Mohamed El Djerah : Le rôle de Messali Hadj et du M.N.A.

Article de Mohamed El Djerah paru dans La Révolution prolétarienne, novembre 1959, p. 14-16.

Dans la « R. P. » de juillet-août 1959, le camarade Louzon a publié un article sous le titre « Requête à Messali Hadj ».

Tout d ‘abord, il a rendu hommage au Président du M.N.A. en des termes pleins de sympathie et de grandeur. Il faut le dire, il peint admirablement bien l’ouvrier et le dirigeant courageux qui a consacré sa vie entière au service des travailleurs algériens et à leur éducation.

Plus loin, il précise dans sa requête deux aspects :

1 ) Il demande à Messali Hadj de faire cesser les luttes fratricides entre les Algériens.

2) II fait une analyse sur certains aspects de la Révolution algérienne qui mettent aux prises les nationalistes eux-mêmes, analyse, en vérité, tout a fait contraire à l’historique de ces problèmes. Le camarade Louzon lui-même est loin d’être affirmatif dans son analyse, étant donné qu’il se déclare non convaincu de certains événements qui ont précédé le déclenchement de la Révolution algérienne.

A propos des luttes fratricides entre Algériens, il est bon de noter que dans le même numéro de la « R. P. », il y a une déclaration de Messali Hadj qui est adressée aux démocrates français pour intervenir eux-mêmes et aider les Algériens à la réconciliation et à mettre fin aux attentats entre Algériens. Comme le note la rédaction de la « R. P. » Messali Hadj a déjà répondu par avance à la requête du camarade Louzon de s’élever contre les luttes fratricides, étant donné que son premier appel a été adressé aux Algériens le 1er septembre 1957 alors qu’il était encore à Belle-Isle-en-Mer. En outre, au début de janvier 1959, il renouvela cet appel par voie de presse quelques jours avant sa libération.

Dès son arrivée à Chantilly et devant des milliers d’Algériens Messali Hadj appela ses compatriotes à la réconciliation et à l’union afin d’éviter de porter atteinte à la cause algérienne. Dans le « Figaro » du 13 avril 1959, il renouvela, une fois de plus, son appel pour la cessation des luttes fratricides.

Quelle a été la réponse du F.L.N. ? Aucune, sinon l’assassinat de Nadji Mohamed, membre de la Commission exécutive de l’U.S.T.A. de la région parisienne, qui a été abattu devant le siège social de ce syndicat.

Enfin, l’appel que Messali Hadj lança en Juillet 1959, a été repris par Jean Cassou. Celui-ci a reçu plusieurs centaines de signatures provenant de toutes les couches sociales des milieux démocrates français. Le silence ne s’est fait que plus lourd de la part du F.L.N. et les attentats continuent jusqu’à nos jours.

Dans ce domaine, nous sommes convaincus que Messali Hadj et le M.N.A. sont allés au delà de leur devoir. Nous aurions bien voulu que le camarade Louzon et tous les Français pro-F.L.N. adressent à ce dernier une requête pour le mettre devant ses responsabilités. Comme il n’est jamais tard pour bien faire, nous leur demandons de faire les mêmes démarches auprès du F.L.N. comme ils les ont faites auprès du M.N.A. Quant à l’analyse, nous avons dit qu’elle était complètement erronée et voici pourquoi.

AVANT L’INSURRECTION

Sans entrer dans les détails des premiers mois qui ont précédé le déclenchement de l’insurrection algérienne, nous croyons, cependant, qu’il est nécessaire de faire une mise au point pour éclairer à la fois le camarade Louzon et l’opinion publique. Quand Messali Hadj fut arrêté à Orléansville le 14 mai 1952 à la suite d ‘une grande tournée de propagande, il fut envoyé en France, en résidence forcée, à Niort.

A cette époque, couvait au sein du M.T.L.D., une crise qui n’avait pas été rendue publique. Les causes de cette crise étaient que la Direction du M.T.L.D. avait dévié de sa ligne politique, pour s’engager dans une politique de collaboration avec le néo-colonialisme que symbolisait M. Jacques Chevallier, maire d’Alger, à l’époque.

Messali Hadj avait essayé, par tous les moyens en sa possession, de convaincre ses amis de la Direction d’abandonner cette voie qui était foncièrement contraire au programme du M.T.L.D. Cet effort qui avait été tenté durant plus de trois ans n’avait donné aucun résultat. Et quand Messali Hadj fut éloigné à Niort, la Direction trouva le champ libre pour poursuivre sa nouvelle politique qui avait été minutieusement et sciemment préparée. Cette déviation n’était pas le fait d’une erreur ou d’une faiblesse. Non, c’était une chose voulue et longuement méditée.

D’autre part, cette direction avait également préparé tout un personnel et le cadre nécessaire pour imposer cette politique à l’ensemble du Parti. Lorsque Messali Hadj s’est trouvé devant une telle situation, et, après avoir usé de tous les moyens de persuasion, il s’est alors adressé aux militants de France et d’Algérie pour les mettre au courant de ce qui se tramait dans le silence. A cet effet, un Comité de Salut Public fut créé en avril 1954 à Paris. Le 28 avril 1954, la Direction du M.T.L.D. démissionna sous la poussée de la base et de l’opinion algérienne.

Mais, en vérité, celle-ci s’est retirée pour mieux saboter le redressement du parti.

Que le camarade Louzon sache bien que cette œuvre de salubrité publique qui avait été entreprise par Messali Hadj alors que ce dernier était soumis à la résidence forcée à Niort, fut véritablement un tour de force, rarement vu dans la lutte révolution-n a ire. Car cette Direction avait entre les mains l’argent, les archives et les cadres du Parti qui sont entrés dans l’opposition dès que Messali Hadj eut entrepris le redressement du M.T.L.D. Pourquoi la Direction de l’époque a été amenée à abandonner la ligne politique du M.T.L.D. ?

Cette décision a été prise à la suite de la répression qui a été déclenchée contre le M.T.L.D. en 1950. C’est à la suite de cette répression que la fameuse Direction avait décidé d’abandonner la lutte révolutionnaire, pour se confiner entièrement dans le réformisme et la politique électorale. C’est là le fond de la crise contre laquelle s’est élevé Messali Hadj. Pour y remédier, il entreprit le redressement du M.T.L.D. tant en France qu’en Algérie. Il fallait donner au parti son véritable rôle face aux événements qui prenaient une allure pré-insurrectionnelle et l’élever ensuite à la hauteur d’une situation révolutionnaire comme celle du Maroc et de la Tunisie. Rappelons qu’à cette époque Bourguiba était dans l’ile de la Galite et le sultan déporté à Madagascar.

A cet égard, un Congrès extraordinaire fut tenu à Hornu, en Belgique, les 14, 15 et 16 juillet 1954 au cours duquel la déviation réformo-colonialiste a été éliminée et ses auteurs exclus. D’autre part, des décisions révolutionnaires avaient été prises pour préparer le M.T.L.D. et le peuple algérien aux événements qui ont vu le jour le 1er novembre 1954. Non seulement le M.T.L.D. a procédé au redressement du Parti en éliminant les réformistes et en préparant la Révolution, comme nous le disons plus haut, mais encore celle-ci fut déclenchée au nom de Messali Hadj pour entraîner tous les militants et dissiper toute hésitation.

LE M.N.A. DANS LE COMBAT

En effet, c’est bien Mustapha Ben Boulaïd, le héros national, qui déclencha la Révolution dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954. Celui-ci a été victime d’une machination infernale fomentée par le F.L.N. précisément pour ses sentiments messalistes. D’autre part, tous les combattants et les dirigeants engagèrent la lutte au nom du M.T.L.D. que Messali Hadj venait de redresser.

Incarcéré à la prison de Constantine et avant son évasion, Mustapha Ben Boulaïd avait adressé une lettre de sympathie à Messali Hadj en juillet 1955. ce document dont l’importance est très grande, n ‘est pas parvenu à son destinataire. Il a été subtilisé par un avocat qui aurait préféré le donner au F.L.N. Sans doute, le sort tragique qu’a connu Mustapha Ben Boulaïd est dû à cette lettre où il manifesta toute sa confiance à Messali Hadj.

En effet, ce héros national déclarait aux émissaires qui allaient le contacter en prison : « que lui ne s’occupait que de la partie militaire et que le domaine politique regardait Messali Hadj ».

Et quand le M.T.L.D. fut dissous le 5 novembre 1954, par le Gouvernement Mendès-France, Mitterrand, Jacques Chevallier, immédiatement après, fut créé le M.N.A.

Il est nécessaire de noter en passant que lors de cette crise, toute la gauche française, la presse, la radio, les staliniens et le gouvernement avaient pris fait et cause pour l’ancienne direction du M.T.L.D.

La direction de la Fédération de France qui avait été gagnée à la politique de collaboration avec le néo-colonialisme présenta Messali Hadj dans les milieux de la gauche française, et en particulier auprès des journaux « L’Observateur », « L’Express » et autres salles de rédaction, comme un panislamiste, un fanatique et un extrémiste aveugle.

On notera également que cette orchestration qui groupe la gauche française depuis le P.C.F. jusqu’aux Mendésistes, a fait peser un silence de cimetière sur l’activité du M.N.A. en France comme en Algérie.

Le M.N.A. n’a jamais cessé le combat tant sur le plan militaire que politique.

Au lendemain du déclenchement de la Révolution algérienne, le M.T.L.D. avait pris en main la direction des affaires militaires dans les trois départements algériens.

Krim Belkacem, le sergent Ouamrane, Ben Bou­laïd, Zighoud Youssef, Haoues et autres qui tenaient tous les maquis étaient sous les ordres du M.T.L.D.

Des militants M.N.A. partirent de France munis de fonds pour renforcer les maquis et en créer de nouveaux.

Mlle Claude Gérard s’est rendue en mai 1956 dans les maquis M.N.A. où elle est restée plus d’un mois. Son reportage avec photographies et son emprisonnement même en font foi.

Jusqu’à nos jours, il y a des maquis M.N.A. et des combattants du M.N.A. au sein des maquis F.L.N. Tout récemment encore, M. André Louis, envoyé spécial du journal belge, la « Cité », de tendance chrétienne démocratique s’est rendu dans les maquis M.N.A. où il a parcouru l’espace qui couvre le Sahara.

C’est dire qu’en prétendant que Messali Hadj ne se bat plus, le camarade Louzon commet une erreur monumentale.

Non seulement Messali Hadj n’a jamais cessé de se battre, mais il demeure que c’est grâce à lui que la Révolution elle-même a été déclenchée. En effet, sans l’intervention de Messali Hadj pour mettre un terme à la déviation et sans le congrès d’Hornu qui consacra le retour du M.T.L.D. à la lutte révolutionnaire, les événements du 1er novembre 1954 n ‘auraient pas eu lieu. Ce fait marque un tournant historique de la lutte du M.N.A. et montre la justesse du but constamment poursuivi par le père du nationalisme algérien.

Quand on lit l’analyse du camarade Louzon sur la période préparatoire de la Révolution algérienne, la crise au sein du M.T.L.D. et le rôle humiliant qu’il attribue à Messali Hadj, on se demande où ce dernier a puisé ses informations ?

Est-il possible qu’un homme de l’envergure du camarade Louzon et de qui Messali Hadj parle jusqu’à maintenant avec un grand respect, puisse s’avancer dans un tel domaine et aller si loin dans l’accusation sous forme de point d’interrogation ?

Sur un autre point, le camarade Louzon commet la même erreur quand il accuse le M.N.A. de perpétrer les luttes fratricides et les attentats contre le F.L.N.

Ignore-t-il déjà que, en mai 1955, l’Algérien Tarbouche, venant de Suisse où il avait assisté à une réunion F.L.N. à Berne, devait assassiner Messali Hadj ? Il l’a pourtant avoué lui-même, et non sans fanfaronnade. Pour montrer la largesse d’esprit du chef du M.T.L.D. cet individu a été défendu à Alger par son avocat M. Dechezelles.

Beaucoup de militants F.L.N., abandonnés par leurs chefs, sont également défendus par les avocats du M.N.A. grâce à Messali Hadj.

Le camarade Louzon ignore-t-il que, malgré l’appel de Messali Hadj du 1er septembre 1957 pour cesser les luttes fratricides, plusieurs dirigeants du M..N.A. et de l’U.S.T.A. ont été assassinées par le F.L.N. deux mois après ?

Par ailleurs, en Algérie et en France, des centaines de militants M.N.A. qui avaient consacré toute leur vie à l’émancipation du peuple algérien ont été froidement et lâchement abattus par le F.L.N. sous l’œil bienveillant de la police.

Ce polémiste impénitent a-t-il élevé la voix contre les massacres de Melouza, de la vallée de la Soumman, etc., où des centaines d’hommes ont été assassinés parce qu’ils combattaient précisément au nom de Messali Hadj et du M.N.A. ?

A-t-il oublié cette presse qui encensait sans arrêt le F.L.N. quand elle claironnait avec une joie à peine voilée la liquidation des derniers maquis messalistes par le F.L.N. ?

Et l’attentat dont Messali Hadj a été l’objet ?

Si le F.L.N. a décidé la liquidation physique et politique du M.N.A., c’est parce qu’il est obsédé par l’idée de vouloir être le seul interlocuteur valable et le seul dirigeant de la Révolution algérienne. C’est pour atteindre ses objectifs qu’il a décidé d ‘accomplir toutes ces horreurs pour exterminer tout ce qui n ‘est pas F.L.N.

Dans la « R. P. » d’octobre 1959, Messali Hadj est encore, une fois de plus, pris à partie par le camarade Louzon.

Que dit-il et que lui reproche-t-il ?

Messali Hadj est-il devenu un beni-oui-oui du genre Sid Cara ? Veut-il faire le rôle d’arbitre afin d’être lui aussi un interlocuteur valable ?

Répondant à lui-même, Louzon conclut en disant que « Messali Hadj ne peut être ni l’un ni l’autre parce qu’il ne s’est pas battu et n’a opté ni pour l’indépendance algérienne ni pour la colonisation française ». Il ajoute que le « Président du M.N.A. ne représente à peu près plus rien. Et comment alors prétend-il jouer demain un rôle quelconque».

Nous croyons que nous avons répondu sinon à toutes ces questions, du moins aux principales d’entre elles. Cependant, il est nécessaire d’ajouter quelques précisions sur ces problèmes qui tourmentent tant le camarade Louzon.

Déjà, dans le passé, Messali Hadj a été violemment attaqué de l’extrême gauche à l’extrême droite. Il fut accusé de tout. Mais on n’avait jamais pensé qu’un homme comme Louzon puisse prendre part à un tel concert !

Messali Hadj devenu Sid Cara ? Non alors, l’injure est insupportable.

Que pense alors Louzon de tous ces Beni-oui-oui et révolutionnaires de la onzième heure qui ont rejoint le Caire avec des passeports français. Ignore-t-il que ces Beni-oui-oui de haute marque se sont dressés contre la Révolution algérienne pendant longtemps et ils n’ont regagné Le Caire que par la peur et l’ambition de jouer un petit rôle alors que celui que Louzon accuse aujourd’hui fut jeté dans une île de l’Atlantique et coupé de toute relation avec l’extérieur. Et mélangeant Chaabane et Ramadan, Louzon tente de comparer Messali Hadj à Louis Blanc alors que le chef du M.T.LD. alla à l’âge de 60 ans mener une vie pénible et exténuante face à la citadelle où Blanqui l’Enfermé fut incarcéré.

Sans la sympathie pour Louzon et le respect que l’on a pour cet homme qui a consacré de tout temps sa plume à la défense des peuples opprimés, on aurait méprisé ce coup de pied inattendu.

Que le camarade Louzon sache que Messali Hadj dans ce combat qu’il poursuit depuis de longues années et même quand il est enfermé, ne cherche à être ni interlocuteur valable ni l’arbitre à tout prix. Son objectif principal est et demeure la libération du peuple algérien des servitudes coloniales, et le droit de disposer de lui-même.

« Il ne se bat pas », déclara Louzon. Que fait-il alors ? Et pourquoi cet acharnement contre lui ?

Qui, derrière le F.L.N. ne voit certaines nations, de gros intérêts et les amateurs de pétrole ? C’est regrettable, camarade Louzon de constater qu’il y a là un fait social qui vous échappe, vous qui analysez les choses en partant des principes socialistes. Cela vous amène à attaquer un mouvement prolétarien par son origine, sa foi et sa volonté d’instaurer en Algérie un régime de liberté et progrès social.

Si Messali Hadj ne se battait plus et s’il ne représentait plus rien, pourquoi alors cette coalition et ces assassinats ne s’arrêtent plus depuis quatre années contre les Messalistes ?

Pour celui qui veut se donner la peine de se pencher objectivement sur la Révolution algérienne, il constatera que Messali Hadj en est l’auteur et l’acteur principal.

Enfin, Louzon déclare que « Messali Hadj n’a opté ni pour l’indépendance algérienne dont il est le père, ni pour la colonisation française ».

C’est là une énormité qui surprend de la part du camarade Louzon. D’abord, ce dernier reconnaît lui-même que jusqu’à 1954, Messali Hadj est, en effet, le père de l’indépendance algérienne. Par la suite, s’il faut croire Louzon, Messall Hadj s’est tu et se tait jusqu’à ce jour et n’a ouvert la bouche qu’après le discours du général de Gaulle.

APRES LE DISCOURS DE DE GAULLE

Quant à la réponse de Messali Hadj au discours du 16 septembre du général de Gaulle, Louzon semble ne pas être satisfait de voir le président du M.N.A. prendre immédiatement position par sa déclaration du 21 septembre. Que dit-elle ? Messali Hadj a pris acte de l’autodétermination et salué cet événement comme un fait capital qui répond aux aspirations du peuple algérien et de tous les démocrates.

D’autre part, tout en affirmant l’indépendance de l’Algérie, il a souligné l’importance qu’attache le M.N.A. aux problèmes économiques, sociaux et culturels.

Donnant une forme à l’indépendance, Messali Hadj s’est prononcé pour une République algérienne faisant partie d’un Commonwealth français aux côtes des Etats de la Communauté et du Maghreb.

En outre, Messali Hadj a fait d’expresses réserves sur un certain nombre de problèmes et demandé l’ouverture de négociations pour clarifier tous les aspects se rattachant au règlement de l’ensemble du conflit franco-algérien et aboutir à un cessez-le-feu.

Que le camarade Louzon prenne la défense du F.L.N., cela le regarde. Pourquoi en veut-il à Messali Hadj ? Parce qu’il a répondu avant son poulain ? Si cela est l’objet de son mécontentement qu’il s’en prenne au F.L.N.

Si le camarade Louzon s’était donné la peine d’analyser sérieusement la déclaration de Messali Hadj et celle du F.L.N. il aurait constaté que la position du Président du M.N.A. est permanente et tend à faciliter l’ouverture des négociations pour éviter la prolongation de la guerre et alléger les souffrances du peuple algérien. Quant au F.L.N. ce n’est un secret pour personne qu’il a toujours fait preuve d’intransigeance en demandant la reconnaissance préalable de l’indépendance et à être reconnu comme le seul représentant du peuple algérien.

Maintenant que son intransigeance s’est montrée vaine et qu’elle a fait durer la guerre trois ans de plus, il abandonne ses positions et s’aligne sur celles de Messali Hadj.

Le camarade Louzon en voudrait-il à Messali Hadj d’avoir vu clair et surtout d’avoir voulu mettre fin à la guerre dignement et honorablement ?

Mohamed EL DJERAH

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