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Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain (section algérienne)

Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain paru dans Le Libertaire, n° 424, 31 mars 1955

circa 1955: A local girl is arrested by two members of the French Foreign Legion, who have their headquarters here in Sidi Bel Abbes, Algeria. (Photo by Three Lions/Getty Images)

Le gouvernement impérialiste, après avoir rejeté la responsabilité de la situation en Algérie sur ce qu’il nomme “quelques bandes organisées de hors-la-loi”, dont le but est d’après lui de provoquer un sentiment d’insécurité et de peur dans l’ensemble de la population algérienne, en arrive à craindre “que les troubles sporadiques se transforment en insurrection générale”… Ainsi les Algériens se soulèveraient par “crainte” de ces “quelques bandes organisées de hors-la-loi”.

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L’Algérie de la “charte nationale”

Article paru dans Le Prolétaire, n° 224, du 10 au 23 juillet 1976, p. 4

Children in Algerian Shantytown (Photo by © Richard Melloul/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

Après la période des « cent fleurs » version Boumediène, le pays a été appelé le 27 juin à plébisciter la « charte nationale » qui fixe la « stratégie» du « socialisme algérien ».

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Maurice Clavel : Le jardin de Djemila

Extrait de Maurice Clavel, Le jardin de Djemila, Paris, René Julliard, 1958, p. 19-22.

 

 

CHRONIQUE

 

Paris, février-avril 1957

 

I

 

J’avais quelques amis au Mouvement National Algérien et je m’en méfiais plaisamment : trop français. En eux semblaient revivre nos vieux révolutionnaires, dont il ne reste plus les noms que dans quelques rues vastes et laides, métros aériens, cœurs désuets : Barbès, Blanqui – ces gens qui ont peu agi dans leur siècle, ayant passé en prisons bourgeoises trop de leur vie, sans rien semer plus loin, la liberté s’étant faite science et police. Mes amis étaient une résurrection étrange, d’un naturel que le dépaysement accusait.

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Boumédiène est mort, mais la bourgeoisie reste

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, mensuel de l’Organisation communiste révolutionnaire internationaliste d’Algérie, n° 26, décembre 1978, p. 3-4.

 

 

Depuis son retour d’URSS, Boumédiène est dans un coma profond ; deux caillots de sang lui obstruent le cerveau, et il est atteint d’une maladie rare, la maladie de Waldenström, dans sa forme aiguë. Autant dire que, malgré sa survie artificielle, Boumédiène est mort, et physiquement et politiquement.