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Gérard Gilles : Wilhelm Reich aujourd’hui

Article de Gérard Gilles paru dans Recherches libertaires, n° 6, janvier 1970, p. 1-6

Wilhelm Reich (1897-1957), Viennese psychologist and author whose system of psychoanalysis was based on overall character structure, as opposed to individual neurotic symptoms. This early work was overshadowed by his involvement in the sexual-politics movement and by “orgonomy,” a pseudo scientific system he developed with uses “orgones,” units of cosmic energy, as a means of energizing the nervous system and battling mental illness.

Sur une réédition de LA REVOLUTION SEXUELLE (1)

La Révolution sexuelle est à la la mode. Faute de la pratiquer, en France, on écrit beaucoup à son sujet. Parmi toute cette littérature, une réédition attendue par tous les ”guérilleros du plaisir” (2), qu’ils soient théoriciens ou praticiens (ou ce qui est mieux les deux ensemble) de la subversion, par la liberté sexuelle, de la vieille idéologie puritaine et bourgeoise.

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Michel Jacob : Comment lire et ne pas lire Reich

Article de Michel Jacob paru anonymement dans Spartacus, n° 1, novembre-décembre 1975, p. 18-19

Wilhelm Reich, (1897-1957) psychoanalyst, formulated Orgone Energy Theory. Photograph 1952.

DIE FUNKTION DES ORGASMUS
(LA FONCTION DE L’ORGASME)

Venu de la sexologie à la psychanalyse, Wilhelm Reich (1897-1957) est d’abord attiré par la cohérence et le caractère révolutionnaire des premières conceptions de Freud. Mais tandis que celui-ci, en gros à partir de 1920, à la fois recule devant la critique de l’ordre établi et renonce à approfondir sa théorie du rôle fondamentale de la sexualité dans le psychisme, tâches qui étaient impliquées par ses propres prémisses, Reich va poursuivre hardiment l’exploration de ces deux voies. Celles-ci se recouperont dans la théorie de la répression sexuelle, c’est-à-dire dans l’idée que la répression sexuelle assure une fonction essentielle dans le mécanisme de la domination sociale, produisant des caractères mieux préparés à la soumission qu’à la liberté. C’est ainsi que Reich rejoint et complète Marx en lui apportant la dimension psychologique qui lui manquait. C’est aussi par ce biais qu’il démasqua, de son côté, le caractère pseudo-révolutionnaire de la société soviétique.