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Les Nanas beurs

Entretien paru dans Noir et Rouge, n° 6, septembre-octobre 1987

Noir et Rouge : Pourquoi avoir donné naissance à cette association ?

Nanas Beurs : Nous l’avons créé le 3 juillet 1985 pour lutter contre l’oppression spécifique des femmes maghrébines, qu’elles soient immigrées ou issues de l’immigration. Notre bataille contre l’oppression, qui se déroule dans la réalité quotidienne, nous a conduites, au départ, à venir en aide aux femmes qui, du fait du regroupement familial, se retrouvaient du jour au lendemain, sans l’avoir en général voulu complètement déracinées et isolées. Quel traumatisme, en effet, que de quitter son village, sa famille, tout son environnement culturel pour une grande ville d’un pays dont on ignore la langue et les coutumes !

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Abdel : Les immigrés cible de la droite-gauche ou comment lutter pour une France française

Textes parus dans Informations et réflexions libertaires, n° 52, octobre-novembre 1983, p. 3-4 et p. 19-23


Le programme commun anti-immigrés des grandes familles politiques est de plus en plus d’actualité. Il se précise et prend corps non seulement à travers les mesures prises par la mairie de Paris, mais aussi par un accord Mauroy-Chirac pour un « consensus national » sur l’immigration. En quelques mois, la xénophobie latente et douce apparaît au grand jour avec les attentats racistes de cet été, la victoire du front droite-extrême-droite à Dreux et l’alliance gauche-droite. En quoi la xénophobie de la société française nous interpelle et quel obstacle pose t-elle au projet libertaire ?

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Guy Germinal : Complot clérical et combat laïque

Article de Guy Germinal paru dans Noir et Rouge, n° 15-16, printemps-été 1960, p. 1-32

AVANT-PROPOS

L‘historien Michelet, plusieurs fois cité, écrivait : « La liberté du catholicisme dans un gouvernement républicain est uniquement et simplement la liberté de conspiration. »

Il peut sembler paradoxal que la bourgeoisie conspire au sein de son propre régime alors que les représentants de la classe ouvrière en sont réduits bien souvent à lutter pour une « légalité ». Le problème se résume à savoir si l’idéal révolutionnaire peut mieux se développer dans les masses au sein d’un régime de liberté qu’au sein d’un régime de dictature…