Article signé Ibnou-Jala paru dans La Défense, 3e année, n° 129, 18 décembre 1936 ; suivi du communiqué « Un meeting des travailleurs nord-africains »
Malgré toutes les divergences qui nous séparaient de l’Etoile Nord-Africaine et bien que l’on nous ait constamment reproché les écarts de ses chefs, à aucun moment nous ne lui avons ménagé notre appui. C’eut été, d’ailleurs, une inconséquence, de notre part, de combattre, sur le terrain idéologique, un groupement qui nous semblait rechercher, comme nous, mais avec des moyens d’action différents et sur un ton que nous jugeons excessif, le relèvement moral et matériel de nos coreligionnaires. Et au moment même où nos adversaires nous combattaient avec les armes que leur fournissaient, inconsciemment peut-être, les propos de Messali et le programme même de l’Etoile Nord-Africaine, nous nous rangions, résolument, aux côtés de ce groupement extrémiste pour dénoncer les injustices qui frappaient ses chefs et flétrir toutes les tentatives d’étouffement dont lui-même était l’objet.
Article paru dans La Défense, deuxième année, n° 72, 12 juillet 1935
LA première Chambre du Tribunal de la Seine vient de rendre un jugement qui jette une lumière nouvelle sur l’affaire de Messali et ses collaborateurs et qui en dit long sur la façon dont la justice est rendue, même en France, quand il s’agit des Musulmans Nord-Africains.
Nous avons reçu d’un de nos amis de Lyon le communiqué suivant que nous nous faisons un devoir d’insérer in extenso. Nous profitons de cette occasion pour dire aux dirigeants de l’Etoile Nord-Africaine, auxquels nous avons envoyé notre témoignage de solidarité et de sympathie au moment où ils étaient l’objet de toutes les persécutions et de toutes les représailles, que nous désapprouvons franchement certaines de leurs formules et aussi un peu leur tactique. Cela nous le leur avons dit de vive voix à Paris au cours des nombreuses entrevues que nous avons eues avec eux et nous tenons à le leur répéter encore ici.
Article d’Abdelaziz Menouer alias El Djazaïri paru dansLa Défense, Organe de la section française du Secours rouge international, Quatrième année, n° 54, du 18 janvier au 1er février 1930, p. 3
(Suite)
… Le convoi depuis plus d’une heure a quitté Barberousse. Le troupeau misérable est composé d’une quarantaine d’Arabes faméliques, vêtus de gandouras et de burnous en loques ; les pieds nus, ils avancent péniblement sur la route poudreuse. Les gendarmes à cheval plastronnent et rudoient les prisonniers ; ils jurent pour hâter leur pas :
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