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ALGERIE : Une victoire des intégristes musulmans. Linda de Suza ne chantera pas

Article de Frédéric Fritscher paru dans Le Monde, 16 décembre 1989

Portuguese actress and writer Linda De Suza sits on a suitcase wearing a French maid’s outfit. The photograph is a publicity poster for the 1986 Franco-Portugese television miniseries A Mala de Cartao (La Valise en Carton), which is based on a book by De Suza, and stars Irene Papas and Souad Amidou. (Photo by © Richard Melloul/Sygma/CORBIS/Sygma via Getty Images)

ALGER

de notre correspondant

Linda de Suza ne chantera pas à Alger. Les deux concerts, prévus de longue date et annoncés à grand renfort d’affichage public, qu’elle devait donner les 14 et 15 décembre dans la soirée, ont été annulés in extremis par le Centre de culture et d’information (CCI), qui les avait pourtant organisés avec bonheur puisque toutes les places étaient louées à l’avance. Les “difficultés techniques majeures” invoquées par les organisateurs n’ont convaincu personne. Les Algérois ont compris que l’organisme d’Etat, qui gère la salle Atlas (l’ancien Majestic) où devaient se dérouler les deux spectacles, a cédé aux pressions des intégristes.

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A bas le statut personnel ! Egalité des droits pour les femmes !

Article paru dans El-Oumami, n° 20, décembre 1981.

 

 

Le 28 octobre, une centaine de femmes ont manifesté devant le siège de l’APN à Alger contre le projet de statut personnel, nouvelle mouture du code de la famille moyenâgeux que la bourgeoisie, surtout à travers ses portes-paroles traditionalistes, cherche à imposer pour sanctionner l’oppression et les discriminations qui frappent les femmes en Algérie à tous les niveaux.

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Juliette Minces : Lettre à mes amis algériens

Texte paru dans la revue Sou’al, n° 7, septembre 1987, p. 153-154

Lyon, France – 11 May 1987, Klaus Babrie during his trial for crimes against humanity. His lawyer, Jacques Vergès, has back to camera. , (Photo by Francis Apesteguy/Getty Images)

Les journalistes algériens – donc l’État – sont-ils devenus à ce point amnésiques pour oser ainsi falsifier l’Histoire ? Pour nous qui, au nom d’un certain nombre de valeurs que nous croyions communes, avions soutenus les Algériens durant leur lutte, leurs propos concernant le procès de Klaus Barbie sont à la fois consternants et révoltants. De même que l’expression de leur racisme antijuif digne des “meilleures” pages de Brasillach.