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Démagogie de l’antiracisme publicitaire

Article paru dans Le Prolétaire, n° 382, mai 1985, p. 1-3

S.O.S Racisme: ‘Touche Pas à Mon Pote’ in Paris, France on March 28th, 1985. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Un nouveau produit idéologique est né. SOS Racisme vend des badges et une idée simple : “touche pas à mon pote”, pour “submerger la France de la haine et du racisme”. Nous ferons simplement remarquer que les racistes ont aussi leurs potes. Par conséquent ce slogan passe-partout n’offre aucun intérêt particulier si ce n’est d’être le support d’une campagne pour la démocratie contre les extrémismes.

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Anti-racisme et lutte de classe

Article paru dans Le Prolétaire, n° 377, mai 1984, p. 3

Manifestation contre le racisme chez le constructeur automobile Talbot à Paris le 14 janvier 1984, France. (Photo by Francois LOCHON/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les 17 et 18 mars se sont tenues les Assises Nationales contre le Racisme à l’appel du MRAP, grâce au concours actif du gouvernement. La presse a relevé l’ambiance sinistre dans laquelle s’est déroulée cette grand-messe où on a tenté d’exorciser le démon de la lutte de classes. Les participants, qui allaient des bourgeois libéraux, comme Olivier Stirn, député UDF, aux gauchistes rangés des barricades comme Bauby ou Krivine, ont communié sous le signe de l’anti-racisme démocratique et du “droit à la différence”.

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L’autonomie du mouvement de travailleurs et jeunes issus de l’immigration face à l’antiracisme large

Dossier paru dans Courant alternatif, n° 51, décembre 1985, p. 15-23

March against racism in Paris, France on November 30th, 1985. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Le deuxième anniversaire de la marche pour l’égalité en novembre 83 est le théâtre d’un débat passionnant et passionné entre les jeunes issus de l’immigration organisés en associations, certaines associations de travailleurs immigrés, et le trust SOS-racisme.

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Contre l’explosion prolétarienne, la bourgeoisie algérienne assassine, l’impérialisme approuve

Article paru dans Le Prolétaire, n° 398, octobre-novembre 1988, p. 1-2

Pillages et incendies lors des émeutes le 6 octobre 1988 à Alger, Algérie. (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

Les émeutes qui ont enflammé durant une sanglante semaine une bonne partie du pays ne se réduisent pas à un “coup de fièvre de la jeunesse”, mais sont l’expression d’un mouvement social aux origines indiscutablement prolétariennes (1).

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Déclaration (Hocine Aït Ahmed et Mohammed Harbi)

Texte paru dans la revue Sou’al, n°7, septembre 1987, p. 151-152.

Nous voulons simplement, à l’occasion du procès de Klaus Barbie, mettre au clair certaines vérités historiques et rappeler quelques principes pour nous, Algériens, qui avons lutté pour l’indépendance de notre pays. Me Jacques Vergès cherche, aujourd’hui, à associer des “crimes contre l’humanité” commis par Klaus Barbie aux “crimes de guerre” perpétrés par l’ex-puissance coloniale en Algérie et cet amalgame trouve parfois, malheureusement, crédit dans notre pays.