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Algérie : La rumeur des urnes

Interview de Chawki Salhi réalisée par Salah Jaber (Gilbert Achcar) et parue dans Inprecor, n° 312, du 29 juin au 12 juillet 1990, p. 3-5

Le leader du FIS Abassi Madani vote lors des éléctions municipales le 12 juin 1990 en Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Alors que les résultats officiels des élections du 12 juin 1990 viennent d’être publiés par le ministère de l’Intérieur et que le principal dirigeant du Front islamique du salut (FIS) – vainqueur de ces élections -, Abassi Madani, demande la dissolution du Parlement et la convocation d’élections législatives, le président Chadli Bendjedid n’est toujours pas intervenu pour commenter le résultat du scrutin.

Quelle que soit, en définitive, l’ampleur de la victoire du FIS, elle renforce un peu plus les incertitudes politiques quant à l’avenir de l’Algérie, qui traverse une grave crise économique.

Inprecor a rencontré Chawki Salhi, porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST) qui, comme d’autres forces d’opposition au Front de libération national (FLN), a appelé au boycott de ces élections.

INPRECOR : Quels sont les résultats exacts de ces élections ?

Chawki SALHI : Nous n’avons pour l’instant que des résultats globaux – et pas encore le nombre de voix. Officiellement, le FIS aurait remporté 55 % des communes et 32 wilayas (départements) sur 46 ; le FLN se dit en deuxième position, avec 30 % des communes et 14 wilayas ; le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est lui en troisième position avec 5 % des communes ; les indépendants, enfin, auraient le contrôle de quelques communes. Mais, en réalité, le résultat du FIS est amplifié, car toutes les grandes et moyennes villes ont été gagnées par les intégristes (avec des scores qui atteignent 70 ou 80 %) ; le FLN a maintenu son influence grâce aux communes rurales et à l’arrière-pays qui n’a pas encore enregistré la vague d’octobre (1), en quelque sorte, et qui est moins peuplé.

Le FLN a recueilli les voix des gens qui craignaient le FIS, souvent même dans l’opposition ; alors que ce dernier a largement dépassé la mouvance intégriste et touché les masses populaires qui ont voulu exprimer leur rejet du régime. Oran, la grande métropole de l’Ouest, où les islamistes existent à peine en tant qu’organisation, est passée dans les mains du FIS. Nous ignorons encore le nombre de voix que cela représente, alors que le taux d’abstention a été important. Ceci éclairera donc différemment le scrutin ; il est possible que, dans nombre de cas, le FIS soit la plus grosse minorité. La loi électorale de Chadli permet, avec une majorité relative, d’emporter la majorité absolue dans chaque commune ; elle s’est retournée contre le FLN ! Le leader du FIS, Abassi Madani, annonce fièrement qu’il a six millions d’électeurs (sur douze millions environ d’inscrits et 8,4 millions de votants) : quoi qu’il en soit, le raz-de-marée est considérable.

L’abstention est l’autre élément clé de ce scrutin : le taux de participation a été de 65 %, et il faut rappeler que c’étaient les premières élections pluralistes depuis l’Indépendance en 1962. Cela montre le succès relatif du mot d’ordre de boycott qui a été avancé par une série de forces, notamment dans les deux départements de Kabylie où la participation n’a été que de 22 et 27 % ; ce sont aussi des régions plus politisées. A Alger, également, la participation a été faible – autour de 53% – ce qui s’explique par la forte présence des berbérophones. Le mot d’ordre de boycott a été suivi de façon spectaculaire en Kabylie, minorisant le FIS, mais c’est bien le seul cas. Ailleurs, la peur de l’intégrisme a profité au FLN.

Le résultat apparaît comme un “vote sanction” contre le FLN. La participation d’une autre opposition aux élections aurait-elle changé la prééminence du FIS ?

Il faut savoir que seuls le FLN et le FIS étaient présents dans la totalité des circonscriptions. Même s’il avait participé, le Front des Forces socialistes (FFS) d’Hocine Aït Ahmed (2) n’aurait pas pu être présent dans les 1 241 communes et remplir toutes les formalités administratives. Ces élections étaient d’emblée faussées et injustes et faites pour donner la majorité au FLN sur la base de son appareil national ; seul le FIS était, lui aussi, capable d’être dans toutes les circonscriptions, car il a une présence organisée tant en ville qu’à la campagne. En ce qui concerne les autres partis, et le FFS en particulier, ils auraient pu arracher une série d’élus, mais cela n’aurait pas empêché le FIS d’être majoritaire, vu la polarisation qui a précédé ces élections.

Il faut rappeler aussi que le pouvoir a monopolisé la télévision pendant toute la campagne ; les autres participants en étaient réduits à un affichage misérable sur les petits panneaux officiels.

Le FIS, par contre, a tenu des manifestations et des réunions avec ses militants dans les villes, les quartiers, etc. Le gouvernement a laissé faire, pensant que ces apparitions allaient pousser les gens à se tourner, par peur, vers le FLN.

A partir de l’analyse que tu fais là, la consigne de boycott semble avoir été contre-productive

Il faut tenir compte de la loi électorale et de la façon dont s’est déroulé le vote. Le FIS a, en outre, emprunté les méthodes du FLN lors du précédent scrutin – envahissant les bureaux de vote, il a utilisé des pressions et des méthodes “légales” qui sont ignobles (un homme a le droit de voter pour sa femme ; les intégristes ont donc voté pour leur femme, leur cousine, etc. ; les gens pouvaient voter sans pièce d’identité, et il y a eu des ramassages de cartes électorales dans les quartiers populaires par les militants du FIS). Cela ne signifie pas que le FIS n’aurait pas, de toute façon, réalisé un bon score. Si le boycott n’avait pas eu lieu, le FFS, le PST ou d’autres, qui ne se seraient présentés que dans les wilayas où ils auraient pu remplir les conditions administratives, n’auraient pas empêché la victoire du FIS mais aurait peut-être été moins importante. Le FFS, par ailleurs, aurait pu gagner toutes les communes de Kabylie, les enlevant au FLN ou au RCD, mais n’aurait pas été en mesure de disputer la place au FIS qui aurait donc sûrement gagné le scrutin, mais pas de façon aussi nette.

Si le mot d’ordre de boycott n’avait pas été avancé nous connaîtrions actuellement une situation de désespoir : le taux d’abstention prouve l’existence de réserves politiques qui ne se sont pas encore exprimées et souligne que la loi électorale faussait les choses.

Comment expliquer cet attrait pour le FIS ? En négatif, on peut interpréter ce phénomène comme un rejet du FLN, mais en positif…

Outre les caractéristiques de la montée de ce type de courants dans le monde, les intégristes algériens ont bénéficié essentiellement du fait que toutes les activités politiques publiques ont été entravées par l’action du président Chadli pendant l’année qui a suivi les événements d’octobre 1988 : interdiction des meetings, complications administratives pour la légalisation des organisations, etc. Par le réseau des mosquées, durant cette période, les intégristes ont été capables de maintenir une activité de propagande importante et très virulente à l’égard du régime. Cela leur a valu, par exemple, une audience importante dans les quartiers populaires d’Alger. Ils tenaient un discours très radical contre le régime, alors que l’opposition tolérée dans les médias – qui n’était pas muselée comme nous – avait un ton beaucoup plus modéré.

Lorsque le leader du FFS, Aït Ahmed, est rentré en Algérie, il a déclaré que Chadli était « le président de tous les Algériens », contrairement à ce que le FIS disait dans les mosquées.

L’appel au “consensus national” lancé par le FLN n’a pas épargné le FFS, qui a demandé le report des municipales, comme tous les partis qui ne contestaient pas au fond la légitimité du régime. Lorsque Aït Ahmed a été voir Chadli, il a tenu des propos très décevants, se félicitant des promesses de démocratisation de la campagne que lui avait faites le président ; mais lorsqu’il est passé à la télévision, par contre, en février, il a protesté de façon beaucoup plus vigoureuse, exigeant l’élection d’une Assemblée constituante, insistant sur les droits des femmes et des Berbères, etc.

Le FFS s’est alors engagé dans une opposition résolue et son activité s’est étendue au-delà des régions kabyles. Mais le FIS avait pris de l’avance, grâce à son ancrage dans les quartiers populaires depuis plus longtemps et parce qu’il était peut-être identifié – y compris par la presse internationale – aux événements d’octobre. A ce sujet, il faut signaler que les médias internationaux continuent d’écrire que les morts d’octobre étaient des islamistes, ce qui est faux ! Les torturés et les emprisonnés des émeutes étaient surtout des militants de gauche, du Parti d’avant-garde socialiste (PAGS, le Parti communiste algérien) ; les islamistes étaient minuscules à cette époque et s’étaient limités à une petite manifestation sur la place du Premier Mai… Mais il est certain que, du fait de l’échec des autres alternatives laïques et en l’absence d’option plausible, à la fin de 1988, ils ont récupéré les grandes manifestations contre la torture ou pour la démocratie. Le FIS apparaît surtout comme le parti du peuple des quartiers les plus démunis d’Algérie : cette image a contribué à étendre son influence.

Le FLN, lui, a subi un coup terrible, dans la dernière période, lorsque le détournement de 26 milliards de dollars par un ancien Premier ministre du régime a été rendu public ; il a tenté de contrer cette campagne en révélant les actes de violence commis, notamment, contre des femmes, par des militants intégristes.

Cette campagne, très virulente, a momentanément isolé ces derniers, y compris dans les quartiers populaires. Leur manifestation du 17 mai 1990 qui était énorme – seul le FLN a pu faire mieux, après coup – a provoqué un sursaut effrayé du pouvoir ; on a appris que les gens y étaient entraînés de force par les intégristes. Le régime a fait une campagne très maladroite en annonçant qu’il “revenait”, enterrant la peur du FIS, qui a alors occupé le terrain.

Face à la corruption du régime, le FIS a pu utiliser un argument moral – à contenu religieux.

C’est surtout le rejet du gouvernement qui est à l’origine du vote pour le FIS : la corruption, mais aussi les aspirations à la liberté, à la souveraineté, les facteurs démocratiques en somme. Paradoxalement c’est un courant autoritaire et rétrograde qui a polarisé les voix qui exigeaient le départ de la dictature et même les revendications des plus démunis qui espèrent que la République islamique résoudra leurs problèmes immédiats. Nombre d’électeurs du FIS ont voté pour avoir un logement, un emploi, etc. Au niveau électoral, le FIS a engrangé des voix qui vont bien au-delà de ceux qui suivent son discours.

Il existe, évidemment, un noyau dur islamiste qui a un discours moral et qui exige l’application de la Charia, la loi islamique ; mais la religiosité est un élément beaucoup plus important que l’intégrisme. Le regain du spiritualisme et de la religiosité est énorme actuellement en Algérie, même au-delà du vote pour le FIS.

Est-ce qu’il existe réellement différentes lignes à l’intérieur du FIS, comme la presse le laisse entendre ?

On y trouve un noyau dur intégriste dans le FIS qui ne correspond pas à son écho électoral beaucoup plus large, dépassant les gens qui croient que l’avènement de la République islamique résoudra tout. Au niveau de la direction du FIS, il existe une différence très nette. D’une part, il y a Ali Belhadj, dirigeant prestigieux du FIS et un de ses orateurs les plus appréciés dans les quartiers populaires, qui s’appuie sur la révolte des jeunes chômeurs, des laissés-pour-compte, etc., et dont le discours contre le régime est très radical ; de l’autre côté, on trouve Abassi Madani et autres notables qui, eux, sont beaucoup plus modérés, et seraient prêts à pactiser avec le régime. Madani a même déclaré qu’il avait fait voter FLN là où le FIS ne se présentait pas… Il prépare la dictature intégriste, avec un discours rassurant dans les médias, alors que certains courants ne prennent aucune précaution de langage.

La victoire électorale renforce le courant Madani et crédibilise une démarche pacifique pour aboutir à la mainmise totale du FIS sur le pays. La vague de violence qui a secoué l’Algérie en avril 1990 – contre des salles de cinéma, contre des jeunes filles, etc. – était le fait d’une tendance intégriste radicale qui n’admettait pas les consignes de prudence électorale de Madani. Mais, dans l’euphorie actuelle, il n’y a aucune contestation de sa prééminence; ceux qui prônent une attitude “démocratique” et conciliatrice l’ont emporté.

Comment va se comporter le pouvoir par rapport au FIS ? Et quelle attitude prendra ce dernier ? Les élections parlementaires que réclamaient les intégristes vont-elles se tenir ?

L’opirnion est très choquée, la ville chuchote, il n’y a plus aucune expression politique, ni du côté du FIS, ni de celui du FLN. La grève des distributeurs de journaux aggrave la confusion. Mais, dans les quartiers, les militants du FIS réapparaissent ; par exemple, lors de la grève des éboueurs d’Alger, leurs militants ont nettoyé les rues. Des manifestations de rue ont eu lieu à certains endroits, mais on ne sent pas de tension particulière.

Le FIS réclame la dissolution de l’Assemblée et de nouvelles élections parlementaires. Mais les dirigeants du FIS expliquent que ça ne les dérangerait pas de garder Chadli : leur démarche ne se veut donc pas agressive pour l’instant.

Le régime a subi un choc très fort, mais il semble que les sondages lui avaient indiqué le résultat une semaine avant le scrutin. Si le nombre de voix du FIS n’a toujours pas été publié, c’est peut-être pour en minimiser la portée. Le FLN doit reconquérir le corps électoral qui est passé au FIS, il essaye donc d’en diminuer l’impact et peut-être aussi de mettre en avant le RCD, comme troisième force, grâce à l’image faussée que donnent les résultats par commune (le RCD en aurait gagné 80 en Kabylie).

Chadli, à en croire certains, serait prêt à une cohabitation avec le FIS ; selon d’autres, il chercherait à faire une “coalition” large contre le FIS, une sorte de “majorité présidentielle”. On ne sait pas encore sur quoi cela débouchera. En tout cas, toutes les démarches du FLN tendent à discréditer les forces qui ont appelé au boycott au profit du RCD – qui, lui, serait aux premières loges de cette alliance.

Aït Ahmed a aussi l’intention de créer une alliance, une troisième force, qui apparaîtrait comme une alternative démocratique bourgeoise à la fois aux intégristes et au pouvoir, mais il ne dispose pas des moyens de propagande nécessaires et souffre d’une déception dans ses troupes qui sont effrayées par le résultat du boycott.

Si les battus des élections (le RCD, le PAGS, etc.) se regroupent, ils peuvent devenir une véritable force d’appoint au FLN et permettre au régime de se maintenir. Cela s’oppose, évidemment, au projet d’Aït Ahmed.

Quant à Ben Bella (3) il a, lui, le projet déclaré de rassembler tout le monde, y compris le FIS, et de jouer un rôle bonapartiste.

En tout cas, aucune force de rassemblement n’aura de l’avenir si elle ne dénonce pas clairement le FLN ; les moyens de l’Etat que ce dernier peut utiliser risquent d’empêcher la cristallisation d’une réelle alternative indépendante.

La pression va dans le sens des grands blocs qui ont polarisé ces élections (d’un côté le FLN et de l’autre le FIS).

Il va falloir faire un réel travail de conviction auprès de la population pour briser l’image du FIS en tant qu’alternative démocratique ; seul un radicalisme social laïque peut dénoncer le double langage des intégristes et en détacher les jeunes.

Excluez-vous une alliance démocratique avec des forces qui ne sont pas au pouvoir, comme le FFS ?

Le PST s’est toujours déclaré prêt à une alliance avec toutes les forces progressistes sur des questions démocratiques précises, pour agir ; nous avons même défendu, avec certains éléments proches du pouvoir, le droit des femmes à travailler. Nous pourrions constituer un front pour le contrôle des prochaines élections, ou pour exiger des changements de la loi électorale. Mais, pour faire une alliance électorale, les problèmes sont autres. Nous devons nous battre pour un programme électoral qui défende les intérêts des travailleurs ; nous ne voulons surtout pas cautionner un programme de libéralisation économique.

Dans le cadre de la pression électorale qui va s’exercer et de la bipolarisation, nous ne donnerons sûrement pas une caution à des bourgeois pro-impérialistes, au nom d’une quelconque alliance “moderniste” contre le FIS. Nous n’allons pas faire alliance avec la dictature de Chadli contre celle, future, de Madani !

Depuis les élections, on assiste à une reprise des grèves, même si la vie syndicale ne s’est pas améliorée. Les éboueurs, par exemple, se sont mis en grève pour protester contre les attributions de logements aux cadres. Le FIS a tenté de briser leur action, tout en leur faisant des promesses. Les postiers partent en grève, comme les pompistes – ce qui va provoquer une pénurie d’essence – , les enseignants du supérieur aussi, etc. Il y a donc un climat social curieux, vu la morosité politique ambiante.

Nous devons continuer de nous battre sur le terrain démocratique contre le régime actuel et contre les projets dictatoriaux du FIS, en ne laissant pas le monopole du radicalisme aux islamistes.

Nous devrons, en outre, contrer ceux qui, paniqués par la victoire du FIS, peuvent être tentés d’abandonner le combat socialiste. Il y a même des gens qui se résignent à la dictature de Chadli, et espèrent barrer la route au FIS en abandonnant la bataille pour des élections démocratiques, ce qui serait un suicide.

Comment le mouvement des femmes vit-t-il la victoire du FIS ?

Des dirigeantes d’associations qui, récemment encore, soulignaient, à juste titre, la responsabilité du pouvoir dans la situation des femmes (le Code de la famille, par exemple) ont déclaré qu’elles avaient voté FLN, pour s’opposer au FIS… Les pressions pour le repli sur une sorte de “front moderniste” ne manqueront pas de s’exercer aussi dans le mouvement des femmes (Voir Inprecor n° 305 du 23 mars 1990).

Lors de la grève des enseignants, le FIS avait demandé que les femmes rentrent à la maison ; en avril 1990, Madani était contraint de reconnaître le droit des femmes au travail : ceci témoigne de l’impact du mouvement des femmes et des forces démocratiques !

Dans le mouvement berbère, en Kabylie, il y aura aussi de fortes pressions pour la constitution d’un bloc avec le FFS, sur n’importe quelles bases.


1) Le 5 octobre 1988, des émeutes éclatèrent à Alger et dans le reste du pays, pour protester contre la hausse des produits de première nécessité. Le gouvernement décréta l’état de siège pour la première fois dans l’histoire du pays depuis l’indépendance ; la répression fit plus de 500 morts. Chadli ramena le calme en promenant des réformes démocratiques.

2) Le FFS est une organisation fondée par Hocine Aït Ahmed, dirigeant du FLN pendant la guerre de libération, passé à l’opposition après l’indépendance. La base principale du FFS est en Kabylie, région berbère à l’est d’Alger dont est originaire Aït Ahmed lui-même.

3) Ahmed Ben Bella, dirigeant du FLN pendant la guerre de libération, a été président de l’Algérie indépendante de 1963 à 1965, avant d’être renversé par le chef de l’armée Houari Boumédiene. Après plusieurs années de prison en Algérie, Ben Bella a fondé en exil le Mouvement pour la démocratie algérienne (MDA).

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