Article de Hocine Aït Ahmed paru dans Le Scarabée international, n° 2, été 1982, p. 61-71

Le 22 octobre 1956, un avion d’Air Maroc, à bord duquel se trouvaient, par ordre alphabétique, Aït Ahmed, Ben Bella, Boudiaf, Khider et Lacheraf du côté algérien, des journalistes marocains, français (Christian Dabor, Eve Paret) et américains (Thomas Brady du New York Times), a été détourné de force vers Alger, alors qu’il se rendait à Tunis. Il s’agit d’un des premiers actes de piraterie aérienne, sinon du premier ; en tout cas, le premier organisé et couvert par un Etat. Et bien qu’on ait tenté d’en faire assumer la responsabilité directe à des subalternes, c’est finalement un gouvernement qui a délibérément violé le droit international, en se rendant coupable d’un acte de piraterie, afin de régler un problème politique.
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