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Jean Carpentier : Pour quelle sexualité ?

Article de Jean Carpentier paru dans Tankonalasanté, n° 3, juillet-août 1973

Meeting pour le droit à l’avortement avec de gauche à droite le docteur Annie Ferret-Martin, l’avocate Gisèle Halimi, le professeur Jacques Monod, Marie-Claire Chevalier et Jean-Pierre Cot en mai 1973 à Paris, France. (Photo by Michel GINFRAY/Gamma-Rapho via Getty Images)

On se bat pour l’abrogation d’une loi féodale et injuste, on se bat pour faire disparaître la boucherie, le risque de mort, l’angoisse. Et ce combat passe par une lutte sûrement longue pour obtenir un certain nombre de garanties : la légalité, la sécurité, le financement, la liberté de décision (plus ou moins restrictive, et là aussi il faudra se battre contre les commissions médico-policières, contre la bureaucratie, contre la tutelle médicale ou administrative etc…). Cela prendra plus ou moins de temps, mais enfin on a des chances d’y arriver : les rapports de force s’inversent, la tendance réformatrice et technocratique se développe, et peut-être qu’en favorisant une libération de la législation sur l’avortement, le Pouvoir y trouvera son compte… Une société qui dérive l’investissement et l’énergie sexuelle dans la production et la consommation de marchandises ou la conquête de la lune peut très bien s’accommoder de la libéralisation de l’avortement qui ne la remet pas fondamentalement en cause. C’est à ce niveau qu’est le piège, du moins si l’on s’en tient à la seule bataille pour l’avortement libre et gratuit, et si on n’élargit pas le champ de l’action.

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Gugus : Le sport

Article de Gugus paru dans Tankonalasanté, n° 14, mars 1975, p. 13

French cyclists Jacques Anquetil (far left) and Raymond Poulidor (centre) playing cards on a set during the launch of the new French TV channel, Antenne 2, 6th January 1975. (Photo by Jacques Pavlovsky/Sygma via Getty Images)

Si on n’entend pas parler de sport à Corbeil, c’est qu’il n’y a rien à dire, s’il n’y a rien il dire, c’est qu’il ne se passe rien. On a juste le droit de se vanter d’avoir de beaux complexes sportifs : piscine, stade, etc… Les activités ont l’air d’être tombées dans les catacombes. Il n’y a pratiquement que du foot dont on entend parler, l’activité sportive la plus populaire et la plus soutenue financièrement. Même là, les résultats sont nuls ! Corbeil est une “petite bourgade fragile de la rubrique sportive”.