Une interview d’un Commissaire politique de l’Armée de libération par Claude Gérard

Entretien paru dans La Voix du Peuple, n° 27 [novembre 1956] ; il a été publié à l’origine par le journal marocain Al Alam, puis repris dans La Vérité, n° 411, 25 mai 1956.

Mlle Claude Gérard, commandante de la résistance française, journaliste bien connue, s’est rendue dans les maquis algériens en mars dernier.

Certains autres journalistes et intellectuels français pressentis pour enquêter dans les maquis de l’Armée de libération nationale afin d’informer objectivement l’opinion publique sur la composition réelle de notre armée, se sont récusés pour diverses raisons qu’il ne nous appartient pas d’apprécier. Continuer la lecture de « Une interview d’un Commissaire politique de l’Armée de libération par Claude Gérard »

Gisèle Halimi : Le lait de l’oranger

Extrait du livre : Gisèle Halimi, Le lait de l’oranger, Paris, Gallimard, 1988, pp. 190-191.

 

 

Février 1957. Je me rends à Rome pour y rencontrer le roi du Maroc, Mohammed V.

Il s’agissait de l’informer des projets de Messali Hadj, que j’étais allée voir à Belle-Ile.

Les autorités françaises avaient assigné à résidence le leader algérien dans cette île, tout en mimosas et lumière bleue. Continuer la lecture de « Gisèle Halimi : Le lait de l’oranger »

Jean Rous : A la mémoire de Messali Hadj

Article de Jean Rous paru dans Combat, le 21 juin 1974.

Messali Hadj est mort. Depuis 1936 période où je l’ai connu en luttant à ses côté pour la défense de « l’Etoile nord-africaine », il était à mes yeux non seulement le pionnier de l’émancipation algérienne mais un vieil ami rencontré le plus souvent dans ses résidences forcées et ses lieux d’exil plutôt qu’en liberté. Continuer la lecture de « Jean Rous : A la mémoire de Messali Hadj »

Algérie : un seul drame, dix solutions

Extrait d’un article d’Eugène Mannoni paru dans Le Monde diplomatique, février 1958.

 

 

La diversité des solutions suggérées pour l’Algérie attesterait, à elle seule, la complexité d’un problème politique brutalement posé le 1er novembre 1954.

Esquisser toutes les solutions ? Nous ne prétendons pas le faire. On trouvera simplement, en page 3, un résumé des principales d’entre elles.

La loi-cadre, dans laquelle le gouvernement français circonscrit les données du problème algérien, et la reconnaissance de l’indépendance algérienne, réclamée par les nationalistes, ne constituent – bien qu’elles doivent plus particulièrement retenir l’attention – que deux des très nombreuses solutions… Continuer la lecture de « Algérie : un seul drame, dix solutions »