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Jacques Lemarchand : Au théâtre Hébertot “Les Justes” d’Albert Camus

Article de Jacques Lemarchand paru dans Combat, 19 décembre 1949, p. 2

NOUS réentendons dans Les Justes — avec joie — le grand ton d’Albert Camus, auteur dramatique. Je yeux dire le ton du Malentendu. J’ai aimé et admiré Caligula, mais mon amitié — et chaque relecture l’a confirmée — allait toujours au Malentendu. Elle ira maintenant aussi, je pense, à ces Justes, parce que si Albert Camus y a retrouvé l’accent si net, si nu, de la première oeuvre dramatique que nous ayons connue de lui, cet accent mêle là à son âpreté une douceur humaine, une tendresse profonde, directe, et parfois bouleversante, pour l’homme lui-même, pour ce bizarre et compliqué mammifère qu’est l’homme. Cela s’entendait déjà, naturellement, dans l’oeuvre de romancier et d’essayiste d’Albert Camus. Dans son théâtre, cela ne m’avait jamais été si sensible que dans Les Justes. L’âpreté, la dureté même, et irréprochable, du dialogue n’en sont en aucune façon diminuées. Même, cette grande amitié pour l’homme — et que je crois très éloignée de la pitié — c’est à la réflexion qu’on en prend vraiment conscience.

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Maurice Nadeau : La tragédie des “repenseurs” du marxisme

Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 31 mars 1949, p. 4

QU’EST-CE que le marxisme ? Une idéologie, une méthode d’explication du monde, une philosophie, une stratégie de la révolution, une religion, ou tout cela à la fois ? En l’impossibilité où l’on est de le définir congrûment pourrait résider une des sources de la « tragédie » (1) où Michel Collinet estime qu’il est tombé et qui fait que des millions d’hommes s’en réclament sans en avoir toujours d’autre représentation que vante mais exclusive. En son nom, sur un sixième du globe, on régente et on blâme, on emprisonne et on commet parfois des assassinats ; ailleurs, des philosophes, historiens, économistes, politiques et artistes l’utilisent à des fins diverses, parfois excellentes, parfois nocives. Malheureusement, pour l’ensemble de ces marxistes “orthodoxes” ou hérétiques, “étroits” ou « ouverts », la lettre a souvent tué l’esprit et la référence au dogme remplacé la recherche vivante.

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Maurice Nadeau : Communistes d’hier et d’aujourd’hui

Article de Maurice Nadeau paru dans Combat, 23 juin 1949, p. 4

PARMI les adversaires en stalinisme il est de bon ton d’affirmer qu’Aragon a du talent. Il est communiste, dit-on, et c’est dommage, mais de ce terrain vague qu’est la littérature on peut bien lui concéder quelque parcelle et reconnaître qu’il y exécute ses tours avec grâce. Et puis, ajoute-t-on, il nous a rendu tant de services ! Au moment où nos énergies défaillantes réclamaient un barde, il s’est présenté, en livrée de troubadour. Quand nous avons failli glisser dans la littérature malsaine, celle des Joyce, des Kafka et des Faulkner, il a courageusement revendiqué le droit d’écrire comme Octave Feuillet, un Octave Feuillet « noir ». Qu’il ait affublé de l’épithète « socialiste » le vieux réalisme exsangue du siècle dernier ne nous effraie pas. Nous avons nous aussi les idées larges et savons pratiquer le « fair play ». Alors, reconnaissons que le poète et romancier communiste Aragon possède un fichu talent !

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René Michel : Le dernier roman de Victor Serge “L’affaire Toualév”

Article de René Michel paru dans Le Libertaire, n° 187, 24 juin 1949, p. 3

“Nous mourrons tous sans savoir pourquoi nous avons tué tant d’hommes en qui résidait notre force la plus haute.”

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Francis Agry : “Les Justes” d’Albert Camus

Article de Francis Agry paru dans Le Libertaire, n° 208, 23 décembre 1949, p. 3

Maria Casarès et Serge Reggiani dans la pièce de théâtre ‘Les justes’ d’Albert Camus au théâtre Hébertot à Paris, France, le 14 décembre 1949. (Photo by KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images)

IL est assez audacieux de vouloir évoquer la pureté en prenant pour héros un assassin ; dans sa dernière oeuvre Camus arrive à exposer magistralement ce problème malgré la situation paradoxale de son personnage. Cette nouvelle pièce marque un progrès sur ses précédentes créations et surtout sur l’« Etat de siège ». Le côté purement théâtral se trouve encore trop à l’arrière-plan et l’idée domine tout sans aucune concession au goût du public : mais ici, chez Hébertot, on constate avec satisfaction que la mise en scène est au service de l’oeuvre au lieu de se servir d’elle.

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Roger Hagnauer : A propos de l’affaire Kravchenko. Solidaires du prolétariat russe !

Article de Roger Hagnauer paru dans La Révolution prolétarienne, n° 25, avril 1949, p. 28-29

On March 1, 1949, on his action for libel against the magazine LES LETTRES FRANCAISES, the former apparatchik Victor KRAVCHENKO showing the mnuscript of his book J’AI CHOISI LA LIBERTE (I’VE CHOSEN LIBERTY) as the resounding piece of evidence prooving he is the author. Indeed, the magazine stood in 3 articles that the writer was not the author of the book J’AICHOISI LA LIBERTE which describes misery in USRR and the existence of concentration camp. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

“Combat” ayant ouvert une enquête sur l’affaire Kravchenko, j’ai cru devoir préciser notre position en un papier remis directement à M. Claude Bourdet, rédacteur en chef.

Il est normal que le journal n’ait pas publié toutes les réponses reçues. Mais il est regrettable que le rédacteur chargé de l’enquête n’ait fait aucune allusion à l’opinion de ceux dont l’antistalinisme, né de leur fidélité à la Révolution russe, ne se confond pas avec l’anticommunisme vulgaire et réactionnaire. Je soumets donc le papier au jugement de nos lecteurs.

R. H.

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Jean Seurel : Le procès Kravchenko

Article de Jean Seurel paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 2, mai-juin 1949, p. 116-121

In France on February 23, 1949, the wife of the German Communist leader Heinz NEUMANN, Margaret BUBER-NEUMANN, incarcerated by STALIN at a camp in Kazakhstan, handed over to the SS in 1940 then sent to Ravensbruck, testified on her deportation at the defamation trial of Viktor KRAVCHENKO against the magazine LES LETTRES FRANCAISES. The magazine asserted, in three articles, that the writer, a former apparachik, is not the author of the book J’AI CHOISI LA LIBERTE (I Chose Liberty) which describes misery in the U.S.S.R and the existence of concentration camps. The trial became the stage of clashes between French Stalinist Communists accusing him of lies and former Soviet deportees. (Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images)

Pendant deux mois le procès Kravchenko-Lettres Françaises a passionné l’opinion publique. Il est une source de larges profits pour la presse et l’édition qui se disputent les mémoires des témoins. Aux uns il apporte une célébrité subite (Mme Buber-Neuman), aux autres il coûte une maison (le général Rudenko aurait, paraît-il, perdu la sienne). A la longue tout ceci apparaît comme une immense parade publicitaire et chacun est prêt à retourner chez lui, c’est-à-dire à ses idées, ou en revient un peu plus écœuré car il sent monter de partout l’odeur fétide des marais. Ce dégoût a une valeur positive. Et pourtant il vaut la peine de s’arrêter sur ce procès car il est à bien des points de vue un fait très significatif et plein d’enseignements.

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presse

Cercle Abdelatif Zeroual : des maoïstes, oui – des communistes révolutionnaires, non !

Article paru dans Travailleurs immigrés en lutte, n° 26, décembre 1978, p. 15-18.

 

 

Le cercle Abdallatif Zeroual est un groupe de “marxistes-léninistes” algériens. Nous lui consacrons cet article, et sans doute nous lui en consacrerons d’autres dans l’avenir, parce que nous pensons qu’il est du devoir des communistes révolutionnaires internationalistes de démasquer ceux qui se parent du drapeau du prolétariat afin de mieux le dévoyer.

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Kouba: Les élus municipaux MTLD nous communiquent

Communiqué paru dans le quotidien Alger Républicain, le 31 mai 1949.

Budget communal – Les élus municipaux MTLD nous communiquent :

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communiqués

Les élus MTLD de Kouba communiquent à la population

Communiqué paru dans le quotidien Alger Républicain, le 17 février 1949.

Les conseillers municipaux MTLD nous communiquent : les élus MTLD de Kouba communiquent à la population les raisons qui les ont amenés à voter contre le budget primitif de 1949, à la séance du conseil municipal du 5 février.