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L’espoir de transmettre le message ?

Courrier d’Abdelaziz Boucherit paru dans Sans Frontière, n° 18, semaine du 4 au 10 avril 1981 ; suivi de la réponse de Madeleine Pestre parue dans Sans Frontière, n° 20, semaine du 18 au 24 avril 1981 ; puis celle de Sakina B. parue dans Sans Frontière, n° 26, semaine du 30 mai au 5 juin 1981

M. Boucherit, dont nous avons publié déjà une première lettre sur les femmes immigrées nous adresse ce deuxième point de vue.

Nous le publions intégralement, le débat continue.


Afin de permettre une connaissance de votre journal, je me suis fixé une règle, qui commence déjà à apporter ses fruits : chaque vendredi j’achète 10 journaux de « Sans Frontière » et je les distribue à la caisse, en essayant d’intéresser tous les jeunes immigrés. Votre journal donne le ton à la cause immigrée. Ce que j’admire en lui. Néanmoins, je n’approuve pas toute sa politique, notamment le problème de la femme algérienne.

Surtout, je vous encourage dans cette voie, car la discussion forge les esprits.

Actuellement, nous sommes en train de tourner un film (documentaire) sur l’autogestion des immigrés en France. Cela pourra peut-être éveiller la nostalgie de la population immigrée très dense dans mon quartier.

C’est pourquoi tout ce qui se passe autrement dit tous vos sujets nous intéressent.

L’illusion de faire de la femme l’égale de l’homme nous a déjà conduit à un bilan catastrophique.

Beaucoup d’hommes souffrent de l’excès de liberté qu’on accorde aux femmes. Les seules victimes de cette liberté qu’on accorde aux femmes. Les seules victimes de cette liberté sont les jeunes adolescents. Les couples ne résistent pas à la morale qu’on ne cesse de propager aujourd’hui. On assiste à la disparition du mariage et par conséquent, à un mythe qui jadis était à l’honneur. Les critères qui conditionnaient la maintenance et la solidité de l’esprit familial, n’inquiètent pas la jeune génération occidentale. C’est ce qui engendre beaucoup de ruptures dans les familles, beaucoup d’enfants tendent à ignorer la chaleur familiale et beaucoup de vieux finissent dans les maisons de retraite.

En somme, toutes les structures de plusieurs générations sont en péril au profit des idées utopistes qui n’ont de valeurs que dans les malheurs et le manque d’amour.

Il faut veiller à la cohésion des familles, sur l’honneur de la famille et sur les bienfaits des méthodes, dont les résultats ont été fructueux.

La vague du mal ravageur qui se propage sans discontinuité et commence à prendre de l’ampleur, dans la logique des jeunes femmes en particulier, cette liberté aiguisée par un esprit de révolte. Qui s’attaque sans vergogne aux mœurs et aux principes qui assurent la mélodie et la joie de vivre, n’ont pas de place dans l’esprit Nord-africain et arabe en général.

Car tout ce qui est évident pour la femme européenne ne l’est guère pour la femme immigrée. Pourquoi ?

La femme immigrée doit sentir sans équivoque que l’homme est la pièce importante du foyer.

Et en aucune mesure, ne doit se comparer à lui.

Cette dernière, avant de s’engager pour opter pour quelque chose, doit obligatoirement, en principe, passer par un consentement de l’homme. Maître de la réflexion et l’être désigné et évertué par la nature.

L’homme tel qu’il est décrit par la religion musulmane, source de toutes les civilisations arabes, est celui qui possède l’art de manier les choses. La preuve reste son courage conjugué avec sa force, lui valent l’étiquette d’être suprême.

Les jeunes filles immigrées qui se trouvent au seuil de la vie de famille doivent se conformiser à ces principes sans craintes. Elles n’ont d’intérêt que de chasser les idées ballantes qui leurs créent des penchants pour le style de la vie européenne : vie infecte.

La femme au fond d’elle même, approuve l’autorité de l’homme, plutôt, la cherche, car à ses yeux, elle exprime la sécurité et la stabilité. Certes, dans chaque ménage, le rapport de forces, l’influence et l’autorité varient avec la personnalité des deux conjoints.

Mais là où la femme prend le dessus, la cassure est inévitable.

Pourquoi tenter en vain, de montrer une femme responsable et forte alors que la nature elle même l’a déclarée autrement. Quelles idées !!! vous allez me dire. Serait-il le fond de votre pensée ? Ou bien, vous essayez de cacher la vérité aux femmes pour les résigner. Vous vous rendez compte des conséquences de votre démagogie ? Le « Journal Sans Frontière » doit se fixer comme règle d’or, le célèbre adage : on ne commande à la nature qu’en lui obéissant.

La pénombre dans laquelle on entraîne la fille émigrée est très dangereux. Malheureusement, cela ne se limite pas qu’en France. Elle essaye de trouver raison à l’extérieur de la France, autrement dit en Algérie, en Tunisie, et au Maroc.

Qu’on décervèle les filles immigrées de l’héritage culturel et de la vérité islamique, pour les domestiquer, cela est compréhensif. Mais dire que la femme algérienne se révolte pour accéder au même statut que l’européenne, n’est que mensonge et révèle l’état d’imagination de vos informations.

Je dois dire à haute voix, que les femmes nord-Africaines, sont très heureuses du cadre de vie instauré. Et rassurez-vous, elles ne sont pas prêtes à changer pour s’aventurer à un système qui les dévalue.

Il n’est pas question qu’elles prennent exemples sur les fumeuses, les lâcheuses, qui ne trouvent pas leur place dans notre société. Et il mérite de les désigner du bout du doigt et les combler d’une négligence extrême pour éviter que cela se généralise.

Quelle insulte pour nos principes, tissés par les lois de l’Islam, que de voir la femme prendre les hauteurs sur l’homme.

Quand cette pensée sera admise au sein de la société Arabe, nous serons au bord de la faillite de la noblesse et de la pureté de l’âme arabe.

Le danger qui menace la femme algérienne de prendre comme idéal sa sœur l’européenne.

La femme Algérienne vertueuse, respectueuse d’où découle une pureté raffinée, qui fait d’elle un ange. Sa beauté limpide et dont les yeux cachent toute la féminité nécessaire pour tout signifier, ne lui amène que des regards respectueux et pleins de tendresse. En somme, un oiseau rare. Quitte qu’on dit de lui sauvage.

Oui, à la lumière de la femme occidentale, elle est « mineure pour la vie ». Mais pour nous, elle est dans sa peau. C’est ainsi que les femmes sont douces. Ainsi je ferme la boucle en rappelant que le statut de la femme arabe repose sur le respect de la famille (le père, le frère, le mari, etc.) la tenue face à la société et l’obéissance absolue. Je trace brièvement la caricature du rôle de la femme immigrée et arabe en général.

Ceci en réponse aux textes qui prétendent défendre la femme immigrée et se lancent parfois dans des analyses fausses à propos des femmes nord-africaines.

La logique de noblesse est en vous, ne vous laissez pas influencer. Je donne mon adresse pour répondre à tous ceux qui m’écrivent, directement ou par voie de « Sans Frontière » ; je défendrai mes arguments, j’approuve ceux qui me complètent et je respecterai ceux qui désapprouvent le style de leurs ancêtres.

Je vous écris dans le but de rendre service à mes concitoyennes.

Mr Boucherit Abdelaziz
Belfort


Réponse à Mr Boucherit

Encore moi ! Madeleine de Marseille. Et ce n’est pas fini, car je veux vous envoyer un témoignage sur ma vie d’aide-soignante en maternité avec les femmes immigrées. Mais avant, il faut que je recopie en appliquant. J’écris très mal et je ne connais personne pour le taper à la machine.

C’est autre chose qui me pousse à vous écrire ce soir. La lettre de Mr Boucherit de Belfort, m’a fait hésiter, ainsi que mes amis (ies) à la première lecture, entre l’indignation et le rire. Mais à la réflexion, je n’avais plus du tout envie de rire, mais de pleurer. Je n’ai pas du tout envie de répondre à sa lettre en détail, ça n’en vaut pas la peine. Je me pose seulement une question : Mr Boucherit se croit-il antiraciste ? A-t-il souffert, lui, en tant qu’arabe du racisme ? Parce que les théories fumeuses qu’il développe me font penser à quelque chose de sinistre. Pas vous ? A partir du moment où une personne cherche à prouver la supériorité d’une race sur l’autre, ou d’un sexe sur l’autre, devinez ce qu’il est ? Et ce qu’il risque de devenir, de faire, au nom de ces belles théories ? Je n’ai besoin de références ni en Dieu, ni dans le Coran ou la Bible, pour savoir viscéralement que l’homme et la femme sont égaux de la même façon que les noirs et blancs le sont, qu’indiens ou jaunes le sont, qu’arabes ou esquimaux le sont etc. Nous sommes tous des humains et Mr Boucherit semble l’oublier. Quand on se bat depuis toujours contre le racisme et qu’on est confrontés jour après jour à de tels fanatiques, il y a de quoi pleurer de désespoir et de découragement. Car ceux-là mêmes qui essaient de prouver la supériorité d’un sexe sur l’autre, sont tout à fait prêts à l’occasion, à vouloir prouver la supériorité d’une race ou d’une religion, ou de je ne sais quoi sur d’autres. Je n’espère pas du tout convaincre ce monsieur, sa cuirasse est beaucoup trop épaisse ! Mais je vous demande cependant de publier ma lettre. Pour savoir si d’autres ont ressenti la même tristesse que moi …

Avec toute mon amitié.

Madeleine Pestre

P.S. : Je tiens à préciser que le sentiment d’indignation ressenti par mes amis était partagé, qu’ils ou elles soient, comme moi, français, ou maghrébins. Il n’y a pas de nationalité ou de race quand on tente de rabaisser un autre être humain. La 1ère lettre de Mr Boucherit était peut-être belle, comme vous le disiez, elle était surtout encore modérée. Cette fois, elle rejoint « la position (et au-delà peut-être) des plus ordinaires, de nombre de vos concitoyens » : caricaturale, hélas …


Réponse à Boucherit :

Ce n’est qu’un début, le combat débute

Je prends le droit de répondre au message que vous avez eu le courage d’exprimer.

Je ne partage pas votre opinion, je pense que beaucoup de femmes, victimes de l’exploitation sexuelle ne doivent pas soutenir vos propos qui à mon avis sont trop simplistes.

Tout d’abord, je tiens à remercier et à encourager par mon soutien, la lutte de tous les opprimés (hommes et femmes).

Afin d’espérer un jour pouvoir briser les ténèbres de la nuit si longue, qu’est l’oppression et la répression que nous subissons par nos propres frères.

Monsieur, je tiens à vous dire que vous n’êtes pas responsable, ni les autres frères arabes, si malheureux dans cette frustration liée directement avec la mentalité traditionnaliste que je ne sais qui, vous a inculquée depuis des millénaires. (Période pré-islamique, Islamique). Je vous dis cela en essayant d’éviter l’amalgame (tradition-religion).

Je voudrais m’appuyer sur votre article afin d’essayer d’éclaircir ce qui me parait assombri.

1- Car tout ce qui est évident pour la femme européenne ne l’est guère pour la femme immigrée : pourquoi ?

a) – « La femme Immigrée doit sentir sans équivoque que l’homme est la pièce importante du foyer. Et en aucune mesure, ne doit se comparer à lui.

Le droit de vote, de travailler, de s’exprimer librement, d’aller à l’école, de faire partie de la vie économique, sociale et politique d’un pays, sont-ils des inévidences pour la femme immigrée ?

Comment osez-vous parler d’autogestion d’Immigrés en mettant des barricades à la liberté des femmes immigrées.

Vous n’êtes pas responsable

Il faut abolir les frontières, car celles que vous mettez consciemment et injustement, en divisant la femme arabe et la femme européenne, ne fait que renforcer l’oppression masculine, et cela dans le monde entier. Compte tenu de la différence de notre civilisation avec l’Occident. Vous êtes convaincu que la femme Arabe ne peut être responsable de ses actes civils et politiques, vous êtes-vous déjà mis trente seconde dans la peau de l’objet de procréation qu’est votre mère, première victime de vos esprits « supérieurs ». Est-ce une culture que de rester tout une vie enfermée dans quatre murs d’un ghetto où le patriarche que sont nos pères, règne comme leur maîtres absolu ? Savez-vous ce que c’est que de passer sa journée entre le lavomatique, les commissions, la popotte, les enfants, les engueulades : aimeriez-vous que nous vous fassions subir la répression que vous exercez sur nous ?

Ce que vous croyez être une culture, n’est qu’une sous-culture. Il ne faut pas dénigrer les luttes de femmes, il faut savoir en tirer parti. La prise de conscience que vous avez acquise n’est pas tout à fait négative en ce sens qu’elle est utile pour combattre l’oppression qui s’abat sur les jeunes Immigrés, que je me permets d’ajouter, pour compléter. Mais là où je vous contredis, c’est dans votre esprit hermétique aux revendications de la femme que vous qualifiez d’« illusion ». Ni l’homme Arabe, ni la femme Arabe, ne s’épanouiront dans les chaînes de la mentalité archaïque, qui ne fait que retarder l’approche du bonheur, qu’est l’approche de l’égalité des sexes, à l’intérieur et à l’extérieur de notre société.

Avez-vous peur de perdre vos chaînes ? Votre façon de hiérarchiser, de classer la famille, fait de vous l’équivalent d’un patron embauchant une main -… d’œuvre immigrée docile. Si la main-d’œuvre gratuite, vient un jour à se résigner pour de meilleurs conditions de travail, celui-ci d’emblée, passera par le biais facile qu’est la répression. Ainsi voyez-vous la femme (!?).

Une main et l’autre

2) « La femme Immigrée doit sentir sans équivoque que l’homme est la pièce importante du foyer »

Je ne pense pas qu’on puisse parler de foyer quand celui-ci est dirigé à sens unique, c’est à dire que seul l’homme possède le pouvoir dans la famille Arabe. On dit bien qu’une main ne peut applaudir sans l’autre. S’il est écrit quelque part que la femme est le dessous de l’homme, cela est plausible. Quand bien même la nature aurait désigné l’homme comme maître absolu de la réflexion, croyez-vous Monsieur, que nous devons être condamnées (és) à vie à écouter sagement dans la paix de la servitude ce que la nature-répression dit ?

Si la parole du Coran est immuable, la vie n’est pas immuable. La religion véhicule souvent la bourgeoisie pour écraser les masses populaires. L’exemple du régime du roi, dans son genre l’illustre bien. En Algérie, le régime basé sur le « socialisme » et le Code de la Famille sont antagonistes.

3) « La preuve reste son courage conjugué avec sa force lui valent l’étiquette d’être suprême.

Quelle habileté que de manier la répression ! En Israël, les sionistes se sont appropriés une terre palestinienne sous prétexte que la Bible l’a dit. Ils se sont emparés lâchement par la force du pouvoir en massacrant un peuple démuni de tous moyens de défense. Voyez jusqu’où mène le chemin de la prétendue puissance ?

En parlant de suprématie, vous ne faites que le minable travail du raciste. « Car je suis blanc, donc je suis supérieur au noir ». Car je suis homme, je suis supérieur. C’est peut-être comme ça que le germe de l’impérialisme dans ce monde a fleuri.

Un seuil de tolérance

4) « Les jeunes filles Immigrées qui se trouvent au seuil de la vie de famille doivent se conformiser à ces principes. Elles n’ont d’intérêts que de chasser les idées ballantes qui leur créent des penchants pour le style de la vie européenne. Vie infecte.

Certes, de nombreuses jeunes femmes immigrées en France, sont tombées dans l’engrenage, qu’est cette prétendue liberté-facade « la pomme rouge à l’extérieur, moisie à l’intérieur ». L’homme ignorant, de son côté, s’est contenté de cataloguer la femme qui fume, qui boit, qui se distrait.

Ainsi, les femmes européennes se sont vues traitées comme moins que rien. Mais pour changer cela, je ne crois pas qu’il faille condamner nos frères, il faut analyser et comprendre quelle misère culturelle a rendu ces êtres humains si peu, je dois le dire « évolués ».

Bien sûr, il faut tenir compte de l’oppression qui s’exerce sur les travailleurs (surtout analphabètes), 130 ans de colonisation en Algérie, la politique du Protectorat au Maroc et en Tunisie, ne nous a pas permis de fonder un Maghreb cultivé, indépendant de cet Occident …

Les colons nous ont déraciné, en nous imposant leur mode de vie, leur pseudo-culture, leur langue. Aujourd’hui, nous voilà traités péjorativement de Tiers-Mondistes.

Je dis cela en prenant conscience que le peuple de l’Occident n’est pas l’auteur. Il faut regarder la classe dominante qui nous divise, c’est ceux-là qui sont depuis toujours les racistes, qui font un travail minutieux, en séparant la classe ouvrière française et la classe ouvrière arabe.

Arrêtons, M. Boucherit et tant d’autres immigrés d’en vouloir aux moutons dociles que sont nos frères ouvriers européens. Cessons de faire du sentimentalisme. Sinon, nous resterons des « inférieurs ».

5) Je dois dire à haute voix que les femmes nord-africaines sont très heureuses du cadre de vie instauré. Et rassurez-vous, elle ne sont pas prêtes à changer pour s’aventurer à un système qui les dévalue.

M. Boucherit, avez-vous lu le livre de l’écrivain Ali Ghalem (Imrat-ou-Ibni) ? Avez-vous lu le livre que notre très chère compagne de combat, Saïda Menebhi, nous a laissé, en mourant pour la cause du peuple marocain ? Où avez vous vu un peuple se libérer d’une colonisation, sans les femmes ?

5) « Quelle insulte pour nos principes, tissés par les lois de l’Islam, que de voir la femme prendre les hauteurs sur l’homme. Quand cette pensée sera admise au sein de notre société arabe, nous serons au bord de la faillite de la noblesse et de la pureté de l’âme arabe.

Monsieur, dans le Coran il n’est jamais dit qu’il faut être forcément Arabe, pour être Musulmans (es), en parlant ainsi, vous faites exactement le même amalgame que les sionistes celui de confondre religion-race. Vous êtes en contradiction avec vos dires, les principes que vous défendez avec conviction ne sont pas fondés par votre esprit, vous affirmez bien, qu’ils sont tissés par l’Islam. Et même, jadis, si l’Islam florissait dans le monde, (ce qui n’est pas faux), l’Islam, aujourd’hui, n’existe plus vraiment, et souvent, grâce à des individus de votre style, M. Boucherit.

Ainsi, en guise de conclusion, je vous laisse en remerciant Leïla Sebbar, Juliette Minces, toutes les femmes qui nous aident à arracher notre liberté, peut-être un jour.

Sakina B.
Dijon

Dans l’espoir que des hommes Arabes plus progressistes écrivent [pour] nous. Ce n’est qu’un début, le combat débute.