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Algérie : déclaration du PST

Déclaration du PST parue dans Inprecor, n° 423, avril 1998, p. 14-15

Algerian Women Demo Against Terrorism and Integrism during Woman Day In Algiers , Algeria In March, 1998. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a réuni plus de 600 délégués provenant de 35 willayas (départements) lors de son congrès extraordinaire le 5 mars 1998 à Alger. Parmi les invités présents qui ont salué le congrès on remarquait une délégation du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), celle de l’Association pour l’émancipation des femmes (AEF) et celle de la Fédération nationale des travailleurs retraités de l’UGTA. Outre la présence d’un représentant de la LCR de France, le congrès a reçu des messages de solidarité d’organisations européennes et américaines.

La tenue de ce congrès a été imposée au PST par une nouvelle loi sur les partis politiques, qui exige qu’ils fassent preuve d’au moins 100 adhérents dans au moins 25 willayas sur les 48 que compte l’Algérie, pour prétendre à une existence légale. Le PST a dû présenter à cette occasion au contrôle administratif la preuve de plus de 4000 adhésions de soutien qu’il a recueillies dans 44 willayas. Pour une organisation petite dont le fiancement dépend entièrement de ses militants et sympathisants, alors que la situation dans le pays est marquée par une paupérisation croissante, répondre à ces exigences administratives représentait un véritable défi. Nous publions ci-dessous la déclaration politique adoptée par ce congrès.

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Algérie. Rétablir la vérité : entretien avec Redouane Osman

Entretien de Sonia Leith avec Redouane Osman paru dans Inprecor, n° 390, avril 1995, p. 34-35

THE ELECTORAL CAMPAIGN IN ALGERIA (Photo by © Patrick Robert/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Redouane OSMAN membre de la direction nationale du Parti socialiste des travailleurs (PST, organisation en solidarité avec la Quatrième internationale en Algérie) fait, dans l’interview qui suit, le point sur la situation algérienne.

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Samira Fellah : Algérie. Les femmes refusent la résignation

Textes parus dans Inprecor, n° 389, mars 1995, p. 17-21 et p. 32-35

Nabila Djahnine

L’Algérie est venue, ces dernières années, s’ajouter aux dures expériences iranienne, afghane pour éclairer la question des rapports entre femmes et intégrisme, question caractérisée par une violence exceptionnelle. Pourquoi les femmes se retrouvent-elles cibles privilégiées des islamistes, pourquoi servent-elles d’instrument d’affirmation de mouvements politico-religieux ? Qu’a-t-elle de si spécifique, cette place des femmes, pour qu’il faille leur nier tous les droits, les faire payer de leur vie, des combats politiques pour des projets de société qui les excluent presque autant les uns que les autres ? Pourquoi servent-elles de chair à canon dans ses guerres d’un nouveau type ? A ces questions devront répondre toutes celles et tous ceux que touche cette réalité. De la même manière que, d’action en analyse, le mouvement féministe occidental et la réflexion marxiste ont construit les thèses sur l’oppression des femmes, le rapport au marché du travail, il nous faudra, à partir de l’histoire que nous forgeons, au jour le jour, décrire, comprendre, expliquer, théoriser, pour que d’autres puissent continuer notre action. Pour le moment, nous en sommes à quelques bribes de réponses et à des masses de constats.

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Algérie : Avec ou sans le FIS ?

Interview de Chawki Salhi réalisée par Cecilia Garmendia et parue dans Inprecor, n° 342, du 6 au 19 décembre 1991, p. 11-13

Prière de rue à Alger en décembre 1991, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les élections législatives qui devaient se tenir en juin 1991, avaient été suspendues suite à l’instauration de l’état de siège par le gouvernement du Front de libération nationale (FLN), incapable de contrecarrer les manifestations intégristes par d’autres moyens (voir Inprecor n° 334 du 5 juillet 1991). Le nouveau Premier ministre algérien, Sid Ahmed Chozali, a fixé le scrutin au 26 décembre 1991.

Un seul des dirigeants du Front islamique du salut (FIS) incarcérés en juin dernier, Mohammed Saïd, a été libéré ; mais, malgré des menaces de boycott et des louvoiements, la direction intégriste actuelle semble s’apprêter à participer au processus électoral.

Inprecor a interviewé Chawki Salhi, porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST).

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Chawki Salhi : Algérie. L’état de siège

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 332, du 7 au 20 juin 1991, p. 28

Chars sur la Place du 1er mai après des émeutes à Alger le 8 juin 1991, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

A trois semaines des premières élections législatives pluralistes, le président Chadli Benjedid décrète l’état de siège, change de chef de gouvernement et reporte le scrutin sine die. Pourtant, quelques jours auparavant, tout semblait aller au mieux pour le régime.

Le porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST) qui, dès l’annonce de l’état de siège s’est prononcé contre cette mesure, nous envoie une première réaction.

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Algérie : Congrès sur fond d’élections

Article paru dans Inprecor, n° 331, du 24 mai au 6 juin 1991, p. 27

Manifestation du F.I.S. à Alger le 4 juin 1991, Algérie. (Photo by SIDALI DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Du 1er au 3 mai 1991, s’est tenu, à Tipaza, le premier congrès légal du Parti socialiste des travailleurs (PST). En présence de près de 700 personnes, ce congrès s’est déroulé dans un contexte politique dominé par la préparation des prochaines élections législatives du 27 juin 1991.

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Algérie : solidarité et pétrole

Interview de Saïd, membre de la direction du Parti socialiste des travailleurs, réalisée par Cecilia Garmendia et parue dans Inprecor, n° 316, du 12 au 25 octobre 1990, p. 24

Louiza Hanoun lors de la manifestation de protestation contre la présence américaine dans le Golfe devant l’ambassade des Etats-Unis le 9 septembre 1990 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

La crise du Golfe secoue toute la région arabe. La société algérienne est aussi percutée en profondeur. Nous avons interviewé Saïd, membre de la direction du Parti socialiste des travailleurs (PST) (1).

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Algérie : La rumeur des urnes

Interview de Chawki Salhi réalisée par Salah Jaber et parue dans Inprecor, n° 312, du 29 juin au 12 juillet 1990, p. 3-5

Le leader du FIS Abassi Madani vote lors des éléctions municipales le 12 juin 1990 en Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Alors que les résultats officiels des élections du 12 juin 1990 viennent d’être publiés par le ministère de l’Intérieur et que le principal dirigeant du Front islamique du salut (FIS) – vainqueur de ces élections -, Abassi Madani, demande la dissolution du Parlement et la convocation d’élections législatives, le président Chadli Bendjedid n’est toujours pas intervenu pour commenter le résultat du scrutin.

Quelle que soit, en définitive, l’ampleur de la victoire du FIS, elle renforce un peu plus les incertitudes politiques quant à l’avenir de l’Algérie, qui traverse une grave crise économique.

Inprecor a rencontré Chawki Salhi, porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST) qui, comme d’autres forces d’opposition au Front de libération national (FLN), a appelé au boycott de ces élections.

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Samira Fellah : Les ennemies du FIS

Textes parus dans Inprecor, n° 344, du 17 au 30 janvier 1992, p. 3-6

Algerians protest against the political party Front Islamique du Salut (FIS), or Islamic Salvation Front. (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

Alors que les résultats du premier tour des élections législatives n’ont fait que confirmer le rôle croissant du Front islamique du salut (FIS) sur la scène politique algérienne et l’effondrement du Front de libération nationale (FLN) au pouvoir, le président Chadli a présenté sa démission, le Il janvier 1992, et annoncé la dissolution de l’Assemblée populaire.

Il s’agit d’un coup d’Etat, fomenté par les militaires, qui met en veilleuse le processus démocratique, entamé sous la pression des émeutes d’octobre 1988.

Notre correspondant, Chawki Sahli, nous livre ses premières analyses.

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Chawki Salhi : Algérie. Entre la mosquée et la caserne

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 334, du 5 au 18 juillet 1991, p. 3-5.

Abdelkader Hachani, Ali Belhadj et Ali Djeddi lors d’une manifestation du Front islamique du salut le 13 janvier 1991 à Alger en Algérie. (Photo by SIDALI DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Au lendemain de l’arrestation d’Ali Belhadj, tribun vénéré des jeunes révoltés des quartiers les plus populaires d’Alger, et d’Abassi Madani, porte-parole et président du Front islamique du salut (FIS), le 30 juin 1991, les intégristes étaient prostrés. Ces personnages quasi mythiques, qui menaçaient de “guerre sainte” et traitaient d’égal à égal avec le régime, pouvaient donc être arrêtés par de simples mortels en uniforme de gendarme sans que le ciel ne tombe sur la tête de Chadli. Épuisés par leurs assauts dispersés et minoritaires à travers les quartiers d’Alger, ébranlés par la mise en cause publique d’Abassi, « danger pour l’islam et le pays », lors d’une interview télévisée de membres du Majliss al Choura (1), isolés dans l’opinion publique qui aspire au retour au calme ne voyant aucune issue à la crise, les intégristes sont incapables de riposter et leurs appels à la “guerre sainte” ne sont suivis à Annaba, Mostaganem, M’sila et dans le quartier de Bachdjarah à Alger que de manifestations peu nombreuses et sans efficacité militaire aucune. Les secteurs les mieux préparés ont été démantelés par des perquisitions et des arrestations, comme lors des affrontements du 29 juin au soir à Bel court, quartier d’Alger baptisé “Kaboul” par les islamistes, fief des radicaux du groupe Takfir Oual Hidjra.

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Algérie : La sharia au nom de la guerre

Entretien avec Samira Fellah et Nawel Zien réalisé par Cecilia Garmendia et Gaëlle Lucy paru dans Inprecor, n° 325, du 1er au 14 mars 1991, p. 13-15.

ALGIERS : WOMEN’S DEMONSTRATION (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

Le 12 juin 1990, le Front islamique du salut (FIS) remportait une large victoire aux élections municipales, les premières élections pluralistes en Algérie (voir lnprecor n° 312 du 29 juin 1990). Sept mois plus tard, la guerre du Golfe ouvre d’autres brèches, dont aimeraient bien profiter les islamistes, un peu déstabilisés, au départ, par la configuration des pays impliqués de part et d’autre. Les femmes algériennes n’ont cessé, depuis des années, de lutter pour la reconnaissance de leurs droits ; aujourd’hui, de même, elles exigent le respect des droits des populations arabes et dénoncent l’agression dont est victime le peuple irakien, car, pour elles, « la dignité des femmes est inséparable de celle des peuples ». Nous avons rencontré Samira Fellah et Nawal Zien, membres du Parti socialiste des travailleurs et militantes du mouvement des femmes en Algérie *.

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Chawki Salhi : Algérie. Qu’est-ce que l’intégrisme ?

Article de Chawki Salhi paru dans Inprecor, n° 345, du 31 janvier au 13 février 1992, p. 9-10

Abdelkader Hachani. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

Né d’abord dans la petite bourgeoisie, parmi des intellectuels issus de milieux populaires et des petits commerçants, soutenu par des secteurs traditionalistes de la moyenne bourgeoisie, l’intégrisme s’est développé comme phénomène de masse en Algérie, lorsqu’il est devenu un refuge pour nombre de marginalisés et de déshérités des zones urbaines qui, en l’absence d’un parti ouvrier de masse, croyaient rejoindre le parti de la contestation sociale, le plus radical contre le régime de l’oppression.

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Algérie : Les femmes face aux intégristes

Entretien avec Samira Fellah par Djamila Ben Saïd paru dans Inprecor, n° 305, du 23 mars au 5 avril 1990, p. 20-22.

Banner holding feminists calling for democracy & repeal of family law protesting during Women’s Day march. (Photo by Thomas Hartwell/The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

Le 8 mars dernier, 30 000 femmes ont manifesté dans les principales villes d’Algérie, à l’appel de nombreuses associations de femmes. Les femmes algériennes exigent l’abolition du Code de la famille, le droit des femmes à l’instruction et au travail, la citoyenneté à part entière. Elles entendent aussi riposter aux attaques des intégristes dont elles sont la principale cible. lnprecor a rencontré Samira Fellah, membre du Parti socialiste des travailleurs (PST) algérien et de l’Association pour l’émancipation des femmes, pour parler de la situation des femmes en Algérie et des perspectives pour le mouvement des femmes algériennes.


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Algérie : crise sociale et “ouverture”

Entretien de Chawki Salhi avec Erdal Tan paru dans Inprecor, n° 305, du 23 mars au 5 avril 1990, p. 17-20.

Police keep an eye on Muslims at Friday prayers, a week after the military government overturned the results of an election which would have given power to the Islamic Salvation Front. (Photo by Antoine GYORI/Sygma via Getty Images)

Des élections municipales auront lieu en juin prochain en Algérie ; l’équipe du président Chadli Bendjedid entend ainsi enrayer le mécontentement social sans mettre en danger son pouvoir, ni les réformes libérales en cours. Le Parti socialiste des travailleurs (PST), récemment légalisé, joue un rôle important dans le mouvement démocratique algérien, en se battant aussi bien contre les plans d’austérité gouvernementaux que contre les intégristes islamiques. Son porte-parole, Chawki Salhi, fait le point sur la situation dans son pays.