Déclaration publiée par Mohammed Harbi et Hocine Zahouane le 26 novembre 1978.
Le pouvoir est vacant. Quelle que soit l’issue de la maladie du colonel Boumediene il est médicalement acquis qu’il ne restera pas à la tête du pays.
Déclaration publiée par Mohammed Harbi et Hocine Zahouane le 26 novembre 1978.
Le pouvoir est vacant. Quelle que soit l’issue de la maladie du colonel Boumediene il est médicalement acquis qu’il ne restera pas à la tête du pays.
Pour information, diffusion et discussion : cette déclaration a été finalisée avec Mohammed Harbi aujourd’hui avant d’être envoyée à différents journaux et médias en ligne.

Le surgissement populaire du 22 février constitue une rupture majeure dans notre histoire comme dans celle du Maghreb. Il s’agit de la consolider et d’élargir le champ des possibles. Aujourd’hui, les Algériens ont remporté une première victoire.
Article de Mohammed Harbi repris dans Les Cahiers d’Article 31, n° 1, premier trimestre 1990, p. 93-95 et Sous le drapeau du socialisme, n° 112-113, novembre-décembre 1989

La campagne que les islamistes de tous bords ont mené contre Salman Rushdie, les menaces qu’ils font peser sur sa vie constituent un nouvel épisode de l’assujettissement forcé des intellectuels, et au-delà d’eux, de la société au pouvoir sacerdotal.
Extraits de l’avant-propos de Mohammed Harbi à Mansour Fahmy, La condition de la femme dans l’islam, Paris, Allia, 1990, p. 9-15.

Ce livre n’est pas un pamphlet destiné à dénoncer la condition faite aux femmes dans les sociétés musulmanes, mais une thèse soutenue à la Sorbonne en 1913 dans un temps où la thèse devait être un travail scientifique appuyé par une érudition rigoureuse. Il aurait pu disparaître dans les décombres de la production universitaire, et son auteur tomber dans l’oubli comme des milliers d’autres docteurs, si les gardiens de l’ordre traditionnel ne l’avaient mis en lumière en le clouant au pilori.
Texte paru dans la revue Sou’al, n°7, septembre 1987, p. 151-152
Nous voulons simplement, à l’occasion du procès de Klaus Barbie, mettre au clair certaines vérités historiques et rappeler quelques principes pour nous, Algériens, qui avons lutté pour l’indépendance de notre pays. Me Jacques Vergès cherche, aujourd’hui, à associer des « crimes contre l’humanité » commis par Klaus Barbie aux « crimes de guerre » perpétrés par l’ex-puissance coloniale en Algérie et cet amalgame trouve parfois, malheureusement, crédit dans notre pays.
Texte paru dans la revue Sou’al, n°7, septembre 1987, p. 149-151
A propos de l’affaire Barbie, ces quelques remarques…
1/ Il y a une spécificité du « crime contre l’humanité » et ce serait une erreur grave que d’assimiler tout crime, tout massacre, toute exaction à cette notion juridique nouvelle. Ce qui est mis au compte du nazisme c’est une volonté délibérée, que son idéologie légitime, de nier toute appartenance à l’humanité de certaines catégories d’êtres humains et de prétendre nettoyer la planète comme on nettoie un matelas de ses punaises et comme on aseptise un linge à l’hôpital.
Source : Mohammed Harbi , L’Algérie et son destin. Croyants ou citoyens, Paris, Arcantère, 1992, p. 52-57

Le rôle de Messali a été réévalué. J’aborde ici un point qui a été, pour moi, la source de troubles de conscience et de souffrances. Dans la geste du FLN, le fondateur du nationalisme apparaît toujours sous le visage du traître. (…) Ma conviction que Messali était diabolisé parce qu’il pensait différemment – la question de savoir s’il avait raison ou tort m’apparaissant secondaire – s’est fait jour en 1957.
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