Catégories
presse

Abdou El Hadi : Grève des étudiants musulmans

Article d’Abdou El Hadi paru dans Le Libertaire, n° 481, 31 mai 1956

ALGERIA – MAY 27: French soldiers block off access from Vialtar street to Lyre street in Algiers. 6,000 soldiers and 1,500 policemen undertake a vast police operation that day, carrying out hundreds of arrests. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

De notre correspondant à Alger.

LE fait à remarquer cette semaine en Algérie est l’ordre de grève lancé par l’U.G.E.M.A. (Union Générale des Etudiants musulmans d’Algérie) et l’U.J.D.A. (Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne). Ces deux organismes, le premier uniquement d’étudiants musulmans, et le second de toute la jeunesse algérienne, incitent les étudiants, les lycéens, les collégiens et les élèves de cours complémentaires à faire grève illimitée des cours et des examens.

Catégories
presse

F. Abdou El Hadi : Un acte de solidarité

Article de F. Adbou El Hadi paru dans Le Libertaire, n° 480, 25 mai 1956

Doumene Abdelkader, city councillor and a notorious supporter of the Algerian National movement, lies on a city street April 30th after he was killed by an executioner of the National Liberation Front. The rivalry between Nationalist factions brings to light a new phase in Algerian unrest. Five Nationalist guerrillas wound up in a French prison April 30th after the planned murder of another rebel band failed. A total of sixty rebels were reported killed in three encounters with French security forces in East Algeria, April 30th.

ALGER était dans la léthargie complète durant ce mois de ramadhan. Les années précédentes, les rues étaient animées le soir ; les music-hall et les cinémas regorgeaient de monde, les cafés accueillaient de nombreux veilleurs. Cette année, rien de tout cela, aucune préparation spectaculaire ni ornement dans les rues quasi désertes, les lieux de loisirs habituels ont fermé leurs portes. On n’entend plus comme à l’accoutumée le son des derboukas, les chants religieux des jeunes filles, les battements des mains et les yous-youx des femmes, on ne voit plus les enfants courir joyeusement en chantant.