Algérie : Le FIS au secours de l’ordre bourgeois

Article paru dans Le Prolétaire, n° 407, juillet-août-septembre 1990.

On left: Abbasi Madini and Ali Belhadj speaking , two leaders of Algerian FIS party (Islamic Front of Salvation). (Photo by SIDALI-DJENIDI/Gamma-Rapho via Getty Images)

L’Algérie, avec un capitalisme soumis aux aléas du cours du baril de pétrole, avec une démographie galopante et une urbanisation de plus en plus grande (qui traduit la prolétarisation croissante de la population et la transformation des petits paysans en travailleurs des villes), est une poudrière sociale permanente. Le FLN après 28 ans de pouvoir, n’a pu apporter aucune solution aux problèmes les plus élémentaires de la classe ouvrière.

A la misère du chômage, au salaire dérisoire, s’ajoute la crise du logement, le ravitaillement complètement déficient et la chèreté de la vie. Tous les ingrédients étaient donc réunis il y a deux ans, en décembre 1988, pour que la poudrière explose. Les manifestations de 88 avaient été sauvagement réprimées par l’armée, faisant plus de 500 morts et d’innombrables blessés. Les arrestations qui suivirent se firent par centaines, et l’armée utilisa systématiquement la torture pour faire payer aux jeunes manifestants leur indiscipline sociale.

Sans un important changement politique des structures de l’Etat, il était évident pour la bourgeoisie algérienne , que l’ordre social serait de nouveau et rapidement ébranlé, et que si rien n’était entrepris dans ce sens, les risques de dégénérescence des émeutes en situation d’insurrection et de guerre civile étaient très lourds.

Le gouvernement Chadli, après avoir versé le sang, se lança donc dans une réforme de la Constitution de l’Etat, en introduisant le principe du multipartisme, de la démocratie, et en organisant sur cette base les prochaines élections municipales et régionales, le 12 juin 90. Le FLN qui bénéficiait du financement et de l’appareil de propagande de l’Etat pensait alors sortir honorablement de ces élections, en tout cas tel était le sens des sondages, et pouvoir retrouver une nouvelle légitimation démocratique, après avoir usé sa légitimation nationale-révolutionnaire de 1962.

De l’autre côté de la Méditerranée la France démocratique, soulagée des concessions de Chadli au multipartisme et espérant que l’Algérie puisse ainsi revenir à une situation sociale contrôlable et acceptable pour ses intérêts, a fait la claque à ces « premières élections à scrutin authentiquement libre depuis 1962 », oubliant qu’avant cette date seuls les colons avaient accès aux droits électoraux !

Simultanément à cette réforme politique, l’Etat avait tenté quelques changements économiques pour relancer l’économie algérienne, notamment en assouplissant les règles de jeu de l’investissement étranger dans le pays. Mais ces réformes économiques ne furent suivies d’aucun effet significatif qui aurait pu permettre au FLN de se présenter aux électeurs porteur d’un espoir de renouveau économique. L’ampleur de la crise est telle que l’Algérie ne pourra pas se relever sans ce que les bourgeois appellent « une véritable mobilisation nationale » pour la production, pour le travail, en forçant les prolétaires à accepter tous les sacrifices et en luttant contre toutes les tentatives de luttes ouvrières.

[sic] liards de dollars ; pour la rembourser il faut verser aux banques l’équivalent de 70% du montant des exportations ! Ce chiffre est à comparer aux 26 milliards de dollars que Abdelhamid Brahimi (Premier ministre de 1979 à 1988) avoue avoir été versés à titre de pots-de-vin à l’occasion des grands contrats, aux différents échelons de la hiérarchie de l’Etat et du FLN. L’argent de cette corruption n’a fait que renforcer les différenciations sociales, créant une bourgeoisie à la richesse insolente face à la misère grandissante des masses prolétarisées algériennes. Jamais les vitrines des uns n’ont été aussi fournies et luxueuses, jamais celles des autres n’ont été aussi vides et mal achalandées . Pour reprendre l’expression d’un jeune algérien : « Avant on mangeait de la merde, maintenant, on ne sait pas s’il y en aura assez pour tous ».

Après le massacre de 88, le gouvernement aura beau libéraliser les conditions d’investissement, l’Algérie est devenue pour le capitalisme international un pays à risques ; et les financiers et industriels renâclent à s’aventurer dans ce pays aux rues trop chaudes et à la classe ouvrière trop bouillante. Le fait que l’Algérie paye régulièrement sa dette, au rythme de 5 à 6 milliards de dollars par an, ne tempère pas leurs inquiétude quant à la stabilité de l’édifice social, garante d’une exploitation capitaliste efficace. Les banquiers ne se bousculent pas au portillon pour prêter de l’argent à l’Algérie, en particulier pour ses achats à l’étranger. L’Algérie doit donc passer par des chemins détournés pour se procurer les fonds nécessaires. A titre d’exemple, se sont maintenant les fournisseurs qui, avec les crédits qu’ils obtiennent eux-mêmes (en y apportant leur garantie), financent les achats de l’Etat. Mais cette méthode se basant sur des prêts à plus long terme (18 ou 24 mois) ne fait que surenchérir de 15% au moins le prix des produits de consommation non durables (alimentation), et de surcroît oblige l’Etat à concentrer ses commandes auprès des plus puissants fournisseurs, seuls capables de lui servir d’intermédiaire bancaire.

Les banques internationales provisionnent d’ailleurs leurs créances : sur l’Algérie à hauteur de 40% (autrement dit elles considèrent que l’Algérie peut faire défaut sur 40% de ses dettes). La débâcle économique a ainsi fait perdre 20% sur le pouvoir d’achat en l’espace de 3 ans.

Dans un tel contexte économique et social, il ne pouvait y avoir que deux solutions pour endiguer la vague sociale. Soit l’intervention de l’armée et l’instauration d’un régime de junte militaire, soit – après avoir écrasé dans le sang la première vague – la mise en place d’un système démocratique, avec ses multiples moyens de dévier la lutte directe des prolétaires dans le dédale des débats parlementaires.

Faire intervenir l’armée de manière permanente avec instauration de l’état d’urgence, comportait trop le risque de dégénérer en guerre civile. L’armée elle-même n’est pas entièrement fiable dans une telle opération. La hiérarchie intermédiaire est largement traversée par les courants islamiques, le contingent est formé de jeunes appelés, prolétaires au chômage, solidaires de ceux qui luttent dans la rue et dans les usines. L’armée est une arme qui aurait pu exploser dans les mains-mêmes du FLN.

C’est donc la voie référendaire qui est choisie et le 23 février 1989 est accepté par le peuple une nouvelle Constitution abandonnant le monopole du pouvoir du FLN.

Pour le capitalisme algérien, c’est la voie la plus favorable. Pour tirer l’économie en avant, remettre en route la pompe à profit, payer les dettes, le capital a besoin de pressurer davantage la classe ouvrière. Il a besoin d’une vaste restructuration, mais aussi de conditions sociales et politiques qui la rendent possible. Les diverses manifestations avant les élections avaient déjà montré que le FLN avait toutes les peines du monde à mobiliser des troupes pour faire bonne figure face à la manifestation du FIS, qui avait eu lieu quelques jours avant. C’est par cars entiers qu’il a dû racoler ses « partisans » dans les villages les plus reculés. Et, notait un journaliste, la moyenne d’âge élevée des manifestants du FLN par rapport à l’âge moyen de la population indiquait clairement qu’il s’agissait d’un parti du passé et non de l’avenir ; d’un parti incapable d’avoir la moindre assise dans la jeunesse qui représente la large majorité de la population algérienne.

Malgré tout, le FLN, qui se trouvait en situation de duel avec le FIS puisque les autres forces politiques soit boycottaient le scrutin (le FFS), soit représentaient des forces réelles moindres, espérait sortir vainqueur des élections. La crainte de l’intégrisme aurait dû, dans son esprit, jouer en sa faveur.

Le FIS (Front Islamique du Salut) est à la base une organisation petite-bourgeoise, largement soutenue financièrement par les commerçants et les artisans, ainsi que par une certaine catégorie d’intellectuels. Mais ce qui est important est son implantation dans les quartiers populaires des grandes villes (alors que le FLN est plutôt implanté dans l’arrière-pays paysan), et l’attirance qu’il exerce auprès des jeunes chômeurs, qui voient dans son discours radical, la possibilité de défendre leurs intérêts contre les privilégiés de l’appareil d’Etat et du FLN, dont la fortune, acquise par les dessous de table et la fraude, s’étale avec arrogance dans les beaux quartiers d’Alger (1).

Abassi Madani, le président du FIS, définit son organisation ainsi :

Le FIS n’est pas un front des minorités ou des élites. C’est un front unitaire pour toutes les classes du pays. Son objectif principal est de répondre à leurs besoins et de résoudre la crise économique, sociale et culturelle.

L’islam a un point commun avec la démocratie, il veut se situer au-dessus des intérêts de classe, être le représentant universel de tous ! C’est-à-dire qu’il veut objectivement se placer comme le représentant des intérêts nationaux du capital, donc des classes bourgeoises, tout en s’appuyant socialement pour les contrôler, sur les masses prolétaires.

La progression du FIS s’explique par le vaste réseau de mosquées que Chadli a lui-même participé à mettre en place pour mieux contrôler la propagation de l’islam, et par le fait qu’elle étaient le lieu le plus important où s’exprimait une opposition au gouvernement du FLN. Le FIS a aussi bénéficié du ralliement de dernière minute d’une quantité non négligeable de membres du FLN, dont l’intuition politique les a sans doute poussé à se placer dans le bon sens du vent.

Au cours de ces élections, le FIS, loin de servir de repoussoir en faveur du FLN, et des autres partis démocratiques, va focaliser l’opposition au FLN de tous ceux qui souffrent de l’Etat démocratiques (« opposées » sur le papier, car dans la réalité plus pragmatique, elle sont prêtes à composer avec lui). Cette longueur d’avance n’est pas seulement électorale. Elle se mesure dans les faits eux-mêmes. Le FIS a fait la démonstration de sa capacité de mobiliser de larges couches de la population, et surtout il a fait ses preuves pour maîtriser la classe ouvrière, l’empêcher d’utiliser ses moyens propres de lutte et d’apparaître comme force indépendante. Il n’y a en effet que le FIS qui soit réellement descendu sur le terrain pour tenter de contrôler, de canaliser ou de saboter les mouvements de révoltes spontanés des jeunes ou les grèves ouvrières.

Lors des émeutes de 88, le FIS s’ était déjà signalé, non pas comme instigateur des émeutes, mais comme la seule force ayant tenté concrètement d’ encadrer le mouvement pour l’orienter vers une direction islamique bien sûr, mais surtout légale. Le peu de succès de ses interventions d’alors, n’enlève rien à sa démonstration de « mettre le paquet » pour juguler le mouvement de révolte.

Le FIS ne cache pas d’ailleurs que son objectif est ordre et travail. Dans son numéro du début juillet, « Jeune Afrique » explique que :

D’autre part, les partisans d’Abassi Madani mobilisent des secteurs entiers de la jeunes autour de valeurs telles que la remise au travail. L’exemple de la grève des éboueurs à Alger le montre bien. Elle a été déclenchée pour protester contre le détournement de 250 appartements, théoriquement destinés aux employés de la voirie, par la ville. Or, dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 juin, c’est-à-dire après les élections, des brigades de jeunes, encadrés par des militants du FIS, ont nettoyé la capitale.

Le FIS désirait profiter de l’appel d’air des élections locales pour anticiper les élections parlementaires, en principe prévues dans deux ans. Vraisemblablement, Chadli ne pourra pas continuer à gouverner comme si rien ne s’était passé et sera peut être contraint de négocier un nouveau calendrier électoral. En attendant, l’exemple du sabotage de la grève des éboueurs montre clairement que le FIS ne rate aucune occasion pour démontrer à la bourgeoisie que lui seul peut remettre au travail les ouvriers trop revendicatifs. Cette démarche s’associe à une autre, sur le plan économique. Abassi Madani, que les nombreux séjours à l’étranger ont formé aux nécessités du développement capitaliste, n’a cessé de répéter qu’il ne s’opposera pas à la bonne marche de l’économie capitaliste, mais qu’il entendait au contraire lui impulser un souffle nouveau. Afin même d’étudier comment l’industrie touristique pouvait être exploitée, devises obligent, sans choquer les convictions islamiques, il ira même visiter les plages tunisiennes. Il en reviendra perplexe, certes, parce qu’associer charia, besoin de devises et nudité sur les plages n’est pas un exercice facile, même pour un partisan d’un islam « moderne ».

Face au FIS, les alternatives démocratiques traditionnelles, comme le FFS (Front des Forces Socialistes de Hocine Ait Ahmed), n’ont pas fait la preuve de leur capacité à maintenir la cohésion sociale. Le FFS en particulier, n’a rien produit d’autre que discours, promesses et papiers, sans jamais se montrer réellement capable d’action de mobilisation et de contrôle des prolétaires et jeunes chômeurs.

Cela explique pourquoi l’impérialisme français le premier intéressé par ce qui se passe de l’autre côté du bassin méditerranéen – n’a réagit que par une attitude attentiste, celle de celui qui attend que la situation mûrisse encore un peu avant de dévoiler son jeu en public. Un statu-quo réaménagé à la mode démocratique et capable de maîtriser l’ordre social, serait certainement ce qui aurait le mieux convenu à l’impérialisme français. Mais le cours de l’histoire ne s’adapte pas sur les envies ou les préférences de tel ou tel gouvernement des métropoles ! Dans le cas particulier, l’impérialisme français devra s’accommoder de la moins mauvaise solution pour lui, tout en faisant pression pour limiter les dégâts à ses intérêts si bien servis auparavant par l’équipe de Chadli.

Ce qui compte principalement, c’est d’abord que l’Algérie soit dotée d’un gouvernement capable d’assurer la paix sociale si indispensable aux bonnes affaires. Le capital n’a pas de religion et défendre ses intérêts vaut bien, pour le capital français, un tapis de prière. L’impérialisme français devra s’accommoder aux tirades anti-françaises des militants du FIS et de Madani en particulier qui prône le remplacement de la langue française par l’anglais.

Pour l’impérialisme français, mettre tout son poids pour conserver le FLN signifie conserver l’avantage de liens privilégiés par rapport aux autres puissances impérialistes ; mais cela signifie aussi continuer à faire monter la pression sociale jusqu’au point de non retour avant l’explosion finale. L’impérialisme préférera choisir un autre cheval, même si cela doit entraîner des changements notables dans ses us et coutumes avec l’Algérie.

Les réponses évasives de Mitterrand lorsque les journalistes lui demandent ce qu’il pense du résultat des élections algériennes, indique certes l’embarras de l’impérialisme français, mais aussi lance un avertissement au FLN : la France pratiquera la Realpolitik avec l’Algérie, sachant qu’au-delà de toutes les manœuvres politiques qu’elle peut exercer pour influer la situation au plus près de ses intérêts, c’est en définitive la question de l’ordre social qui primera.

Le tapage fait autour des déclarations du Front National, concernant les risques d’ « envahissement » de la France par des milliers de réfugiés en Boat-peoples, font encore une fois écran de fumée pour masquer le vrai problème que se pose l’impérialisme, celui de l’ordre. Les socialistes peuvent d’autant mieux répondre au FN qu’ ils savent qu’un gouvernement islamique leur donnerait toutes les garanties de coopération pour le contrôle de la main-d’oeuvre immigrée (Abassi Madani, dans ses élans démagogiques, n’a pas caché que s’il n’en tenait qu’à lui, il rapatrierait tous les émigrés d’Algérie).

Le FIS a pu exploiter le désespoir, l’absence de toute perspective de classe, la corruption révoltante de la bourgeoisie en place, pour mobiliser dans toutes les couches intermédiaires, petites-bourgeoises, mais aussi parmi les prolétaires désœuvrés. Malgré toutes leurs luttes, les prolétaires n’ont pu empêcher que le courant islamique ne gagne du terrain dans leurs rangs. Il n’y a d’ailleurs qu’en Kabylie, opposée fermement à l’arabisation prônée par le FIS, que les islamistes n’ont pas fait de score.

Lors de sa campagne électorale, le FIS aura beaucoup prêché pour la soumission à Dieu et le respect de la charia, mais ne s ‘est pas beaucoup avancé dans les questions touchant le chômage, le logement ou l’éducation ! D’ailleurs aucun autre parti ne s’est aventuré sur ce terrain. Tous se sont cantonnés à la seule propagande idéologique sur les principes de l’islam ou de la démocratie. Le FLN a fait campagne sur les thèmes proches de ceux du FIS : arabité islam, unité nationale, défense de la révolution nationale.

Les ouvriers, quelque soit l’avenir du courant islamique, et en supposant qu’il s’étende jusqu’à atteindre les sommets de l’Etat, resteront toujours la classe exploitée du capital, liée à l’esclavage salarié et dont le sort quotidien dépend du cours anarchique des « affaires ». Les difficultés du capitalisme algérien ne seront pas mieux surmontées parce que retentiront plus fortes encore les psalmodies à la gloire du Prophète, pas plus qu’elles ne le seront par le chant amplifié des sirènes démocratiques ou par l’évocation du glorieux combat pour l’indépendance nationale. Islam, démocratie ou socialisme national, le profit reste le profit, le marché reste le marché.

Dans le cas de figure où le FLN devrait laisser la place aux islamistes, les prolétaires ne pourront que vérifier que le baril de pétrole estampillé du sceau de l’islam plutôt que de celui de la révolution nationale, ne se vend pas un centime de plus pour cela, ne permet pas plus d’abaisser la dette, ni par conséquent de diminuer la pression s’exerçant sur eux. Le gagnant de l’avancée électorale du FIS n’est pas le prolétariat, mais le capital dans le mesure où le parti islamique se montrera capable d’assurer les entreprises contre les luttes ouvrières, de faire respecter l’ordre dans les villes et de créer des conditions favorables d’investissement.

Mais que ce soit l’alternative islamique qui l’emporte ou l’alternative démocratique, la classe ouvrière ne doit pas s’attendre à une amélioration de son sort, mais bien à une vaste offensive contre ses conditions de vie et contre ses conditions de lutte. Cette offensive ne sera pas faite de mots, mais d’actes de force ! Car, islam ou démocratie, c’est par la force et la coercition que la bourgeoisie défend son monopole de classe dominante.

La seule voie, la seule alternative pour les prolétaires est celle de leur lutte indépendante pour leur défense et leur organisation sur un terrain de classe, sur le plan le plus immédiat pour faire face aux offensives bourgeoises bourgeoises contre leurs conditions de vie et de travail, et sur le plan politique par la construction du parti de classe, pour que sa lutte puisse être dirigée vers les objectifs généraux et internationalistes de classe.


(1) Ali Belhadj, le numéro deux du FIS et le plus radical, est considéré comme la « coqueluche des jeunes chômeurs de la capitale ».

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