la presse algérienne.

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Algérie. Le rideau de fumée électoral n’a pu camoufler longtemps le dilemme : lutte ouvrière ou misère capitaliste

Article paru dans Le Prolétaire, n° 435, février-mars-avril 1996, p. 1-8-9

Algerian Pres. Liamine Zeroual (C) attending post-Israeli elections Arab summit. (Photo by Barry Iverson/The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

Les élections présidentielles de novembre ont été sans conteste une grande victoire pour les autorités algériennes. Le FLN et le FFS, signataires des accords de Rome (accords signés aussi par le FIS et qui appelaient le pouvoir à la négociation avec les islamistes), avaient décidé de boycotter ces élections, ce qui risquait de les vider de leur sens : ces deux partis étaient en effet, avec le FIS dissous, les formations politiques qui avaient obtenu le plus de suffrages lors des élections de 91 annulées par le coup d’Etat militaire. Les islamistes appelaient également au boycott, avec menaces de représailles pour ceux qui participeraient au vote.

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Chawki Salhi : Panique à Alger

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 417, octobre 1997, p. 34-33

Gravestones stand in a cemetery October 22, 1997 in Baraki, Algeria. Angered by the suppression of the Islamic Salvation Front (FIS) when elections were suspended in 1992, militant Muslims, most notably the Armed Islamic Group (GIA), have used extreme measures to undermine the government including attacking members of the military and government as well as individuals expressing secular or non-Muslim views like journalists, teachers and members of the clergy. (Photo by Scott Peterson/Liaison)

Alger ne dort plus depuis le massacre de plusieurs centaines de personnes à Haouch Rais dans la dangereuse banlieue est de la capitale. Et ce n’est pas une figure de style. Les rumeurs sur “les militaires qui tuent” étaient colportées par tous les milieux sociaux, toutes les tendances politiques et tous les spécialistes internationaux avant que le soutien américain “aux mesures militaires” prises par le régime, proclamé il y a quelques jours par l’ambassadeur US à Alger, ne provoque ralliement des gouvernements étrangers et apaisement des élites politiques algériennes.

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Réda Mohamed : Algérie. Le dialogue reprend, la crise continue

Article de Réda Mohamed paru dans Inprecor, n° 402, mai 1996, p. 21-22

An Algerian policeman in plain clothes stands guard at the entrance of a polling station 28 November in Sidi Moussa, near Algiers. Algerians turned out in small numbers today to vote in a constitutional referendum rejected by the opposition, amid tight security to prevent violence by armed Moslem fundamentalists. (Photo credit should read HZ/AFP via Getty Images)

Depuis le 6 avril 1996, le président Zeroual a entamé une série de contacts avec des personnalités et des partis pour discuter des futures échéances politiques, presque 6 mois après sa triomphale élection aux présidentielles. Cette fois-ci, il s’agit de discuter des législatives et des conditions de relance d’une nouvelle période qui consacrerait le retour à une vie politique « normalisée ».

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Samira Fellah : Algérie. L’armée, la crise et les partis

Article de Samira Fellah paru dans Inprecor, n° 399, février 1996, p. 6-7

THE ELECTORAL CAMPAIGN IN ALGERIA (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

ON SE SOUVIENDRA QUE L’ARMÉE a pris tout son temps pour désigner son dauphin aux élections présidentielles alors que le général Zeroual, placé par ses pairs à la tête du pays en 1994, semblait tout désigné. A un mois des élections fixées au 16 novembre 1995, les candidats n’étaient pas encore connus. Puis, la situation s’accélère : les élections données pour intenables, sont menées tambour battant, le paysage électoral ayant été épuré par le conseil constitutionnel et les conditions réunies au prix d’une extraordinaire mobilisation militaire et médiatique. Et Zeroual est élu, dès le premier tour, à la majorité.