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Femmes algériennes

Article paru dans Courant alternatif, n° 10, juin 1991, p. 5-8

The Algerian political party Front Islamique du Salut (FIS), or the Islamic Salvation Front, wins the primary of local elections. (Photo by Pascal Parrot/Sygma/Sygma via Getty Images)

L’oppression des femmes en Afrique du Nord, comme partout dans le monde, est inscrite dans la société ; l’arrivée du FLN en Algérie, porteur de /’Idéologie arabo-musulmane, n’a pas contribué à améliorer le sort des femmes, bien au contraire ; et aujourd’hui, la montée de l’intégrisme par l’intermédiaire du F.I.S. (Front islamique du salut) génère une situation intolérable pour les Algériennes. Les médias occidentaux n’ont pas pu faire le silence sur ces mouvements de femmes algériennes qu’ils ont présenté très hypocritement comme une lutte entre, d’une part, des idées réactionnaires portées par un archaïsme religieux, et d’autre part, des idées émancipatrices venues d’Occident.

La lutte des femmes algériennes depuis toujours s’est manifestée contre une oppression qui ne date pas de l’arrivée des intégristes et qu’elles subissent depuis des millénaires. Les femmes algériennes ont osé et se sont battues sous le gouvernement de Boumédienne, elles se sont organisées en toute illégalité. En 1963 : manifestation massive contre le port du voile devenu obligatoire. En 1980, elles dénoncent le “code de la famille”, et malgré leur petit nombre, leur détermination a fait reculer le pouvoir qui, quatre ans après, adoptera le texte en douce (1984). Elles sont présentes et actives en 1980 dans la révolte du printemps berbère (voir annexe 1), première manifestation massive réclamant la démocratie en Algérie et la reconnaissance culturelle berbère, elles sont partie prenante pour revendiquer une culture émancipatrice et rejeter toute idée de tradition culturelle qui les minoriserait ; d’ailleurs, dix ans après, le 25 janvier 1990 lors de la marche du mouvement culturel berbère (MCB) elles sont là pour rappeler la dimension revendicatrice des femmes dans la revendication culturelle berbère. 1980, un comité de femmes se forme contre les institutions gouvernementales interdisant aux femmes seules de partir à l’étranger. 1985, l’association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes se crée en toute illégalité.

L’oppression des femmes ne date pas de l’arrivée des intégristes

Les femmes algériennes subissent l’oppression du droit coutumier issu d’une société traditionnelle. Par exemple en Kabylie, le droit coutumier berbère interdit aux femmes de siéger à l’assemblée du village (le “code de la famille”, lui, en accorde 1/8… !). Selon les régions des particularismes apparaissent faisant la différence entre la ville et la campagne ainsi, en ville, la femme doit porter le “haïk”, tenue citadine introduite en Afrique du Nord par l’Islam, qui dissimule le corps de la femme et qu’on retrouve dans la majorité des pays du Maghreb. Cette tenue ne voile pas la femme et doit être différenciée du foulard islamique dont on a tant parlé en France ou du Tchador d’Iran. Dans les campagnes, les femmes travaillant doublement, aux champs et à la maison, doivent circuler dans ces deux espaces, au dehors et au dedans, et n’ont pas cette contrainte vestimentaire.

Les lois “non écrites”, reflet d’un ordre patriarcal mondial, accordent au père le pouvoir sur les femmes de la famille, interdisant à la fille de poursuivre ses études, lui imposant un mari, battant sa femme. Des lois si bien inscrites dans la tête des hommes qu’on a vu des députés débattre longuement sur la grandeur de la baguette permettant au mari de battre sa femme.

Quant au “code de la famille”, ce n’est pas au F.I.S. que les femmes algériennes le doivent, mais au FLN qui, dès 1980, en a posé les principes mais a dû attendre 1984 pour l’imposer contre l’avis des femmes déterminées à le rejeter. Le Code de la famille stipule que la famille est la cellule de base de la société (art. 2) et qu’elle repose, entre autres, sur la bonne moralité et l’élimination des maux sociaux (art. 3) Ce code de type juridique enferme la femme dans cette “cellule” familiale sans lui reconnaître jamais le statut de majeure : il est question de l’âge de majorité de l’enfant mâle mais de “consommation” du mariage pour la fille. Femme objet ici aussi ! On n’en finirait pas d’analyser ces trente pages de la loi 84.11 du 9 juin 1984 dont près de la moitié sont consacrées aux successions. Il s’agit bien là d’un ordre patriarcal légiférant la propriété des hommes dont la femme est l’élément essentiel ; l’enfant est affilié à son père, et pour éviter tout problème, l’article 42 définit la durée de la grossesse de 6 à 10 mois. Si le mari est tenu de subvenir à l’entretien de l’épouse, celle-ci est tenue “d’obéir à son mari et de lui accorder des égards en sa qualité de chef de famille” (art. 39). Il faut savoir qu’il n’est pas possible aujourd’hui en Algérie, d’échapper à ce code qui, instituant la famille comme base de la société, ne laisse la place à aucune reconnaissance sociale hors de ce cadre.

Les femmes algériennes s’organisent

Nous l’avons dit plus haut, les femmes algériennes ont créé depuis toujours des résistances à leur oppression, mais les événements d’octobre 88 (voir annexe 2) accélèrent les mouvements sociaux et le premier trimestre 89, de nombreuses associations apparaissent. En fait, dès décembre 88, un rassemblement des femmes s’est tenu à l’université de Bouzareah, organisé par le collectif des femmes universitaires membres fondatrices de l’association pour l’émancipation des femmes (AEP). Le 8 mars 1989, une table ronde réunit l’UNFA (1), l’association pour l’égalité des femmes et des hommes devant la loi (AEFHL) l’association pour l’émancipation des femmes (AEF) l’association pour la promotion du droit des femmes (ADPF). En décembre 1989 a lieu la coordination nationale des associations féminines ; on peut dénombrer alors 18 associations de femmes algériennes. Les 26, 27 et 28 mars 1990 à Tunis, lors d’une rencontre maghrébine des femmes, se réunissent l’association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et l’association des femmes tunisiennes pour la recherche et le développement (AFTURD), l’association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) et pour l’Algérie, l’association indépendante pour le triomphe du droit des femmes (AITDF), l’association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes (AEL), l’association pour la défense et la promotion des droits des femmes (ADPF) et l’association pour l’émancipation des femmes (AEF).

La coordination des associations de femmes se réunit à Bourmerdès les 17 et 18 mai 1990, à Tizi-Ouzou les 28 et 29 juin 1990. Les femmes seront de plus en plus nombreuses à s’organiser par région, par ville et à apparaître les “8 mars”, et lors de manifestations réclamant la démocratie en Algérie. Le 8 mars 1990 elles sont plus de 5000 dans les rues d’Alger.

Leur revendication essentielle est la suppression du Code de la famille, le droit d’être reconnues comme citoyennes à part entière et la réforme de la loi électorale permettant, selon les articles 53.54, au chef de famille de voter sans procuration, en lieu et place des femmes.

Mais cette apparition publique des femmes dans la rue lors des manifestations, la diffusion de leurs revendications par tracts ou communiqués de presse, va déclencher une violente réaction de la part des plus farouches défenseurs de l’ordre établi de la société arabo-musulmane : les intégristes du F.I.S. Il est essentiel de bien comprendre que la société algérienne comme l’ensemble de l’Afrique du Nord vit sous le double joug de l’Etat et de la religion. L’Islam est religion d’Etat, l’arabité est identité unique, l’arabe est la langue officielle, c’est aussi la langue sacrée du Coran. L’idéologie arabo-musulmane est omniprésente tant chez les démocrates que chez les intégristes, les femmes qui représentent 53 % de la population algérienne ne peuvent qu’être doublement opprimées et ce n’est pas un hasard si les femmes dans leurs actions contre les intégristes, se sont retrouvées être les seules à dénoncer le F.I.S., à condamner les relents de fascisme contenus dans les agressions dont elles sont, non pas les premières, mais les seules victimes.

Les agressions intégristes contre les femmes

Ainsi, sont apparues des actions visant à exclure les femmes de leur travail ; un directeur a prétexté le licenciement d’une femme par le fait qu’il ne peut se trouver seul face à une femme (référence à la religion). Des hommes ont remplacé les femmes de ménage et se sont battu pour une appellation digne d’eux ; l’exclusion des femmes des lieux publics s’est manifestée par des remarques dans les bus, dans la rue, visant toute femme, jeune ou âgée, voilée ou non, pour lui signaler que sa place n’est pas dehors, sous couvert d’un discours protecteur des dangers auxquels elle s’expose. Des mesures discriminatoires ont été prises par l’APN (assemblée populaire nationale) qui a voté une circulaire instituant que le sport pour les filles est facultatif dans les écoles et les lycées. La discussion au sein de cette “noble assemblée” aurait porté sur l’interdiction pure et simple ou le caractère facultatif, des députés vont jusqu’à déclarer qu’il n’y a pas de place pour les filles dans les écoles.

ANNEXE 1

Le printemps berbère
“L’assaut donné dans le nuit du 19 au 20 avril 1980 par l’armée au campus et à l’hôpital de Tizi Ouzou en grève avec occupation depuis une quinzaine de jours, constitue le summum des événements qui ont secoué la Kabylie lors du printemps berbère.”
L’explosion populaire eut lieu après l’interdiction d’une conférence que devait donner l’écrivain Mouloud Mammeri au centre universitaire de Tizi Ouzou le 10 mars 80. Cette interdiction ne fut pas un fait isolé mais s’inscrit dans toute une chaîne de brimades à l’encontre de tout ce qui est berbère : refus absolu de l’enseignement de la langue “Tamazight”, réduction du temps d’émission à la radio, inexistence d’une chaîne de TV berbère, interdiction de tout écrit en langue Tamazight, emprisonnement de jeunes lycéens détenteurs de l’alphabet Tifinagh (berbère).
Il y eu ensuite en août 81 l’occupation militaire de l’université de Tizi Ouzou pour empêcher le déroulement d’une université d’été organisée par des volontaires et chargée de former des enseignants en berbère. S’il est un fait que le pluralisme linguistique déborde inévitablement sur le pluralisme politique, c’est en avant-garde que le printemps berbère a posé ces revendications : enseignement des langues populaires réelles, le Berbère et l’Arabe algérien ; libertés démocratiques, liberté d’expression.

Le F.I.S. déclare vouloir maintenir les femmes à la maison et à leur rôle de procréatrices afin de construire un monde musulman plus peuplé que l’Occident pour une éventuelle guerre sainte “Jihad”. Les “véritables” valeurs de la coutume algérienne sont appelée à la rescousse pour interdire le travail des femmes : il s’agit là, bien sûr, du travail rémunéré et du danger “d’émancipation” qu’il contient, les femmes étant vouées au travail gratuit de l’entretien de la famille non répertorié dans l’économie du pays.

Les sermons violents des mosquées : “La femme est l’incarnation du diable, il faut la battre tous les jours pendant 7 ans si l’on veut lui faire porter le hidjab, la femme n’a de place qu’auprès de ses enfants et de son mari et non à l’extérieur, la femme est source de débauche…” ; la retransmission à la TV nationale, deux fois par semaine, de sermons plus officiels ont encouragé les agressions physiques contre les femmes :

  • Annaba : une militante des droits des femmes a eu son domicile incendié, les documents brûlés avaient été ostensiblement placés sur la table et les murs de sa maison étaient couverts d’obscénités et d’incantations religieuses.
  • Constantine : les étudiantes en médecine doivent passer 3 barrages avant de pouvoir aller faire les gardes de nuit ; le premier tenu par les sœurs musulmanes, étudiantes intégristes qui leur disent de ne pas travailler la nuit, le second, ce sont les gardiens des cités universitaires non mixtes leur interdisant de sortir et les signalant à l’administration pour refus d’obéir; puis, au dehors attendent les barbus, groupes d’intégristes qui attaquent les femmes avec des chaînes de vélo. Les médecins n’ont pas voulu délivrer d’attestation de soins à des femmes blessées. à la tête pour les empêcher de porter plainte : des couvre-feu sont instaurés dans d’autres cités universitaires : El Alia, Ben Boulaid, Blida, Mostaganem.
  • Ouargla : en juin 89, une femme accusée de mœurs légères a sa maison incendiée, son fils de trois ans meurt dans l’incendie.
  • Mascara : une jeune femme est brûlée vive par son frère parce qu’elle ne voulait pas quitter son travail.
  • Bou Saâda : les domiciles de 4 femmes divorcées sont saccagés, les vêtements, provisions, meubles sont détruits, cassés ; d’une maison un groupe sortira les meubles pour les brûler.
  • Blida : Zahra, étudiante, se rendant à une conférence scientifique a été battue à coups de ceinturon.
  • El Alia, instauration d’un couvre feu à la cité universitaire pour les filles à 18 h.

D’autres agressions ont lieu à Remchi, Annaba, Bodj El Kiffan. Des lettres de menaces de la milice islamique sont adressées à une avocate lui enjoignant de se rendre à la mosquée Es Sunna et demander pardon, soit de quitter l’Algérie ou bien être exécutée le 5 mai pour avoir dans une interview sur la 5 exprimé ses idées sur l’extrémisme islamique en Algérie.

Car c’est bien la pertinence des femmes qui seront les premières à dénoncer l’intégrisme religieux en Algérie, qui dérange. Les coupures de presse en avril 90 d’Horizons maghrébins, d’El Moudjahid, parlent de “violence, de délinquance, d’insécurité et les autorités s’engagent à mettre tout en oeuvre pour retrouver les coupables, arrêter les petits délinquants” ; seules les femmes désignent les coupables et accusent les intégristes et le F.I.S.

L’attitude des partis politiques, tous plus démocratiques les uns que les autres, qui se sont créés depuis 89 (40 à ce jour !) n’a rien d’original. Devant l’ampleur du mouvement des femmes, des commissions “femmes” apparaissent ; des représentant(e)s s’expriment dans certains meetings, colloques ou autres coordinations des associations de femmes. Alors que lés femmes sont présentes dans toutes les manifestations réclamant la démocratie en Algérie, elles sont 30.000 le 10 mai 90 : “la majorité silencieuse, c’est nous” dans les rues d’Alger. Les associations ont leur banderole, leur tract, les femmes sont présentes sur le terrain des luttes pour imposer leurs revendications et aussi parce que souvent elles sont les premières concernées par la dégradation des conditions de vie en Algérie.

ANNEXE 2

Octobre 88
Des émeutes durement réprimées, 500 morts ou plus, des adolescents pour la plupart, une insurrection populaire qui dénonce les conditions de vie précaire et s’attaque aux privilèges. Déjà, en mai 88 à Oran, une manifestation se forme à l’issue d’un match de foot, des jeunes crient leur colère, un policier est tué.
En juillet, dans les Aurès (région berbère) des femmes protestent contre le rationnement de l’eau : arrestations, procès, emprisonnement par dizaines à Ouarza, Début septembre à Annaba, des ouvriers cassent les réfrigérateurs pour l’exportation, qu’ils ne peuvent pas se payer ; d’autres mouvements de grève se succèdent, un mot d’ordre clandestin circule pour faire du 5 octobre une journée de grève générale. Des révoltes éclatent partout, surtout dans les villes et les manifestants saccagent les bâtiments publics (ministère, mairie, commissariats) symboles d’un pouvoir qui les écrase, attaquent les magasins d’Etat et découvriront des stocks de marchandises destinées à alimenter le marché noir, entre autres. Dans un village, le drapeau algérien est remplacé par un sac de semoule. L’armée est appelée à intervenir, les lycées sont fermés, l’état de siège proclamé et le couvre-feu instauré, la répression sera impitoyable.

Vie quotidienne

Le SMIG a été réévalué en septembre 89 passant de 1200 dinars à 1500, mais les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter : 1 kg de viande vaut 150 D., un poulet 170, l’œuf est à 2,5 D., en général les légumes sont à 20 D. le kg ainsi que les fruits, seules les carottes sont à 15 D. Ces chiffres permettent très rapidement de constater l’insuffisance des revenus pour une famille moyenne à la fin de 90. Devant l’impossibilité d’acheter le strict nécessaire, c’est aux femmes de se débrouiller pour, malgré tout, présenter à l’homme “chef de famille” le plateau du repas ; ainsi on a vu réapparaître sur les marchés les productions artisanales faites par les femmes, “galettes, pain, pâtes fraîches”, vendues par les enfants. La fabrication de ces produits est longue et pénible et c’est une raison de plus pour maintenir les femmes à la maison. Dans les villes, l’Etat n’assure plus l’entretien des crèches, des cantines scolaires, il n’y a plus de bourses d’études pour les enfants des collèges, et donc les femmes doivent gérer ces carences avec les contraintes imposées par l’exode rural qui a détruit les structures communautaires d’entraide.

Face à ces difficultés quelques femmes ont cru aux promesses du F.I.S., seul parti à parler démagogiquement des problèmes de l’eau, du logement, proposant même pour la femme au foyer un salaire (seule 8 % des femmes algériennes travaillent), mais ce sont les mêmes femmes qui aujourd’hui prennent d’assaut les mairies remportées par le F.IS. pour demander des comptes, pour exiger la réalisation des promesses.

Créées avant les partis politiques dont le FLN a différé l’autorisation, les associations de femmes ont eu un rôle politique majeur quant à la dénonciation de la dérive fasciste de l’intégrisme religieux en Algérie. Cependant, aucun lieu d’accueil pour les femmes n’existe, aucune structure d’entraide collective ne peut répondre aux demandes urgentes des femmes qui subissent toujours le pouvoir de l’homme, il faudrait agir dans l’illégalité pour construire une alternative émancipatrice des femmes, et aucun signe ne permet de penser que cela soit possible aujourd’hui en Algérie. Ainsi, devant la pénurie de logements et l’injustice de leur attribution, des femmes sont décidées à squatter ceux qui sont libres, mais les organisations de femmes dans leur ensemble ne soutiennent pas une pareille démarche. Les associations revendiquent une existence officielle, lors des différentes agressions elles se sont adressées au gouvernement, au ministre de la police, pour être protégées et respectées au même titre que les citoyens, et que les coupables soient condamnés. La structure écrasante du Parti unique a marqué fortement les Algérien(ne)s depuis 1962, les 40 partis politiques déclarés illustrent cette impérieuse nécessité du droit d’expression et de reconnaissance, mais pour les femmes, la route est toujours un peu plus longue…


(1) UNFA : Union nationale des femmes algériennes, organe du FLN ; Madame Belhadj a déclaré : “le code de la famille est un acquis face au vide juridique (!!!), il doit s’inspirer de la Chariaa (loi islamique), mais de la vraie Chariaa (!!!!!)”

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