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Ameziane Rafik : Algérie. A la recherche de l’homme providentiel

Article d’Ameziane Rafik paru dans Inprecor, n° 82-83, 31 juillet 1980, p. 21-24

“Le Président Chadli Bendjedid à la clôture des travaux du Congrès extraordinaire du Parti : Clarté et continuité révolutionnaire” (photo publiée dans El Djeich, n° 206, juillet 1980, p. 5)

UN an aura suffi pour faire éclater la coalition des différentes fractions de la bourgeoisie, coalition réalisée après de dures batailles autour d’un homme de compromis : Chadli. Le Bureau politique mis sur pied lors du 4ème Congrès du FLN était conçu dès le départ comme un cadre pour canaliser les luttes inter-bourgeoises. Ce qui n’a pas empêché les chefs de file de se comporter publiquement comme des prétendants (1).

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Algérie. Pour une Assemblée constituante : déclaration du Groupe communiste révolutionnaire

Déclaration du Groupe communiste révolutionnaire parue dans Inprecor, n° 44, 1er février 1979, p. 10-12

Moscow, USSR. President of People’s Democratic Republic of Algeria Houari Boumediene and USSR Chairman of the Council of Ministers Alexei Kosygin (L-R in the centre) at the airport before Boumediene’s departure to Algeria. Alexander Konkov and Lyudmila Pakhomova/TASS (Photo by TASS via Getty Images)

Boumédiène est mort. Le mécontentement ouvrier, suscité par les fortes hausses de prix du mois de Ramadhan, comme la fronde des milieux réactionnaires (petits commerçants, frères musulmans), toute cette effervescence du mois de septembre s’est tue depuis que la maladie de Boumédiène, puis sa mort, ont posé la question de l’après-Boumédiène et des perspectives politiques.

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Saïd Akli : De l’infitah à l’état de siège

Article de Saïd Akli paru dans Inprecor, n° 274, 17 octobre 1988, p. 3-5.

 

 

POUR LA PREMIERE FOIS depuis le coup d’Etat militaire du 19 juin 1965, I’Algérie connaît l’état de siège et l’armée a tiré sur les manifestants dans plusieurs villes du pays. La sauvagerie de la répression militaire a dépassé toutes les limites de l’imaginable, pour une population traditionnellement habituée à voir la presse et le télévision nationales dénoncer de telles pratiques en Israël, en Afrique du Sud, au Chili et ailleurs.

En seulement 6 jours, le soulèvement national de la jeunesse algérienne s’est déjà soldé par près de 500 morts (176 selon les sources officielles), des centaines de blessés et des centaines d’arrestations. Ce bilan provisoire très lourd exprime mieux que toute analyse, la consommation totale de la rupture politique entre les masses populaires et le pouvoir.

Saïd AKLI