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Extrait d’une feuille diffusée par nos camarades en Algérie : Non aux mots d’ordre du chauvinisme !

Article paru dans Le Prolétaire, n° 254, 19 novembre au 2 décembre 1977

Des gardes mauritaniens gardent des prisonniers du Polisario dans un camp d’internement en novembre 1977 à Nouakchott, Mauritanie. (Photo by Roland NEVEU/Gamma-Rapho via Getty Images)

La vie politique en Algérie est marquée actuellement par des campagnes d’excitation chauvine orchestrées par le parti FLN avec « manifestations populaires spontanées » comme celle du 7 novembre à Alger à l’occasion des menaces françaises d’intervention au Sahara occidental.

Il va sans dire que ces campagnes chauvines rencontrent l’approbation totale des réformistes du PAGS (Ex-Parti Communiste d’Algérie, de triste mémoire) qui ont toujours masqué les véritables motifs qui guident le régime de Boumediène dans la question du Sahara Occidental.

Il n’est pas inutile de rappeler le contexte social dans lequel se déroule l’actuelle mobilisation chauvine lancée par les sbires de Boumediène : la période que traverse aujourd’hui la société algérienne est caractérisée par une montée très nette des luttes ouvrières (voir les grèves qu’a connues Alger cet été). Pour endiguer le flot de la colère populaire le pouvoir a jugé nécessaire de décider une augmentation générale des salaires, une augmentation qui non seulement ne correspond pas au coût de la vie mais qui aggrave encore le fossé existant entre hauts et bas salaires.

Mais le pouvoir bourgeois sait fort bien que l’accumulation du capital et l’amélioration constante du niveau des masses travailleuses sont deux choses contradictoires, antagoniques. La bourgeoisie peut se servir d’une augmentation démagogique des salaires pour barrer la route à la lutte de classe, mais ce sur quoi elle compte surtout, c’est sur ses organisations de masse, UGTA en tête. Boumediène n’a-t-il pas déclaré dans son dernier discours devant les cadres syndicaux : “Nous avons besoin d’une direction des travailleurs qui puisse se hisser au niveau des exigences de l’étape actuelle de développement et d’élargissement de la base”, c’est-à-dire qui collabore activement à l’effort productiviste (voir Le Prolétaire n° 251).

Les prolétaires conscients de leurs intérêts de classe ne peuvent que combattre les mots d’ordre du chauvinisme qui ne servent qu’à l’ennemi de classe !

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