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Un viol ? Chut ! Motus !

Lettre parue dans Algérie-Actualité, n° 1144, du 11 au 23 septembre 1987, p. 3

Carrefour de la Grande Poste, bâtiment néo-mauresque, en mars 1987 dans le centre d’Alger, Algérie. (Photo by Mohamed LOUNES/Gamma-Rapho via Getty Images)

Un viol ? Chut ! Motus !

Permettez-moi de vous parler d’un cas qui n’est pas et, ou ne sera pas le mien uniquement, mais celui de beaucoup d’autres femmes qui l’ont déjà vécu ou risqueront de le vivre. Je dois en parler car tout le monde doit se sentir concerné : du grand-père au petit neveu ou cousin, toute la société.

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Algérie : femmes voilées, rues interdites « je ne sais qu’une chose, qui me fait passer des nuits blanches : je suis une femme et je veux vivre »

Dossier paru dans Des femmes en mouvements, n° 3, mars 1978, p. 22-30

French actors Caroline Cellier and Marc Porel in the Casbah while on the set of the film Les Aveux Les Plus Doux (The Most Gentle Confessions), directed by Edouard Molinaro. (Photo by Christian SIMONPIETRI/Sygma via Getty Images)

une femme, des femmes à Alger


dans les rues,

marcher seule d’abri en abri

marcher à dix,

une liberté inconnue, inouïe

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Safia Bentayeb : Réflexions sur le « code de la famille »

Article de Safia Bentayeb paru dans Et-Thaoura, n° 6, hiver 1984

Femmes voilées dans la casbah en juillet 1985 à Alger, Algérie. (Photo by Patrick AVENTURIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Intitulé « projet de loi relative au statut personnel », adopté par le gouvernement et déposé sur le bureau de l’APN le 29 septembre 1981 pour discussion et adoption, après quoi il aurait force de loi.

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Liberté de circulation pour les femmes !

Article paru dans El-Oumami, n° 14, février-mars 1981, p. 6

Traditional and contemporary dress styles worn by two women in the Casbah of Algiers. (Photo by Christine Spengler/Sygma/Sygma via Getty Images)

Une information vient de nous parvenir faisant état d’un rassemblement de plusieurs centaines de femmes devant le Ministère de l’Intérieur à Alger pour protester contre la décision gouvernementale interdisant la sortie du territoire aux femmes, âgées de moins de 40 ans et non accompagnées par un parent direct. Les communistes internationalistes dénoncent l’hypocrisie, et le cynisme de la bourgeoisie algérienne qui ose prétendre lutter ainsi contre la prostitution au moment où la paupérisation, dans laquelle son système plonge les masses exploitées pousse une grande partie de celles-ci à survivre d’expédients de toutes sortes.

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Mariage et misère des femmes

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 9, avril 1977, p. 13-14

Ouvrières dans un atelier de tissage à Ouadhia en avril 1975, Algérie. (Photo by Gilbert UZAN/Gamma-Rapho via Getty Images)

Dire qu’elle est opprimée ne donne qu’une idée très faible de la situation de la femme en Algérie. L’homme règne en maître absolu. Il ne veut pas que la femme soit autre chose qu’une esclave obéissante. Et, même s’il est vrai qu’un nombre de filles de plus en plus grand fréquente les lycées et les universités, il n’en demeure pas moins que sa situation reste fondamentalement inchangée. Elle reste étroitement surveillée dans ses moindres gestes, ou par le mari, ou par les parents. Et souvent, pour ces derniers, le fait que leur fille ait pu suivre des études, est utilisé pour demander une dot plus élevée.

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Affaire Dalila Maschino : un cas bien significatif !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 24, septembre 1978, p. 6-8.

Le 10 mars 1975, Dalila Zeghar, jeune bourgeoise algérienne, réussissait à se marier secrètement en France avec Denis Maschino, un Français qu’elle aimait. Sous les menaces du frère de Dalila, quelques mois plus tard, les voilà contraints de fuir vers le Canada pour chercher la sécurité : Messaoud Zeghar, en effet, un des plus gros bourgeois d’Algérie, mécontent que, selon lui, sa sœur ait outrepassé sa loi et n’ait pas épousé celui qu’il lui avait choisi, ne cesse d’annoncer qu’il enverra ses hommes de main pour la ramener de gré ou de force.