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presse

Algérie : Pas une larme pour le dictateur !

Articles parus dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 28, 15 janvier-15 février 1979, p. 3-4.

Algérie : “surtout que l’ordre règne”

Depuis la mort de Boumédiène, la lutte pour le pouvoir bat son plein en Algérie. La presse à la solde du régime ne fait évidemment aucune allusion à cela, mais dans les coulisses, les magouilles vont bon train.

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livres

Maxime Rodinson : Khomeyni et la “primauté du spirituel”

Extrait du livre de Maxime Rodinson, L’Islam, politique et croyance, Paris, Fayard, 1993, p. 301-230.

CHAPITRE XII

Khomeyni et la “primauté du spirituel”

(1979)

L’article reproduit ci-dessous se voulait une mise au point au milieu de ce qui semblait constituer un flot de divagations. En tout cas, il est encore un témoin de l’atmosphère où baignait l’intelligentsia de gauche (et parfois de droite) d’Europe et d’Amérique, au moment où la révolution abattait le chah d’Iran sous le drapeau de l’Islam chiite et dans la période qui suivit immédiatement. Il fut publié dans Le Nouvel Observateur du 19 février 1979 (n° 745, pp. 18-19).

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presse

Al Bourquii : Algérie, d’un colonel à l’autre. “L’Algérie caporalisée”

Article d’Al Bourquii paru dans Spartacus, n° 13, mars-avril 1979, p. 5-6

En quinze jours, la presse et les medias auront consacré plus de place à l’Algérie qu’ils ne le firent en treize ans de régime boumedieniste. Hier il fallait jouer des pieds et des mains pour s’informer sur la situation algérienne. Aujourd’hui on sait pratiquement “tout” sur les difficultés du pays et le mécontentement de la population : crise économique, démographique, faillite de la réforme agraire, maigre bilan de la politique d’industrialisation.
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presse

Asselin : Sorcières iraniennes

Article d’Asselin paru dans La Gueule ouverte, n° 253, 21 mars 1979, p. 20.

 

 

La radio ? J’écoute pour savoir l’heure. Entre deux tops, j’entends des choses. Entre autres, on me dit d’un ton roucouleur que le Tchador (deuxième mot de l’iranien assymil après l’anapurnah-Khomeiny) n’est en fait qu’un cache-misère. Vous voyez : le genre blouse grise qu’on avait tous à l’école publique pour que s’efface la différence de classe. C’est aussi, comme à l’armée, l’uniforme, l’unique forme, qui unifie et vous fait pareil. Luxueusement pareil.

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presse

M. H. : Iran, la révolution reste à faire

Article de M. H. paru dans Front libertaire des luttes de classe, n° 109, 23 avril 1979, p. 8.

 

 

Jeudi 22 mars. La Mutualité. Kate Millett à son retour d’Iran. Elle parle du mouvement des femmes là-bas, manifestations autonomes des femmes… autonomes par rapport aux partis et groupes politiques… pour leurs droits… pour leurs droits seuls… pour que “l’autre” moitié du monde ait le droit d’exister, elle aussi… des milliers de femmes dans les rues… manifestations entièrement spontanées (Kate Millett a tant insisté là-dessus !), manifestations tellement attaquées, donc tellement dangereuses pour le pouvoir ! (pour le pouvoir en place et pour celui des “révolutionnaires” mâles !).

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presse

Entretien avec un libertaire iranien

Entretien paru dans Front libertaire des luttes de classe, n° 105, 26 février 1979, p. 2-5.

 

 

FL – Tu te revendiques comme anarchiste. Tu es Iranien et tu penses qu’actuellement, de par le fait que tu es anarchiste, cela ne sert à rien de retourner, pour toi, en Iran ?

 

R – Non, je ne dis pas que cela ne sert à rien, c’est-à-dire que pour retourner en Iran, il faut être au moins un groupe ; individuellement, mon action n’aurait pas une grande portée en Iran parce que je me retrouverais seul. La situation n’est pas claire, on ne sait rien, on ne sait pas si le régime va tenir ses promesses et s’il y aura un climat de liberté en Iran pour qu’on puisse mener une action, pour qu’on puisse faire une propagande réelle, introduire des idées anarchistes au sein des Iraniens
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revues

Sadik Jalal al-‘Azm : Orientalism and orientalism in reverse

Article de Sadik Jalal al-‘Azm paru dans Khamsin. Journal of Revolutionnary Socialists of the Middle East, 8, 1981, p. 5-26.

 

 

PART I. ORIENTALISM

In his sharply debated book, (1) Edward Said introduces us to the subject of ‘Orientalism’ through a broadly historical perspective which situates Europe’s interest in the Orient within the context of the general histori­cal expansion of modern bourgeois Europe outside its traditional con­fines and at the expense of the rest of the world in the form of its sub­jugation, pillage, and exploitation. In this sense Orientalism may be seen as a complex and growing phenomenon deriving from the overall historical trend of modern European expansion and involving: a whole set of progressively expanding institutions, a created and cumulative body of theory and practice, a suitable ideological superstructure with an apparatus of complicated assumptions, beliefs, images, literary pro­ductions, and rationalisations (not to mention the underlying founda­tion of commercial, economic and strategic vital interests). I shall call this phenomenon Institutional Orientalism.

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revues

Assef Bayat : “Shariati and Marx: A Critique of an “lslamic” Critique of Marxism”

Article d’Assef Bayat paru dans Alif. Journal of Comparative Poetics, n° 10, 1990, p. 19-41.

 

 

[1]

Many have described Ali Shariati as the “ideologue” or the “architect” of the Iranian Revolution of 1979 (1). He has been represented as both an intellectual, who from a radical Islamic viewpoint, offered a vigorous critique of Marxism and other “Western fallacies” (2), and as a reformationist Islamic writer who was simultaneously “influenced by Marxist social ideas” (3).

There is little disagreement on Shariati’s role in transforming and refining the ideological perspective of millions of the literate Iranian youth. Shariati provided his audience with a firm and rigorous ideological means, by re-interpreting Islam through “scientific” concepts employed by the modern social sciences, an interpretation which the traditional Islamic clergy were incapable of formulating.

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Abdelkader

Article paru dans l’Encyclopédie des nuisances, n° 6, février 1986, p. 124-127.

 

 

Comme pour venger l’affront qu’il lui infligea durant quinze années, en combattant ses troupes avec peu de moyens et dans des conditions nettement défavorables, la France n’a retenu d’Abdelkader que le souvenir de sa reddition ; de même qu’elle a prétendu en avoir fait un “ami fidèle”. Si l’oubli de ce personnage peut s’expliquer en partie par le temps, la France officielle nous rappelle aujourd’hui qu’elle a toujours eu la mémoire courte, l’amitié mesquine et la fidélité trompeuse à l’égard de ceux qui l’ont servie loyalement. Et, par exemple, ne se souvient de l’existence des harkis, autres amis fidèles, que le temps d’une campagne électorale.