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Troubles sociaux en Algérie

Article paru dans L’Etincelle, n° 5, mai 1945

Sur le quai, les barriques de vin sont déplacées à la main, à Alger, Algérie, en 1945. (Photo by Keystone-France\Gamma-Rapho via Getty Images)

Le peuple algérien exploité, saigné à blanc par le capitalisme français et par le capitalisme anglo-américain, se révolte. Un pays de huit millions d’habitants, riche grenier à blé, se trouve dans un état de famine, expression la plus haute des effets de la civilisation capitaliste.

Et devant un tel fait, les journaux bourgeois n’ont pas d’autres pensées que salir cette révolte.

On essaye d’émouvoir l’opinion publique en parlant du massacre de quelques Français qui, innocents ou criminels, représentent aux yeux des masses algériennes, l’exploiteur sans vergogne.

Une fois de plus les partis, traîtres à la classe ouvrière, P.S. P.C., se sont rangés du côté des affameurs.

Le gouvernement prend des mesures répressives. C’est tout ce qu’ils font jusqu’à présent. Les envois de céréales attendent des bateaux. Combien de temps ? Juste le temps pour que quelques milliers « d’agents de la 5e colonne » meurent de faim.

Ferhat Abbas peut être payé par le capitalisme anglo-américain qui essaye d’exproprier le capitalisme français de ce marché noir, il n’est pas l’expression de classe de cette révolte, il n’en n’est que le profiteur, tant comme le P. C. qui exploite le mécontentement des ouvriers français en vue des intérêts impérialistes de l’U.R.S.S. Les colons français ont pu jouer à la provocation pour étouffer dons le sang le germe de la révolte.

Les masses exténuées, affamées d’Algérie luttent à découvert, contre l’ennemi de classe qui se trouve en son sein et au dehors. La répression en Algérie est un présage pour l’avenir des luttes sincères en France.

Dans toutes ses grèves, dans toutes les manifestations, la classe ouvrière en France doit réclamer le droit à la vie du peuple algérien, il doit se solidariser entièrement avec lui face au capitalisme.

Que les masses algériennes abandonnent ces partis nationalistes et petit bourgeois (parti du manifeste P.P.A.) pour se ranger sous la bannière de classe de la révolution prolétarienne, l’indépendance de leur pays ne leur apportera qu’un changement de maître avec en plus et toujours la famine.

Leur sort est lié au sort du prolétariat mondial : la Révolution ou la famine.

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