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Amar Ouzegane : Nos sœurs socialistes

Editorial d’Amar Ouzegane paru dans Révolution africaine, n° 98, 12 décembre 1964 ; suivi de « L’adolescente algérienne » puis de « La victoire des femmes est celle du peuple » par Malika O’Lahcen

LE président Tito, au huitième congrès de la Ligue des communistes de Yougoslavie, tenu cette semaine, a évoqué les efforts accomplis par l’Algérie pour créer les bases du développement socialiste.

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Les pionnières sont prudentes

Article signé A.G. paru dans Révolution africaine, n° 99, 19 décembre 1964

Vingt-sept jeunes filles et femmes sont venues, la semaine dernière, de tous les coins de l’Algérie, pour suivre un stage de formation au Collège syndical. Ce collège, qui vient d’être créé, a pour ambition de former des éducateurs et éducatrices possédant déjà une certaine instruction et ayant déjà été actifs dans leur section ou union locale. Formés, ces stagiaires devront à leur tour former leurs frères et leurs sœurs au sein de leur propre union locale ou section. Les stages du Collège syndical durent une dizaine de jours. Le premier stage était consacré aux hommes. « Révolution africaine » est allé interroger les jeunes filles et femmes qui ont participé au deuxième stage.

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Le congrès de l’UNFA : dames patronnesses ou militantes ?

Article paru dans Révolution africaine, n° 87, 26 septembre 1964

La femme algérienne a joué un rôle décisif dans le djihad pour l’indépendance

IL n’est plus à revenir sur le rôle primordial que doit tenir la femme dans la société.

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L’Algérienne au travail. Qui ? Où ? Comment ? Pourquoi ?

Enquête parue dans Révolution africaine, n° 90, 17 octobre 1964

Les opératrices : « Pas de femmes symboles »

« L’émancipation » de la femme algérienne est un de ces problèmes qui n’a pas fini de soulever toutes sortes de controverses. On a pu lire dans certaines lettres de lecteurs comment cette question est souvent mal posée quand elle est ramenée essentiellement à des considérations morales. D’autres pensent que la libération définitive de la femme est liée à la transformation radicale des structures sociales et au triomphe du socialisme. Nous avons voulu savoir ce qu’en pensent les travailleuses qui, depuis longtemps, se trouvent dans le circuit économique. C’est le résultat de cette enquête que nous publions aujourd’hui.

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Une femme peut-elle être général ?

Article paru dans Révolution africaine, n° 75, 4 juillet 1964 ; suivi de « Que vous a apporté l’indépendance ? … »

DANS la verdure du Centre familial de Ben Aknoun, une salle de classe décorée de fanions et de slogans ; cinquante têtes studieuses penchées sur les cahiers de notes ou suivant des yeux les explications du professeur. A l’heure où, en Algérie, les séminaires de formation se succèdent à un rythme accéléré, un stage pareil aux autres ?

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Dix femmes algériennes : « Le congrès nous concerne »

Article paru dans Révolution africaine, n° 64, 18 avril 1964

Le Congrès, c’est l’affaire du peuple algérien tout entier, donc des femmes algériennes, qui constituent plus de la moitié de la population du pays. Que pensent les femmes algériennes du congrès ? « Révolution africaine » a demandé à 10 d’entre elles ce qu’elles attendaient des confrontations et des discussions de ces prochains jours. Nous les avons choisies aussi diverses que possible ; militantes ou non, célibataires ou mariées, actives ou sans emploi. Voici les réponses qu’elles nous ont faites.


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Rachid Benattig : Les garçons et les filles

Article de Rachid Benattig paru dans Révolution africaine, n° 72, 13 juin 1964

VINGT et une heures à Alger. Les rues se vident. A la terrasse de quelques cafés encore ouverts ne restent que quelques « attardés ». Attardés, il convient de le dire car passée cette heure, rares deviennent les passants.

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Deux livres de femmes sur les femmes

Article signé A. M. paru dans Révolution africaine, n° 98, 12 décembre 1964

MADAME Fadela M’Rabet, journaliste et animatrice à la radio d’Alger, vient de faire paraître aux éditions François Maspero, un livre intitulé « La femme algérienne ». Avant toute chose, saluons l’événement : le premier livre depuis l’indépendance d’une Algérienne sur la condition et la place des femmes algériennes dans leur société nationale.

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La conférence de Mohammed Harbi « Le Parti et l’Etat » a connu un très vif succès à la salle Ibn Khaldoun

Article paru dans Alger Républicain, 28 année, Nouvelle Série, n° 712, 31 octobre 1964

Dans le cadre de la quinzaine culturelle, le Comité de l’Algérie nouvelle a présenté au public de la salle Ibn Khaldoun, la première conférence politique de son calendrier.

Cette conférence, il faut le souligner, a connu un très grand succès et les derniers arrivés ont dû se contenter de la station debout. Ceci est dû à la fois à la personnalité du conférencier Mohammed Harbi mais aussi et surtout au sujet traité : « Le Parti et l’Etat », qui montre à l’évidence combien les problèmes politiques intéressent les gens.

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Bachir Hadj Ali : Assainir les mœurs

Article de Bachir Hadj Ali alias Youssef Smaïli paru dans Alger Républicain, 28e année, n° 476, 29 janvier 1964 et n° 477, 30 janvier 1964

DES Algériens s’inquiètent de ce qu’ils appellent « la dégradation des mœurs ». Dans leur grande majorité ils sont sincèrement tourmentés par ces tares que sont la prostitution, le vol, l’ivrognerie. Mais, certains d’entre eux brossent un tableau d’une extrême noirceur, exagèrent les faits, font le silence sur les progrès réalisés dans l’assainissement des mœurs et exploitent des tares héritées du passé colonial, dans un but précis : rendre responsable de cet état de choses, le régime démocratique et populaire et son option socialiste, donner à leur opposition hypocrite à la révolution la base morale à laquelle notre peuple est attachée.

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La contre-révolution et l’obscurantisme

Motion parue dans Alger Républicain, 28e année, Nouvelle Série, n° 466, 17 janvier 1964, p. 1-2 ; texte reproduit dans Le Peuple et La République

« LE dimanche 5 janvier, à la maison du Peuple, à Alger, s’est tenue une réunion publique au cours de laquelle, sous prétexte de défendre « les valeurs de l’Islam », des orateurs ont tenu un langage qui confine au fanatisme le plus rétrograde, qui s’inspire des sources les plus médiévales de la réaction féodalo-bourgeoise.

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La décolonisation du Noir américain

Article signé C. R. paru dans La Voie communiste, n° 42, mars 1964, p. 14

Les Français sont bien peu conscients, dans leur ensemble, de ce que représente la lutte des noirs aux Etats-Unis. Pour nombre d’entre eux, même pour les mieux intentionnés, il s’agit d’une lamentable affaire de racisme qui finira pas se résoudre, tôt ou tard, au niveau de la conscience des blancs. Pour « la gauche », même, les choses restent soit extrêmement nébuleuses, soit, paradoxalement, beaucoup trop claires. L’on se déclare incapable de comprendre comment le mouvement ouvrier peut encore être pénétré du préjugé racial – en oubliant bien vite l’attitude française pendant la guerre d’Algérie. L’on s’impatiente de la lenteur des progrès de « l’intégration ». Ou bien l’on crie au scandale devant les aspirations « séparationnistes » en prenant vite la mouche devant tout ce qui peut être interprété comme une manifestation de « racisme à rebours ». En fait, devant un problème dont la solution n’apparaît pas clairement, et qui rentre difficilement dans des schémas superficiels préétablis, l’on se contente en général de se heurter la tête contre un mur en disant : aucune solution n’est possible tant que les différentes couches exploitées des Etats-Unis n’agiront pas ensemble.

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Nicole de Boisanger-Dutreil : Saint-Claude. Algériens s’abstenir

Article de Nicole de Boisanger-Dutreil paru dans Droit et Liberté, n° 233, 15 juin-15 juillet 1964 ; suivi de « Saint-Claude : Un test pour les racistes », paru dans Droit et Liberté, n° 234, juillet-août 1964 ; Albert Lévy, « Minute récidive », paru dans Droit et Liberté, n° 237, 15 novembre – 15 décembre 1964

TROIS piscines d’un bleu hollywoodien sont groupées dans une verte vallée. Réalisation d’un Citizen Kane pour des invités triés sur le volet ? Eh non. Il s’agit d’un ensemble baptisé « Centre Nautique du Martinet » qui pourrait s’appeler plus simplement les bains publics de Saint-Claude. Quelle ville ne s’enorgueillirait pas d’offrir à sa population une baignade aussi luxueuse ? Oui, mais voilà : peut-on parler de bains publics. Ici aussi, les nageurs sont triés sur le volet ; ici, le hâle tant prisé chez les sportifs devient signe distinctif, objet de méfiance. Gare aux bronzés !

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Maxime Rodinson : Si j’étais arabe…

Discours de Maxime Rodinson paru dans France Observateur, 15e année, n° 724, 19 mars 1964, p. 10 ; suivi de « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 725, 26 mars 1964 ; « Nos lecteurs écrivent » et « Les étudiants juifs répondent », France Observateur, n° 726, 2 avril 1964 ; Maxime Rodinson, « Nationalisme arabe et nationalisme juif », France Observateur, n° 727, 9 avril 1964, p. 20 ; « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 728, 16 avril 1964 ; « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 729, 23 avril 1964 ; « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 730, 30 avril 1964 ; « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 731, 7 mai 1964 ; « Nos lecteurs écrivent », France Observateur, n° 734, 28 mai 1964

L’Union des Etudiants Juifs de France avait organisé, le 4 mars dernier, un débat sur la perspective d’un règlement du conflit israélo-arabe. Plusieurs étudiants nord-africains étaient dans la salle, mais ils refusèrent de monter sur une tribune où se trouvaient des partisans du sionisme. Maxime Rodinson fut alors conduit à exposer leur point de vue. « Curieuse situation, dit-il, d’être appelé, moi juif, à faire l’arabe. »

Il le fit cependant avec un tel talent que les auditeurs, ravis ou violemment irrités, durent reconnaître qu’ils avaient rarement entendu exposé aussi incisif et aussi clair.

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Le Parti bolchévique par Pierre Broué (Ed. de Minuit)

Article paru dans Cahiers de discussion pour le socialisme de conseils, n° 4, avril 1964, p. 19-20

Les conclusions « marxistes-léninistes » par lesquelles l’auteur s’est cru obligé de terminer son ouvrage, ne peuvent lui retirer les qualités d’objectivité dans l’exposé des faits. Le livre se lit avec intérêt, apporte une riche documentation et une bibliographie qui peuvent permettre d’approfondir certains problèmes qui ne pouvaient être traités à fond dans un tel ouvrage. Il faut donc le lire, et nous pouvons dire sans restriction, car il enrichit l’histoire du mouvement ouvrier. Quant à accepter ses vues politiques, exposées pour l’essentiel dans les derniers chapitres, ceci est une toute autre affaire.

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Cinéma militant : « All’armi siam fascisti » (un procès du fascisme italien)

Article signé D. R. paru dans L’Internationale, n° 24, juillet-août 1964, p. 3

C’est le titre d’une célèbre chanson fasciste ; c’est aussi celui d’un film produit par le parti socialiste italien et destiné à l’origine aux militants de ce parti. Réalisé par des militants, ce long métrage a obtenu miraculeusement le visa de censure commercial en Italie (quelques coupures mineures ayant été faites). Il a été présenté au Ciné-Club Action en juin 1964, pour la première fois en France.

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A propos du livre de James Baldwin « La prochaine fois, le feu »

Article paru dans L’Internationale, n° 20, mars 1964, p. 6

Nous allons montrer dans une série d’articles les problèmes et la dynamique du mouvement des Noirs aux U.S.A., ce que D. Guérin nomme, dans son dernier ouvrage « La décolonisation des Noirs américains ». Un article de ce journal (1) avait déjà tracé un tableau général de la situation. Ici nous allons approfondir les problèmes dégagés par l’analyse d’un certain nombre d’ouvrages récents consacrés aux différents mouvements noirs.

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Cinéma : Le Dr. Folamour

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 62, juillet-août 1964, p. 9-10

Prenez deux idées justes. La première : tout appareil bureaucratique offre un aspect comique ; sa rigidité, sa hiérarchie, sa prétendue rationalité le rendent irréaliste, incapable de s’adapter à une situation nouvelle et de la résoudre simplement ; bien plus, les règles du fonctionnement bureaucratique favorisent ou provoquent elles-mêmes des accidents par lesquels l’appareil est pris au dépourvu. Deuxième idée : aujourd’hui l’organisation de la destruction et de la terreur est bureaucratisée ; elle est l’affaire d’un immense système (dont le Strategic Air Command est, aux États-Unis, une partie) servi par des milliers d’hommes, s’étendant à toute la surface du globe, équipé avec les résultats les plus récents de la science et de l’industrie, prêt à fonctionner dans des délais qui sont de l’ordre de la minute, et suspendu sur la tête de milliards d’hommes.

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Christian Descamps : Daniel Guérin, Le Front populaire

Article de Christian Descamps alias Serge Mareuil paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 35, janvier-mars 1964, p. 121-122

Ce livre passionnant n’est pas, comme le dit Guérin lui-même dans la préface, l’histoire du Front Populaire mais une contribution à l’histoire par un des hommes qui a contribué à la sécréter. Mais l’auteur ne peut s’empêcher de replacer les événements qu’il a vécu dans un cadre historique, donc théorique.

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Daniel Blanchard : Les élections américaines et le problème noir

Article de Daniel Blanchard alias Paul Canjuers paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 38, octobre-décembre 1964, p. 98-101


La réélection de Johnson à la Présidence des Etats-Unis avec une très forte majorité avait beau être attendue et escomptée ; ces élections n’en marquent pas moins une étape dans la vie politique des Etats-Unis qui conduira probablement à des changements importants. Pour la première fois depuis 1940, ces élections ont en effet posé les électeurs américains devant un choix réel, même s’il était fort limité et essentiellement négatif. Depuis l’acceptation du New Deal et de ses résultats irréversibles, les élections étaient progressivement devenues une question de choix entre les « personnalités » des candidats de deux partis dont les différences s’étaient amenuisées à l’extrême. En désignant Goldwater comme candidat à la présidence, l’aile extrémiste du parti républicain a explicitement remis en cause une série d’aspects essentiels de l’orientation de la politique américaine, intérieure et extérieure, ceux précisément qui expriment la tentative du capitalisme américain de s’adapter au monde moderne. Peu importe si cette remise en question était confuse, si Goldwater, longtemps avant les élections, avait été obligé de mettre beaucoup d’eau dans son bourbon, et si finalement, élu Président, il aurait été obligé de faire à peu près ce que Johnson fait. Les électeurs ont voté contre le retour (utopique, faut-il le dire) à un capitalisme totalement privé et sans intervention de l’Etat fédéral dans l’économie, contre l’autonomie des Etats l’égard de la fédération, contre les va-t-en guerre en politique internationale, contre l’anti-communisme à outrance et la persécution des minorités, contre surtout l’aggravation de la guerre raciale qu’aurait certainement induit l’élection de Goldwater.

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Lettre d’Algérie

Lettre parue dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 29, mai 1964, p. 15-18


A Alger s’est tenu le 1er congrès du secteur autogéré industriel, suivi d’une exposition dans le port d’Alger. Nous avons demandé à ce camarade de visiter l’exposition et de nous adresser des documents. Nous parlerons de ceux-ci en juin.

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Il y a quatre ans : Camus

Article signé F.C. paru dans Le Monde libertaire, n° 98, février 1964


De Lourmarin, où s’écoula la dernière étape de la vie de Camus, nous parvient ce témoignage sincère et émouvant.

Sous les initiales modestes, presque anonymes de C.F., un habitant du petit village, nous trace le portrait véridique dans sa simplicité de celui qui fut son ami, comme il était le nôtre.

La Rédaction.

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Alain Gérard : Les jeux olympiques… ou le ridicule qui ne tue pas encore

Article d’Alain Gérard paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 38, octobre-décembre 1964, p. 115-116


« Je suis fier des médailles que la France n’a pas eues. » M. HERZOG.

Nos lecteurs, même ceux qui suivent l’actualité d’un œil distrait n’ont pas manqué d’apprécier les progrès fulgurants dans la sottise que notre cher et vieux pays a accompli en quelques semaines.

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Paul Mattick : Humanisme et Socialisme

Article de Paul Mattick paru dans Front Noir, n° 6, novembre 1964, p. 20-24

Tout comme la science, l’industrie, le nationalisme et l’Etat moderne, l’humanisme est un produit du développement du capitalisme. Il est le couronnement de l’idéologie de la bourgeoisie. Celle-ci avait grandi au sein des relations sociales féodales, dont le principal soutien idéologique était la religion. L’humanisme est donc un produit de l’histoire, c’est-à-dire un produit d’hommes s’attaquant à transformer une formation sociale en une autre. Parce qu’il se constitua avec l’apparition et la croissance du capitalisme, l’humanisme doit être étudié d’abord au sein de la société bourgeoise avant que l’on puisse traiter de ses relations avec le socialisme ou avec « l’humanisme socialiste ».

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Lettre d’Alger

Lettre parue dans Pouvoir ouvrier, n° 64, octobre 1964, p. 9-10


Nous avons reçu d’Alger la lettre suivante. Nous la publions comme témoignage du climat social et politique qui y règne.

Alger, octobre 1964.

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Hélène Gérard : Herbert Marcuse, Eros et civilisation

Article d’Hélène Gérard paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 36, avril-juin 1964, p. 79-83

Par la critique à laquelle elle soumettait les valeurs bourgeoises, l’œuvre de Freud fit, à son apparition, l’effet d’une bombe. Cette bombe, la bourgeoisie s’employa aussitôt à la désamorcer : aux Etats-Unis, où la psychanalyse prit rapidement une grande extension, la technique psychanalytique fut isolée des fondements philosophiques de la théorie et de ce divorce naquit une nouvelle conception de la maladie, parfaitement acceptable pour l’ordre établi : l’inadaptation sociale. L’objectif de la cure psychanalytique ne fut plus, des lors, que d’amener les inadaptés à se conformer de nouveau aux normes de la société.

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Joseph Gabel : M. Garaudy, Kafka et le problème de l’aliénation

Article de Joseph Gabel paru dans Socialisme ou Barbarie, n° 37, juillet-août 1964, p. 54-64

(A propos de l’essai : D’un réalisme sans rivages *)

NOTE DE LA REDACTION. – Il est sans doute superflu de présenter aux lecteurs de SOCIALISME OU BARBARIE, le Dr Joseph Gabel, un des rares penseurs qui ont tenté, pendant les vingt dernières années, de maintenir vivants les éléments les plus féconds de la théorie marxiste et de les appliquer à des problèmes neufs. Nous comptons, du reste, publier dans un de nos prochains numéros, une analyse critique de son important ouvrage LA FAUSSE CONSCIENCE (Editions de Minuit, 1963).

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Raymond Guilloré : L’Algérie et le socialisme. Une conférence à Paris de Mohammed Boudiaf

Article de Raymond Guilloré paru dans La Révolution prolétarienne, n° 190, février 1964, p. 20.

Le 27 janvier Mohammed Boudiaf a parlé à Paris devant un auditoire composé en majorité d’étudiants français. La réunion était organisée par le C.I.D.R.A. (Comité International de Défense des Révolutionnaires Algériens). Car dans cette Algérie en pleine révolution, les révolutionnaires ont déjà besoin d’être défendus. Boudiaf en est une des figures les plus représentatives. Ancien compagnon de captivité de Ben Bella, il n’est plus d’accord avec son frère de combat et de geôle. Animateur du Parti de la Révolution Socialiste, il l’attaque, pourrait-on dire, sur la gauche. Ben Bella l’a fait emprisonner, puis expulser de son pays.

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André Adam : Chronique sociale et culturelle (Algérie)

Extrait de l’article d’André Adam, « Chronique sociale et culturelle »,  paru dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord, Vol. 3, 1964, p. 184-188

4. – LE PROBLEME DE LA FEMME

Encore un débat qui n’est pas près de s’achever ! N’allons pas nous imaginer que, dans cette affaire de l’émancipation de la femme algérienne, tous les vieux soient contre et tous les jeunes pour. Les choses ne sont pas aussi simples. L’Union algérienne des centres de vacances a organisé à Alger une série de débats entre lycéens des classes de seconde, première et terminales sur le problème de la « mixité », dont le compte rendu a paru dans Alger républicain des 18 à 21 février. Nombre de ces jeunes gens sont fort lucides. Il faut, dit l’un, pour que la mixité soit possible, « une reconversion des esprits et de la mentalité ».

Nous sommes nous-mêmes marqués par le passé, dit un autre, nous sommes tous des hypocrites et nous nous gargarisons de grands mots, mais, dès que nous sommes avec une femme, nous la considérons comme un simple instrument de plaisir. Certains veulent appliquer rigidement les « principes de l’Islam » : le voile est une nécessité, le supprimer, c’est « ouvrir la porte à la débauche ». « C’est la religion qui nous retient, répond un autre, comme un boulet retient un forçat… Il faut réhabiliter la femme aux yeux de l’homme… Il faut un changement total de notre conduite envers les filles »… Nous devons comprendre que plus que jamais la femme est nécessaire pour donner un supplément d’âme, de cœur à notre société ».

Dans le « courrier des lecteurs » des divers journaux continue de se déverser l’indignation des puritains contre les filles fardées, aux ongles teints et aux jupes courtes, qui sortent avec les garçons et dansent le twist et le rock-and-roll (A les lire, le « twist » serait la grande occupation de  la jeunesse algérienne). Ils trouvent des contradicteurs, cela va de soi. Mais ce qui retient davantage l’attention de l’observateur, ce sont les nombreuses lettres de jeunes filles et de jeunes femmes qui sortent pour travailler au lycée, au magasin ou au bureau, et qui ne peuvent faire cent mètres seules dans la rue sans être harcelées par des hommes (qui ne sont pas tous des jeunes gens, ajoute l’une). Les « dragueurs » paraissent être légion sur les trottoirs d’Alger [9].

Autre aspect de la crise à laquelle donne lieu l’évolution de la femme, le problème du mariage. Beaucoup de jeunes filles sont données en mariage – « vendues » serait plus exact, car le père touche la dot, – contre leur gré. « Laissez-nous choisir », s’écrient des lycéennes dans l’hebdomadaire Jeunesse (13-11), qui rapporte plusieurs cas de suicide ou de tentatives de suicide. Selon Alger républicain (14-2), 175 Algéroises auraient tenté de se suicider depuis un an pour  échapper au mariage imposé par leur famille.

 

Une proposition de loi présentée par Mme Fatima Khemisti, veuve du Ministre des affaires étrangères assassiné, et votée par l’Assemblée nationale, a fixé un âge minimum du mariage, 16 ans. Mme Khemisti, dans une interview à Jeunesse (13-11), déclare qu’elle aurait souhaité que cet âge fût le même que celui de la majorité civile, « étant donné que la capacité de contracter mariage requiert la même maturité d’esprit que le droit de vote ». Elle a reculé devant les préjugés qu’elle aurait dû affronter. Un des articles les plus importants de la nouvelle loi est l’article 3 qui exige formellement le consentement des deux époux ou de leurs représentants légaux et officialise l’acte de mariage puisqu’il doit être transcrit sur les registres de l’état-civil. Cette disposition devrait mettre fin aux mariages bel fatha, qui permettent tous les abus. Mme Khemisti ne se fait pas d’illusion : « vu les structures sociales existantes »,  ce douloureux problème n’est pas encore résolu. Les femmes ont des droits – théoriques, – elles doivent maintenant « œuvrer pour la création d’un climat qui permette l’exercice des droits qu’elles possèdent ».

 

Le divorce donne lieu également à des situations de grande inégalité entre l’homme et la femme. Révolution africaine a publié sur le sujet une enquête d’un vif intérêt (26-12-64 et 2-1-65), menée auprès de magistrats algériens. En attendant la promulgation de nouvelles lois, la matière est régie par le droit coranique (rite malékite) et par les textes français : ordonnance du 4 février et décret du 17 septembre 1959. Ceux-ci apportent au droit musulman un correctif considérable : « Le mariage n’est dissous que par décision de justice », ce qui supprime la simple répudiation. Mais le mariage peut être dissous « quand le juge, saisi de la volonté unilatérale du mari de dissoudre le mariage, prononce cette dissolution », alors que la volonté unilatérale de la femme n’est pas un motif valable de divorce. Le pouvoir des juges est donc immense. Certains déboutent systématiquement les demandes injustifiées ; d’autres, au contraire, respectueux du droit musulman, considèrent qu’en matière de divorce la volonté du mari demeure souveraine. Les magistrats ne voient pas de contradictions ni d’incompatibilités entre système musulman et système français et estiment possible une législation spécifiquement algérienne « qui puiserait son inspiration aux sources mêmes de l’Islam sans pour autant sacrifier les concepts modernes introduits en Algérie par les textes de 1959 ».

Mais il y a, selon la même enquête, un grand décalage entre la loi et son application. Bien que les répudiations soient interdites, elles continuent et paraissent bien être aussi nombreuses, sinon plus, que les divorces judiciaires. Il y a aussi les séparations de fait, les abandons de famille. La femme ignore ses droits, elle répugne encore à porter plainte. Quand la justice est saisie, elle est lente. La femme se décourage, surtout si elle est pauvre. Même quand il y a divorce, les pensions ne sont pas souvent payées : « C’est dans tous les pays pareil, dit une assistante sociale. Si l’époux ne veut pas payer, il ne paie pas ». On le met en prison, « çà ne donne pas à manger aux enfants », etc. Sociologiquement, la femme reste en situation de faiblesse.

Les dissolutions de mariage, légales ou non, ont augmenté depuis l’indépendance. Le grand branle-bas de la guerre y est pour quelque chose et aussi l’exode des ruraux vers les villes. Presque tous les juges interrogés par l’enquêteur estiment que le nombre des divorces s’accroît « à mesure que l’on descend l’échelle sociale ». Il est aussi plus élevé dans les villes que dans les campagnes. Ici, la pression de l’opinion publique, de la famille, du village, de la tribu fait souvent reculer l’homme devant une répudiation injustifiée. Là, le couple est le plus souvent séparé de la famille et perdu au milieu d’inconnus, d’indifférents qui n’exercent sur lui aucune influence.

Le nombre des divorces demandés par les femmes augmente, dans les villes du moins, ce qui prouve que la femme commence à connaître ses droits. Mais, elle est encore en état d’infériorité, sauf si elle travaille et n’a pas d’enfant. Sinon, elle doit être assurée, pour demander le divorce que la famille est prête à la recueillir et à l’entretenir. Le mari peut obtenir la séparation s’il démontre que sa femme est coupable d’inconduite notoire. Certains juges acceptent trop aisément des «preuves» telles que : « on l’a vue dans la rue avec un homme ». Ici non plus, la partie n’est pas égale.

« C’est en fait l’enfant qui est condamné », conclut l’enquêteur. Et le juge des enfants estime que 9 sur 10 des jeunes délinquants ont eu à souffrir du désaccord ou de la séparation des parents.

Le nombre des divorces augmente particulièrement chez les jeunes couples, entre 18 et 25 ans. C’est que, explique un juge, dans le système traditionnel, l’homme seul exprimait sa volonté de dissoudre le mariage. Aujourd’hui, avec le « modernisme », une deuxième volonté, celle de la femme, peut se manifester. Les jeunes couples qui divorcent sont moins des couples à l’européenne que des couples « à cheval » sur le mode de vie européen et le mode traditionnel. Le « modernisme » affiché du mari ne résiste pas longtemps aux revendications de la jeune épouse. Et celle-ci, qui a été élevée en vase clos et brusquement « émancipée », n’est pas toujours à la hauteur de ses toutes fraîches responsabilités.

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En dépit des cris d’alarme – et des coups de frein – des conservateurs, les responsables continuent de prôner la libération de la femme, sans se faire d’illusions pour autant sur l’aridité de la tâche. Le programme du F.L.N. (16 avril 1964), après avoir rappelé sur ce point les principes affirmés dans le programme de Tripoli, ajoute : « Le parti ne peut se limiter à de simples affirmations, mais doit rendre irréversible une évolution inscrite dans les faits en donnant aux femmes des responsabilités en son sein. Mais aujourd’hui encore le poids du passé risque de freiner l’évolution dans ce sens. Il faut réaffirmer ces principes essentiels… cette action devant nécessairement être longue, étant donné le niveau actuel de la société algérienne ». La charte d’Alger veut « inscrire dans les faits l’égalité de l’homme et de la femme ».  Pour cela, « la femme algérienne doit pouvoir participer effectivement à l’action politique et à la construction du socialisme en militant dans les rangs des organisations nationales et en y assurant des responsabilités ». Le président Ben Bella reprenait ce thème dans son discours au congrès du F.L.N. : « Il ne s’agit pas pour nous de mettre seulement la femme sur un pied d’égalité avec l’homme sur le plan du droit, il faut aussi et surtout la faire participer pleinement à tous les aspects de la vie… L’U.N.F.A (Union nationale des femmes algériennes) doit… devenir une force vivante, animée par des militantes jeunes, des travailleuses de la campagne et de la ville à la lutte systématique contre les préjugés sociaux qui tendent à faire de la femme un être mineur ».

Nous ne savons pas si cela changera, mais il ne semble pas que jusqu’ici les hommes, même les « révolutionnaires conscients », aient fait beaucoup d’efforts pour appeler et admettre à leurs côtés des femmes dans les organisations politiques et syndicales. M. Amar Ouzegane (R.A., n° 98) déplore « avec amertume » l’absence de femmes dans les congrès ouvriers et dans les directions élues, dans la commission exécutive des étudiants et même dans les cellules du Parti, certaines, à Alger même, ayant refusé de les admettre. A Oran, on a créé des cellules de femmes. Dans toute l’Algérie, on ne trouve qu’une seule femme élue à un comité de gestion. L’U.N.F.A elle-même ne semble pas réunir des foules. La presse annonçait comme un succès que 300 femmes participent le 25 juin au meeting d’EI-Biar, à Alger.

« Les militantes jeunes « , dont parlait M. Ben Bella, devraient avoir plus d’enthousiasme et se libérer plus aisément du poids du passé. Si l’on en juge par la lettre publiée dans le n° 3 du Jeune algérien, organe central de la jeunesse du F.L.N., on serait bien loin du compte : « Pourquoi la jeune fille du F.L.N. n’existe-t-elle pas ? » demande cette militante. « Que veut dire l’absence… de celles qui connaissent la J.F.L.N. et qui n’y sont plus ? » Et l’absence de toutes celles qui n’y sont jamais venues et n’en manifestent pas la moindre envie ?

L’auteur de la lettre ne donne pas de réponse à ses questions. Faut-il en chercher une dans ce que EI-Djeïch, l’organe de l’A.N.P., dénonce dans son n° 13 (mai 64) comme « le poison hebdomadaire », c’est-à-dire la presse du cœur ? « En pays capitaliste, cette presse très spéciale, écrit le rédacteur, répond à un objectif précis des classes exploiteuses : détourner les femmes de prolétaires du combat de la classe ouvrière en répandant chez elles une conception  du monde n’ayant aucun rapport avec la réalité ». L’enquête menée par le  journal montre qu’une seule agence de messageries d’Alger diffuse 60 000 exemplaires de cette presse par semaine. « Il est permis de supposer que la diffusion pour le pays atteint au minimum le double ». Et de demander l’interdiction de cette presse. Mais les « femmes de prolétaires » ne sachant pas lire, on doute que ce soit la raison pour laquelle les Algériennes ont si peu de goût pour « militer ».

 


[9] Voir l’article de Rachid BENATTIA, dans Révolution africaine du 13 juin 1964.
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revues

André Adam : Chronique sociale et culturelle (Algérie)

Extrait de l’article d’André Adam,  « Chronique sociale et culturelle », paru dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord, Vol. 3, 1964, p. 176-180.


2. – LA RELIGION

 

De tous les débats engagés depuis l’indépendance sur l’Algérie nouvelle, sur « la personnalité algérienne » et sur « la culture algérienne », l’Islam n’a jamais été absent. Mais l’année 1964 se caractérise par une réaction religieuse particulièrement vive, trop profonde et trop forte en tout cas pour que le régime ait voulu courir le risque de la cantonner dans l’opposition.
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presse

Lettres sur l’Algérie (comités de gestion)

Lettres publiées dans Informations Correspondance Ouvrières, n ° 27, mars 1964, p. 17-21.

ALGERIE :
A la suite des deux lettres publiées dans le N° 25 et d’une brève réponse figurant dans le N° 26, nous avons fait quelque mises au point et reçu d’autres réponses. C’est ce dossier que nous publions intégralement, malgré sa longueur. Si le débat s’élargissait, nous envisagerions une brochure centrée sur les comités de gestion.

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presse

A propos des lettres d’Algérie

Textes parus dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 26, février 1964, p. 15-16

A la suite de la publication de deux lettres de camarades d’Algérie (ICO N° 25 – Janvier 64) nous avons reçu la lettre suivante d’un camarade de France :

« Je ne peux lire sans consternation le passage de la lettre d’Algérie page 14, où l’on dit que le « départ des français est plutôt une catastrophe… et les paysans préféreraient travailler pour des européens que pour des comités de gestion ! « 

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presse

Lettres d’Algérie

Lettres parues dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 25, janvier 1964, p. 12-15

Nous ouvrons ici, avec deux lettres de camarades partis comme enseignants en Algérie un dossier et un débat sur la réalité algérienne et sur la société prétendue par certains « socialiste » qui prend la place de la société de type colonial.

Si l’on reprend toute la collection d’ICO on peut voir que nous n’avons jamais eu d’illusions sur ce que serait « l’indépendance » algérienne et que nous avons essayé d’analyser, notamment par des critiques de livres ce que sont les structures politiques et sociales des pays dits « sous-développés » (ou tiers-monde), pays placés dans la compétition impérialiste URSS-USA, et par voie de conséquence, aux prises avec une classe dirigeante qui tend à donner aux problèmes économiques et sociaux les solutions qui maintiennent sa domination et accroissent sa puissance.

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presse

Le P.C.F. et le mythe du « socialisme » benbelliste

Article paru dans Le Prolétaire, n° 28, janvier 1966


Dans une résolution adoptée après le coup d’Etat de Boumedienne, le C.C. du P.C.F. déclarait : « Le comité central, en se gardant de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’ Algérie, constate que la Constitution a été violée et qu’un coup sérieux a été porté à la cause algérienne, ainsi qu’au mouvement de Libération nationale des peuples ». Ne nous étonnons pas de ce « respect » du P.C.F. pour une Constitution typiquement bourgeoise, ni de ses protestations de « non-ingérence ». Cela répond parfaitement au légalitarisme qu’il affiche depuis des dizaines d’années. Ne nous étonnons pas davantage qu’il déplore la chute d’un pouvoir qui, en novembre 1962, décrétait la dissolution du « Parti communiste d’Algérie », c’est-à-dire d’un parti-frère : Moscou n’avait-elle pas accueilli le « socialiste » Ben Bella comme un « ami », un « camarade » et comme » « le plus grand révolutionnaire d’Afrique » ? On n’est pas plus royaliste que le roi… Mais voyons quelle est donc cette « cause algérienne » que le P.C.F. juge si gravement compromise. Pour nous qui avons déjà vu Ben Bella l’invoquer contre les dockers algérois en grève, les choses sont claires : ça n’était plus la cause d’un mouvement révolutionnaire, mais une raison d’Etat, un principe d’ordre bourgeois, et dès lors, un Boumedienne est à priori tout aussi indiqué qu’un Ben Bella pour la défendre et l’illustrer. Mais le P.C.F., lui, ne croit pas aux faits : il croit aux mots ; pour lui, le « programme » du benbellisme est, et reste celui de la Charte d’Alger, approuvé en avril 1964 au 1er Congrès du F.L.N. : « ne pas laisser compromettre la victoire historique sur l’impérialisme et mettre en cause l’option socialiste » « assurer dans la liberté le développement de l’Algérie nouvelle, démocratique et progressiste ». C’est sa phrase socialiste, qui attache le P.C.F. au souvenir du benbellisme. Ce que valait cette phrase, nous allons le voir.

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presse

Lettre d’Algérie

Lettre publiée dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 28, avril 1964, p. 11

Lettre d’Algérie :

« … Il semble que l’activité intellectuelle se développe un peu ici mais c’est assez orienté selon les idées de Frantz Fanon, la revendication des peuples sous-développés, mort à l’Europe, vive l’Arabisme, ce n’est pas tellement satisfaisant, intellectuellement parlant.

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presse

Malcolm « X » à Paris

Article paru dans Pouvoir ouvrier, n° 66, décembre 1964, p. 12

Malcolm « X », ex-leader des « musulmans noirs » américains (et actuellement leader d’un Mouvement pour l’Unité Afro-américaine) a tenu le 26 novembre à la Mutualité une réunion organisée par Présence Africaine.

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presse

Daniel Guérin : A l’écoute de l’autogestion industrielle en Algérie

Extraits de l’article de Daniel Guérin paru dans La Révolution prolétarienne, n° 193, mai 1964, p. 7-10


Les lecteurs de la R.P. trouveront ci-dessous le texte du compte rendu que j’ai publié, à Alger, dans l’hebdomadaire Révolution Africaine du 4 avril 1964. J’ai rétabli dans ce texte les quelques formulations un peu appuyées que la Rédaction m’avait demandé, pour l’usage interne de l’Algérie, d’adoucir.

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publications

Tensions mémorielles autour de la question messaliste

Le dernier numéro de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps (n°117-118, 2015/2) propose un très beau dossier intitulé « mémoires et constructions nationales en Afrique ».

 

 

On y trouve notamment mon article intitulé « Occultation étatique et réappropriations privées : tensions mémorielles autour de la question messaliste en Algérie (1964-1994)« .