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Nawal El Saadawi et Shérif Hetata : Egypte. Vieux frères, vieux ennemis

Article de Nawal El Saadawi et Shérif Hetata paru dans Inprecor, n° 389, mars 1995, p. 14-16

(Fundamentalist) Muslim Brotherhood supreme spiritual ldr. Mohammed Hamed Abu Nasr (C) during TIME interview in his world map adorned office. (Photo by Barry Iverson/The LIFE Images Collection via Getty Images/Getty Images)

L’organisation des Frères musulmans a été fondée en 1928 par un instituteur nommé Hassan El Banna (1906-1949). Ce dernier avait commencé à prêcher dans la ville d’lsmaileya, bastion de la Compagnie du canal de Suez et quartier général des troupes d’occupation britannique. Ses premières armes ont donc été faites dans les « bras de l’ennemi » pour ainsi dire, un détail qui mérite notre attention.

Après la seconde guerre mondiale, la Fraternité musulmane s’est développée très rapidement, encouragée en sous-main par les Britanniques et le roi Farouk en tant que force susceptible de s’opposer ou de dévoyer le mouvement pour l’indépendance nationale menée par le Parti du Wafd (1), et de canaliser les énergies dans d’autres directions.

A l’université et à l’école, les Frères opposaient aux mots d’ordre d’indépendance nationale et de démocratie des slogans contre l’alcool, pour la rectitude « morale », insistant sur la nécessité d’obéir au roi Farouk et de vénérer Allah. « Dieu est grand » était le cri de guerre des Frères musulmans et pour mieux impressionner les esprits ils rouaient des étudiants à coup de chaînes ou les poignardaient pour peu qu’ils appartiennent au Wafd, à un groupe nationaliste ou de gauche.

De concert avec le groupe semi-fasciste Misr El Patta (Jeune Egypte) et une organisation politique réactionnaire appelée Gabhat Misr (Front de l’Egypte) et dirigée par un certain Ali Maher Pacha connu pour ses liens avec le « Palais », les Frères ont formé une alliance pour contrer le Wafd et les autres mouvements nationalistes ou de gauche.

Après la guerre israélo-arabe de 1948, qui leur a permis d’entraîner et d’armer une branche militaire, ils font leur première tentative pour accéder au pouvoir. Dans ce processus, ils ont assassiné le Premier ministre, Nokrashi Pacha, qui avait mis leur organisation hors-la-loi depuis qu’ils s’étaient engagés dans les opérations terroristes. Le régime a riposté en assassinant leur guide suprême, Hassan El Banna.

Alliance

Lorsque le mouvement des Officiers libres a commencé à disputer le pouvoir au roi Farouk et à reprendre graduellement les rênes du pouvoir des mains de l’ancienne classe dirigeante, les Frères musulmans ont essayé de flirter avec lui, espérant ainsi exercer un rôle dirigeant voire prendre le contrôle total de la révolution. En 1954, Nasser a ôté tous les pouvoirs des mains de Naguib : l’éphémère président du Conseil révolutionnaire, dans une tentative désespérée pour imposer ses vues et pour consolider ses positions s’était appuyé sur les forces politiques issues de l’armée, les vieux partis politiques et l’organisation des Frères musulmans.

Ce n’est qu’une fois qu’il a eu les rênes du pouvoirs bien en main, que Nasser s’est senti libre d’engager des négociations avec les Britanniques sur un éventuel retrait de leurs troupes, dans le cadre d’un nouvel accord entérinant l’indépendance de l’Egypte et la rupture des derniers liens coloniaux. Les Frères musulmans, ont peu de temps après, initié des discussions secrètes parallèles avec les Britanniques, à la fois pour faire pression sur le nouveau régime et pour apparaître comme un interlocuteur pouvant remplacer Nasser et comme une alternative à son régime. Lorsque ce dernier a lancé son offensive comme le mouvement des Frères musulmans, ils ont tenté de l’assassiner en été 1955, à Alexandrie, alors qu’il s’adressait à 250 000 personnes sur l’immense place El Mancheya.

Tout ceci ne prouve pas que le mouvement politique islamique n’avait pas de base populaire ou qu’il ne constituait pas une force émancipatrice potentielle. Cela signifie par contre que, depuis sa fondation, la plupart sinon tous ses dirigeants ont tenté d’utiliser la ferveur de leurs adhérents à des fins qui n’avaient pas grand chose à voir, et qui le plus souvent n’avaient d’ailleurs rien à voir, avec les espoirs de la majorité du peuple égyptien qui aspirait à une indépendance réelle, à la justice sociale et à la démocratie, qui une fois traduites en mesures concrètes mèneraient à une vie meilleure.

Il semblerait que la religion a servi et peut encore servir d’instrument pour tromper les masses, surtout dans les sociétés où le développement économique, social et démocratique a été entravé par la colonialisme, le néocolonialisme et la corruption des régimes autocratiques qui y étaient liés. Les colonialistes britanniques et les classes dominantes corrompues qui ont collaboré avec eux, ont considéré les mouvements politiques religieux comme une force puissante disposant d’une base populaire et pouvant être canalisée dans le sens de leurs intérêts.

Quoi qu’il en soit, les dirigeants de ce mouvement puissant et explosif ont toujours été tentés, à chaque fois que l’occasion se présentait, de prendre le pouvoir directement. C’est dans de tels moments que se faisait la rupture violente avec le régime en place.

Le “président croyant”

Lorsque Anouar El Sadate est arrivé au pouvoir après la mort de Nasser, il s’est avéré, rapidement, être un dirigeant qui avait des vues différentes et représentait des intérêts différents de ceux de Nasser et ses proches collaborateurs. Pour Sadate, l’avenir de l’Egypte reposait sur une dépendance complète vis-à-vis des Etats-Unis, la puissance capitaliste qui avait remplacé la Grande Bretagne et la France au Moyen-Orient après l’invasion tripartite (franco-israélo-britannique) de l’Egypte en octobre 1956.

Cette vieille « nouvelle » vision des choses passait par la paix avec Israël et par un renversement complet des stratégies économiques et politiques qui tendaient à dégager une voie médiane entre le capitalisme et le socialisme, entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, entre la démocratie occidentale et l’autocratie basée sur un système de parti unique et sur l’unité arabe.

Pour Sadate, les solutions pour l’Egypte ne résidaient pas dans une économie planifiée mais dans l’économie de marché qui laisserait libre cours aux forces compétitives. Et ce même si le résultat – ou plutôt justement parce que le résultat -, à l’encontre du discours « égalitaire » officiel, devait être un ascendant toujours plus grand des plus riches et des plus puissants sur ceux qui n’avaient ni pouvoir ni richesse, ou qui avaient juste un petit peu des deux ; même si cela voulait dire que les gros poissons continuaient à manger les petits poissons, que les fossés entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes devaient se creuser. Même si cela voulait dire remplacer le colonialisme britannique par la domination économique et militaire des Etats-Unis couplée avec une dépendance croissante de l’Egypte vis-à-vis de l’Occident, à une plus grande liberté des spéculateurs et des boursicoteurs aux dépens de la production industrielle et agricole et à une explosion de la dette extérieure. Même si cela devait se solder par le remplacement du régime antidémocratique de Nasser par une politique antidémocratique masquée derrière le voile ténu d’un système avec plusieurs partis contrôlés par quelques uns et dansant tous sur l’air d’un parti majoritaire mené à la baguette, et par le remplacement d’une corruption partiellement contrôlée par une corruption effrénée. Enfin, même si cela signifiait l’abandon de tout espoir d’unité arabe et donc d’une paix plus juste avec Israël pour les Palestiniens, les Jordaniens, les Libanais, les Égyptiens et les Arabes en général.

Sadate est parvenu à se débarrasser de ceux qui s’opposaient à ses vues. Après s’être auto-proclamé « Al Raiss El Moumim », ce qui signifie « le président croyant », il a ressuscité le vieux jeu consistant à ranimer le mouvement politique islamique pour l’utiliser dans son combat contre une opposition composée de nassériens, de nationalistes, de progressistes, de libéraux et d’organisations de gauche. Une fois de plus, les partisans du mouvement politique islamique sont redevenus visibles, les jeunes hommes barbus et les femmes voilées. Leurs slogans, comme « Dieu est grand » ou « l’Islam est la solution » sont réapparus sur les murs ou étaient criés dans des haut-parleurs. Cette fois-ci pourtant, de grands changements semblaient avoir eu lieu : le processus était emprunt d’une plus grande complexité, d’une plus grande sophistication et d’une plus grande violence. Le mouvement semblait également avoir subi une scission entre, d’ une part, de nombreux groupes radicaux comme le Jihad (2) ou Al Gama’a El Islameya (associations islamiques) portés vers des prêches, des méthodes ou des attaques musclées et, de l’autre, un courant majoritaire plus modéré, celui des Frères musulmans. Ce dernier, après avoir retenu les leçons de son passé, était désormais prêt à jouer le jeu électoral, s’infiltrant dans les institutions professionnelles, culturelles ou autres, dans l’administration à tous les niveaux, central ou local, dans le Parlement ou dans le système judiciaire. Ce courant a également mis en place un réseau de services sociaux. Enfin, et non des moindres, des membres de la Fraternité qui avaient travaillé dans les pays du Golfe dans un exil volontaire, avaient appris comment gagner de l’argent et compris l’importance d’une assise économique composée d’un réseau bancaire disposant de nombreuses connections qu’elles soient arabes, islamiques ou internationales. Après tout, si on remonte dans l’histoire, certains Arabes ont été de redoutables commerçants.

L’ “apprenti sorcier”

Les intégristes musulmans, qui ne se préoccupent pas outre mesure de culture ou d’art, ou de l’avenir de la vie sur la planète, étaient très bien adaptés à une économie basée sur la bourse, le commerce et la spéculation. Ils se sentaient chez eux dans un ordre mondial, et un système national et régional où l’argent était la marchandise centrale, éventuellement complétée par la drogue et les armes. Après tout, « Dieu pardonne tous les pêchés sauf celui qui consiste à faire allégeance à un autre dieu ».

Les rôles étaient ainsi parfaitement répartis. Les Frères musulmans n’avaient plus besoin d’une branche militaire puisque les autres « groupes terroristes islamiques radicaux » pouvaient poser des bombes pour eux. Leur responsabilité était ainsi dégagée et ils avaient également un rôle plus important et stratégique. Ils fournissaient l’idéologie aux radicaux et se présentaient au gouvernement comme une force modératrice. Eux seuls pouvaient traiter avec les «fanatiques» et donc eux seuls pouvaient sauver les Égyptiens de leur arrivée au pouvoir. Seuls les Frères pouvaient faire retrouver la sécurité perdue, une stabilité qui chancelait et sauver le pays du chaos.

Ainsi, alors que les radicaux posaient des bombes et désorganisaient l’économie, la Fraternité pouvait discrètement voler le pouvoir, en augmentant graduellement sa pénétration dans les institutions gouvernementales ou semi-gouvernementales, y compris Al Azhar (3)

Mais le plan des Frères musulmans a brusquement tourné court : plus ils devenaient forts et plus leur opposition à Sadate, qui les avait utilisés, devenait vociférante. Par ailleurs les progrès de l’opposition menaçaient son règne. Ainsi, le 5 septembre 1981, pris de panique, Sadate a fait arrêter tous les dirigeants des partis ou groupes d’opposition sans discernement. Au moins 1 352 personnes ont été arrêtées en moins de 36 heures.

Un mois plus tard, le 6 octobre 1981, le « démon » islamique est sorti de sa lampe et a assassiné son créateur alors qu’il passait ses troupes en revue. Mais ce revers du régime égyptien n’a été que temporaire. Hosni Moubarak a dans un premier temps fait libérer tous les prisonniers politiques de Sadate. Mais plus le temps passait, plus il était clair que sa politique ne pourrait pas différer beaucoup de celle de Sadate. Le processus de « libéralisation » continuait toujours plus rapidement sous l’œil vigilant de la Banque mondiale et sous la pression des donateurs. Les prix ont continué à grimper et l’inflation s’est comportée comme un monstre dévorant les maigres revenus d’une population obligée d’importer ce dont elle avait le plus besoin plutôt que de produire et de travailler comme tout être humain préférerait le faire.

Le gouvernement a pourtant continué à encourager le mouvement islamique de plusieurs façons, pour contrer les pressions exercées par l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe, surtout après que la guerre du Golfe aient éliminée toute résistance, de la part de l’Irak ou de quelque autre pays.

Le pétrole

L’espoir que les gouvernements des pays producteurs de pétrole pourraient investir en Egypte ne s’est matérialisé que dans une faible mesure. Les principaux pays producteurs sont désormais débiteurs et seuls des capitaux privés avaient les moyens d’investir. Pourtant, l’investissement privé est resté très hésitant, et s’est avéré nettement insuffisant pour combler les manques de l’économie égyptienne : les secteurs privilégiés étaient la nourriture et les vêtements de luxe, les immeubles et les hôtels de standing, la spéculation sur le développement urbain et le marché des changes. Tout cela n’a fait qu’aggraver la situation, accentuer la marginalisation des pauvres et des femmes, les poussant à la limite de la survie, pour la plus grande satisfaction des riches.

La religion a donc servi et sert encore de valve de sécurité : le gouvernement n’a cessé de dorloter le mouvement politique islamique tout en veillant à le brider. A ce jeu, le gouvernement a constamment perdu du terrain et les nouvelles stratégies des intégristes se sont avérées très efficaces. L’inflation leur a été d’une aide précieuse de même que les politiques des pays capitalistes occidentaux qui ont soutenu Israël sur toute la ligne, ont frappé tour à tour les pays arabes et resserré leur étau économique.

L’occident complice

Les politiques suivies par le gouvernement égyptien sous Sadate et Moubarak ont obtenu largement le soutien des Etats-Unis et des autres puissances occidentales. Les mouvements politiques islamiques ont été utilisés comme masse de manœuvre pendant la guerre d’Afghanistan, largement subventionnée par le biais de l’Arabie saoudite et le Pakistan et techniquement assistée par la CIA entre autres sources d’aide. On a alors eu recours aux groupes les plus terroristes et les plus fanatiques, comme le Jihad ou Al Gama’a Al lslameya, dont le chef spirituel, Cheikh Omar Abdel Rahman – qui a, ironie du sort, été impliqué aux Etats-Unis dans l’attentat à la bombe du World Trade Center de New York – a par exemple notoirement été impliqué dans la guerre d’Afghanistan.

Aujourd’hui, le mouvement politique islamique égyptien se sent suffisamment fort pour accéder au pouvoir. Son succès ou son échec dépend de la position de l’armée notamment, une armée que le gouvernement actuel a d’ailleurs beaucoup courtisée.

Le 15 juin 1991, le gouvernement égyptien a dissout l’Association pour la solidarité entre femmes arabes que nous avions fondée en avril 1982. Cette mesure a été le point culminant d’une campagne d’attaque contre l’association et ses fondateurs émanant de différents groupes politiques islamiques, de l’Arabie saoudite, de diverses institutions gouvernementales et de l’administration.

Les droits et le mouvement des femmes ont toujours été insupportables aux mouvements politiques islamiques et à l’institution religieuse d’Etat, Al Azhar. Seule une petite minorité d’intellectuels et de penseurs progressistes musulmans a exprimé sa sympathie pour les efforts faits par les femmes pour lutter pour leurs droits.

Plusieurs journalistes, écrivains ou membres des professions libérales ont été assassinés en Algérie et des listes noires portant les noms de tous ceux qui sont menacés circulent dans des pays comme l’Egypte, le Yémen, le Soudan, l’Algérie, la Jordanie ou l’Arabie saoudite. Un des paradoxes de la situation est que bon nombre d’entre eux sont protégés par les services de sécurité appointés par ces mêmes gouvernements auxquels ils s’opposent. De plus, les intégristes se sont infiltrés dans de nombreuses administrations, y compris celles qui dirigent les services de sécurité. Ce qui n’est pas très rassurant pour ceux qui sont protégés par des gens dont la tâche est de s’opposer à la fois au gouvernement et à des intégristes auxquels ils sont très étroitement liés.

On ne peut pas sérieusement analyser le mouvement intégriste égyptien si on ne tient pas compte du rôle de la politique internationale, et en particulier des politiques menées par les puissances occidentales, qui ont été déterminantes pour le Moyen-Orient. Il est également important de se souvenir que ce mouvement a constamment été utilisé comme « alternative » ou comme groupe de « pression » dans le jeu de pouvoir pour le contrôle du pétrole et de ce qui devait devenir la région arabe. Il ne faut pas non plus perdre de vue le fait que l’ordre mondial en vigueur mène à un accroissement de l’appauvrissement des pays du Tiers Monde, et que cela donne du blé à moudre à ceux qui prétendent qu’un retour à Dieu résoudra tous les problèmes.

L’intégrisme musulman ne peut pas être correctement appréhendé si on perd de vue le fait que beaucoup de régimes arabes rétrogrades et corrompus ne se sont maintenus au pouvoir que grâce à l’appui occidental ou que beaucoup des politiques intégristes menées de façon rampante par l’Etat d’Israël et plus ouvertement par des groupes politiques intégristes juifs ont largement contribué à la montée généralisée des mouvements intégristes islamiques dans la région. Ces politiques sont parfois allées jusqu’à la collaboration directe avec des mouvements religieux islamiques comme le Hamas, qui a eu le champ libre dans les territoires occupés par Israël depuis la guerre de 1967 contre l’Egypte. Cette collaboration a été un temps utilisée pour contrecarrer l’Organisation de libération de la Palestine. Ce n’est que depuis que le « traité de paix » israélo-palestinien a été signé que Israël a entrepris d’éliminer le Hamas. Il est clair que l’intégrisme n’est pas un phénomène politico-religieux seulement lié à l’Islam et aux Arabes. Nous assistons aujourd’hui à la montée de mouvements rétrogrades qui utilisent la religion comme support, qu’il s’agisse de l’islam, du judaïsme, du christianisme ou de l’hindouisme. Et des mouvements intégristes religieux se sont développés dans plusieurs parties de notre monde « postmoderne », y compris au sein des pays occidentaux du « Premier Monde ».

Le Caire, février 1994


* Nawal El Saadawi est une féministe égyptienne, son opposition à l’oppression des femmes lui a valu en 1981 d’être emprisonnée elle est également auteur de plusieurs livres dont La face cachée d’Ève. Shérif Hatata est un démocrate égyptien.

1) Parti libéral bourgeois.

2) Effort, soit personnel soit collectif, en vue de se perfectionner pour étendre l’islam, souvent traduit par “guerre sainte”.

3) L’université islamique au Caire.

2 réponses sur « Nawal El Saadawi et Shérif Hetata : Egypte. Vieux frères, vieux ennemis »

J’ai eu l’honneur de rencontrer Nawel Essadaoui à Tunis, invitée par l’Association des Femmes Démocrates (l’ATFD). Ce fut un moment de vrai bonheur d’échanger avec cette Grande Dame. Outre son intelligence et sa bravoure, elle dotée d’un sens inouï de l’humour.
Ses livres sont un vrai trésor. Toujours digne, la tête haute, notamment en prison.
Merci Nedjib d’avoir posté l’un de ses nombreux articles.

Tu as eu beaucoup de chance de la rencontrer ! Quant au partage, c’est tout naturel… Le site est fait pour ça.

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