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Roger Hagnauer : A propos de l’affaire Kravchenko. Solidaires du prolétariat russe !

Article de Roger Hagnauer paru dans La Révolution prolétarienne, n° 25, avril 1949, p. 28-29

On March 1, 1949, on his action for libel against the magazine LES LETTRES FRANCAISES, the former apparatchik Victor KRAVCHENKO showing the mnuscript of his book J’AI CHOISI LA LIBERTE (I’VE CHOSEN LIBERTY) as the resounding piece of evidence prooving he is the author. Indeed, the magazine stood in 3 articles that the writer was not the author of the book J’AICHOISI LA LIBERTE which describes misery in USRR and the existence of concentration camp. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

“Combat” ayant ouvert une enquête sur l’affaire Kravchenko, j’ai cru devoir préciser notre position en un papier remis directement à M. Claude Bourdet, rédacteur en chef.

Il est normal que le journal n’ait pas publié toutes les réponses reçues. Mais il est regrettable que le rédacteur chargé de l’enquête n’ait fait aucune allusion à l’opinion de ceux dont l’antistalinisme, né de leur fidélité à la Révolution russe, ne se confond pas avec l’anticommunisme vulgaire et réactionnaire. de soumets donc le papier au jugement de nos lecteurs.

R. H.

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Jean Seurel : Le procès Kravchenko

Article de Jean Seurel paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 2, mai-juin 1949, p. 116-121

In France on February 23, 1949, the wife of the German Communist leader Heinz NEUMANN, Margaret BUBER-NEUMANN, incarcerated by STALIN at a camp in Kazakhstan, handed over to the SS in 1940 then sent to Ravensbruck, testified on her deportation at the defamation trial of Viktor KRAVCHENKO against the magazine LES LETTRES FRANCAISES. The magazine asserted, in three articles, that the writer, a former apparachik, is not the author of the book J’AI CHOISI LA LIBERTE (I Chose Liberty) which describes misery in the U.S.S.R and the existence of concentration camps. The trial became the stage of clashes between French Stalinist Communists accusing him of lies and former Soviet deportees. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

Pendant deux mois le procès Kravchenko-Lettres Françaises a passionné l’opinion publique. Il est une source de larges profits pour la presse et l’édition qui se disputent les mémoires des témoins. Aux uns il apporte une célébrité subite (Mme Buber-Neuman), aux autres il coûte une maison (le général Rudenko aurait, paraît-il, perdu la sienne). A la longue tout ceci apparaît comme une immense parade publicitaire et chacun est prêt à retourner chez lui, c’est-à-dire à ses idées, ou en revient un peu plus écœuré car il sent monter de partout l’odeur fétide des marais. Ce dégoût a une valeur positive. Et pourtant il vaut la peine de s’arrêter sur ce procès car il est à bien des points de vue un fait très significatif et plein d’enseignements.