Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la tenue d’une causerie populaire libertaire autour de mon dernier livre intitulé Le Remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue.

Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la tenue d’une causerie populaire libertaire autour de mon dernier livre intitulé Le Remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue.

Article d’Aimé Césaire paru dans La Nouvelle Critique, 6e année, n° 51, janvier 1954, p. 11-29

A la Conférence de San Francisco, en 1945, un mot singulier a été prononcé au cours des débats : « le colonialisme est mort ! »
Depuis, huit ans se sont écoules. Imaginons ce qui se passerait aujourd’hui, huit ans après, si à San Francisco ou ailleurs se tenait une conférence analogue. Nul doute que des voix désillusionnées s’élèveraient et clameraient : « le colonialisme est loin d’être mort… »
Article paru dans La Révolution prolétarienne, 22e année, n° 374, nouvelle série n° 73, juin 1953, p. 31-32

BULLETIN DE ZIMMERWALD
LA REUNION DU DIMANCHE 17 MAI
Le Cercle décide tout d’abord d’adresser à la presse une protestation contre l’arrestation de Masmoudi et son transfert en Tunisie. En voici le texte :
Sur mandat d’un tribunal militaire de Tunis, Masmoudi, président de la Fédération du Néo-Destour en France, est arrêté et aussitôt extradé. Aucun motif valable n’est donné pour justifier cette procédure expéditive.
Article de Marceau Pivert paru dans Correspondance Socialiste Internationale, n° 20, mai 1952, p. 12

LECTURES RECOMMANDEES
Albert CAMUS : « L’Homme révolté » (Gallimard).
Il serait souhaitable que chaque militant socialiste soit en mesure de lire, de méditer, de discuter et de mettre à profit le livre de Camus et plus particulièrement le chapitre « Révolte et Révolution » (pp. 302 à 309). Certains camarades m’ont dit avoir éprouvé une sorte de déception à cette lecture. C’est qu’ils y recherchaient peut-être un système doctrinal reposant, une sociologie politique toute faite, alors que Camus présente tout le contraire : une mise en état de défense individualiste, une autoprotection libertaire en face du « délire historique » dont le stalinisme illustre, hélas ! les terribles errements. Il propose donc plutôt une règle de conduite individuelle (mais qui devrait précisément valoir aussi pour la classe opprimée) infiniment plus dangereuse pour les dogmes et les systèmes que les armées et les échafauds : « vivre et faire vivre pour créer ce que nous sommes » au lieu de « tuer et de mourir pour produire l’être que nous ne sommes pas ».
Article de Jean Rous paru dans Correspondance Socialiste Internationale, 9e année, n° 86-87, juillet-août 1958, p. 6

C’est en tant que secrétaire général du « Congrès des Peuples contre l’Impérialisme » (1948-1955) que je viens rendre hommage au noble exemple de militant socialiste anticolonialiste que Marceau Pivert a su incarner, et dont il laisse le souvenir à la future génération socialiste et aux peuples d’Afrique et d’Asie.
Article de Daniel Guérin paru dans Correspondance Socialiste Internationale, 10e année, n° 93, mars 1959, p. 2

Vers 1930, à l’époque, hélas déjà lointaine où certains d’entre nous faisaient leurs premiers pas dans l’action militante, la tâche essentielle était de faire connaître ce qu’est la colonisation, car bien peu de gens dans notre pays s’y intéressaient, et plus rares encore étaient ceux qui l’avaient sérieusement étudiée.
Lettre de Ferhat Abbas parue dans La Révolution prolétarienne, 23e année, n° 380, nouvelle série n° 79, janvier 1954, p. 23-24


La presse française fait toujours le plus grand silence sur ce que pensent et disent les leaders des mouvements nationaux d’Afrique du Nord. Cependant, pour savoir ce que ceux-ci pensent et ce qu’ils veulent, le mieux est de les écouter. C’est pourquoi nous avons publié il y a quelques mois une lettre du Tunisien Bourguiba à son fils et que nous reproduisons ci-dessous la lettre ouverte adressée par Ferhat Abbas, le principal représentant de l’un des deux mouvements nationaux algériens, à Martinaud-Deplat, lors du récent voyage de ce dernier en Algérie.
Mon premier texte de l’année, intitulé « Comment faire pour oublier », a été mis en ligne aujourd’hui sur le site du bulletin de critique bibliographique À contretemps.


Article de Pierre Morain paru dans Le Combat syndicaliste, 27e année, nouvelle série, n° 116, vendredi 8 janvier 1954, p. 3-4

1953 aura vu le colonialisme français s’acharner avec plus de vigueur sur les peuples qu’il exploite.
Nous avons déjà, dans ce journal, dénoncé la répression sévissant en Afrique du Nord. Ce n’est pas dans le peu de place qu’offre un journal que nous pouvons relater un bilan de toute la répression qui sévit sous forme d’arrestations, de ratissages, d’assassinats, de tortures policières, d’emprisonnements, de traitrises de fantoches. Il faudrait un volume entier.
Je relate simplement ici un témoignage paru dans l’« Algérie Libre » du 14 novembre 1953. Mais je le relate avec une mauvaise conscience, car, jusqu’ici, nous n’avons rien fait contre cette répression.
Article de Gérard Gilles paru dans Recherches libertaires, n° 1, décembre 1966, p. 1-5


Notes de lecture sur « EROS et CIVILISATION », de H. Marcuse et « EROS et THANATOS », de O. Brown
Un biographe de Freud raconte que celui-ci, débarquant aux États-Unis, aurait déclaré à un ami qui l’accompagnait : « Nous leur apportons le poison ». Paroles qui semblent prophétiques quand on découvre les ravages que fait aujourd’hui la psychanalyse dans ce pays. Elle a échappe aux psychiatres, à qui elle était primitivement destinée, pour tomber entre les mains de tous, y compris de gens dont on peut se demander en quoi cet instrument peut leur être utile, tels les sociologues marxistes ou les théologiens protestants, — ce qui nous a valu les deux ouvrages traduits en français qui sont l’objet de la présente critique.
Article de Daniel Florac paru dans Le Monde libertaire, n° 123, juin 1966, p. 5

LE modernisme semble, si nous en croyons certains, avoir bousculé de nombreux préjugés, de nombreuses croyances qui ont marqué si profondément le passé. Et, de fait, la croyance en Dieu, par exemple, est moins vive, moins tenace, de même que les nationalismes et les revanchismes déclinent depuis que les gens ont appris à se connaitre par-delà les frontières.
Article de Michel Lesure paru dans Le Monde libertaire, n° 13, décembre 1955, p. 3

La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit, c’est l’opium du peuple.
(K. MARX.)
FAISANT sienne la conception de Feuerbach sur l’esprit déiste, Marx la complétait en assignant à d’autres abstractions le soin de régler le sens des évolutions. C’est du commentaire des sophismes marxistes qu’est née la caste des clercs et des mandarins : les intellectuels dits de gauche, l’Intelligentsia, qu’il appartient à Raymond Aron de radiographier.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la parution, dans le 59ème numéro de ContreTemps. Revue de critique communiste (octobre 2023), de la troisième et dernière partie de mon article intitulé : « Notes sur la « crise » de la gauche ».
Article de Joseph Gabel paru dans Arguments, n° 2, février-mars 1957, p. 1-5

La publication en 1929 d’Idéologie et Utopie a été un événement de grande importance dans la vie intellectuelle « progressiste » de la République de Weimar et sa sphère d’influence à l’étranger (1). Sa parution récente en français (2) ne semble pas avoir provoqué beaucoup de remous jusqu’à présent. Et pourtant, en relisant ce livre, on n’a pas l’impression qu’il ait vieilli. Certes Mannheim ne pouvait préfigurer ni le nazisme ni le développement récent de la superstructure communiste qui confirme d’ailleurs l’exactitude de ses prévisions. Le problème de la pensée idéologique est aujourd’hui plus actuel que jamais.
Article de Louis Chavance paru dans Le Monde libertaire, n° 23, décembre 1956, p. 4

SI la colère et le chagrin ne l’avaient emporté sur la curiosité, ce n’est pas sans amusement qu’on aurait pu assister aux contorsions des littérateurs distingués pour apaiser leur conscience, troublée par une atmosphère d’orage, après le coup de tonnerre de l’insurrection Hongroise. La tristesse serait d’ailleurs aussitôt revenue, devant les réactions de quelques honnêtes gens, asphyxiés par les nuages de confusion qu’ont répandus les faux penseurs.
Article de Maurice Joyeux paru dans Le Monde libertaire, n° 11, octobre 1955, p. 4

Ecrit au lendemain de la guerre d’Espagne, cet ouvrage vient seulement d’être traduit. Sa qualité, la précision de l’information qu’il nous apporte sur les événements encore mal connus de 1937, nous fait regretter de ne pas l’avoir eu plus tôt entre les mains.
J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs qu’une causerie autour de mon livre Histoire algérienne de la France, aura lieu à Caen demain, samedi 9 décembre, à partir de 17h30.

Article d’Yves Rochefort paru dans Le Monde libertaire, n° 296, 11 janvier 1979, p. 5 et 8

ECRIRE un article sur Israël est un exercice périlleux, surtout si l’on veut évoquer l’avenir du Moyen-Orient. Du coup d’éclat de Anouar el Sadate à la Knesset aux espoirs déçus de Camp David, les rebondissements de l’actualité peuvent rendre caduques les prévisions les plus raisonnables. L’état de belligérance ne durera pas éternellement et un jour la paix sera signée entre les différents Etats et une vie différente commencera pour tous les habitants du Levant. Mais quelle paix ?
Face au problème de la guerre et de la misère dans cette partie du monde, les libertaires doivent avoir une position claire. Comme l’indiquait Maurice Joyeux dans une brochure consacrée au problème de la Palestine, seul compte pour nous le destin des individus, et nous éprouvons un intérêt médiocre pour les combinaisons des gouvernements et des puissances économiques. Mais il faut balayer les idées fausses et les a priori mortels. Il faut aussi rappeler quelques faits historiques incontestables et quelques vérités premières (1).
Article d’I. Lauden suivi d’un commentaire de Joël Gochot parus dans Le Monde libertaire, n° 190, mai 1973, p. 8-9

Diffamation sur le prétendu terrorisme anarchiste
Ces derniers temps, il a déferlé un ouragan de crimes politiques sur notre monde tumultueux ; terreur individuelle et piraterie aérienne qui ont pris un caractère dangereux. Une vague de terreur et de criminalité, exportée du Japon, de la Turquie et de l’Amérique latine, qui n’évite pas notre pays. Les terroristes qui se déguisent avec des plumes idéologiques se comportent de plus en plus en bandits et en bourreaux inhumains. Mais ces bandits idéologiques sont pires que les simples criminels : ils se dissimulent derrière des idées et une phraséologie et ignorent le regret ou le remords.
Article de Maurice Joyeux paru dans Le Monde libertaire, n° 164, septembre-octobre 1970, p. 16

« Ecoutez, nous commencerons par provoquer des troubles, dit Verkhovensky… Je vous l’ai dit, nous pénétrons au plus profond du Peuple. Savez-vous que nous sommes déjà maintenant terriblement forts. Non seulement ceux qui égorgent et incendient travaillent pour nous, ceux qui manient le revolver à la manière classique ou bien les enragés qui se mettent à mordre… Je n’admets rien sans discipline. Je suis un gredin et non un socialiste, moi ! ha ! ha ! »
Dostoïevski – Les Possédés.
On a rarement vu une telle bestialité ! C’est par grappes que la mitraille fauche les êtres affolés qui fuient éperdus. Les obus lourds tracent des sillons sanglants dans la foule, les maisons s’écroulent ensevelissant sous les gravats hommes, femmes et enfants, blessés ou morts, réunis ainsi dans une apocalypse qui dépasse ce qu’avaient pu imaginer les prophéties de cerveaux dérangés qui depuis trois mille ans ont fait arrosé ce sol aride du sang de dizaines de générations.
Article de Maurice Laisant paru dans Le Monde libertaire, n° 135, septembre-octobre 1967, p. 8-9

Rien de plus complexe que les problèmes du Moyen-Orient en général et celui du problème israélien en particulier, non seulement en raison des oppositions et des errements inhérents à toute expérience humaine, mais aussi et surtout par l’intrusion de la finance et de la politique s’efforçant à brouiller les cartes, à diviser et à opposer les collectivités et les races, à multiplier les incidents et à nourrir les rancœurs et les haines.
Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui, en ce qui concerne le problème palestinien.
Article signé Jean Marque paru dans Bulletin de liaison entre travailleurs, n° 2, janvier-février 1978, p. 5

Les évènements récents ont mis à nouveau en lumière le phénomène du terrorisme. L’affaire de détournement d’un avion par des sympathisants de la Fraction Armée Rouge (R.A.F.) nous intéresse doublement.
Article paru dans Lutte de Classe, mai 1975, p. 1-7

Historiquement, la violence apparaît comme un instrument essentiel du maintien de chaque société de classe, et comme l’accoucheuse de la nouvelle société qui se forme au sein de la société existante. Ce double caractère suffit pour montrer l’absurdité de la condamnation systématique de toute violence (que prononcent les humanistes et pacifistes de tout poil) aussi bien que de son exaltation unilatérale de la part des terroristes. Il est donc ridicule de se prononcer pour ou contre la violence en général, en assaisonnant cette prise de position de considérations morales ou tactiques : le seul problème consiste a replacer l’action violente dans le cadre des rapports sociaux qu’elle exprime.
Article paru dans Lutte de Classe, janvier 1969, p. 6-7

Une demi-douzaine de gros pétards ont explosé il y a quelque temps devant des succursales Citroën ; à la même époque, au Quartier Latin, un café fréquenté par des fascistes du Mouvement « Occident » était incendié ; depuis, d’autres incidents ont également eut lieu en divers autres endroits ; des arrestations ont été opérées.
Article signé Renée paru dans Le Combat syndicaliste, n° 331, 7 janvier 1965, p. 2

Avant que les évènements en aient définitivement prouvé l’inconséquence, il était encore possible, à une certaine époque, d’être sincèrement révolutionnaire et non violent. Révolutionnaire et non violente elle l’était, la foule de Petrograd qui, derrière le pope Gapone, se fit sauvagement massacrer alors qu’elle portait des pétitions à « notre petit père le tzar ». « Le Dimanche sanglant » de Petrograd eut pour résultat de marquer à tout jamais l’impossibilité d’une transformation de la société par des moyens pacifiques. De ce jour, l’ouvrier comme le moujik russes, et avec eux le prolétariat mondial, surent qu’en dernier ressort la violence seule trancherait. La classe ouvrière ne parle plus de non-violence, elle ne se pose même plus la question ; elle sait. Il lui aura fallu payer dans le sang et dans les larmes cette dure leçon.
Article paru dans Alarme, n° 8, avril-mai-juin 1980, p. 5-6

Depuis de longues années les mass-média nous rabâchent les oreilles, avec un frisson d’horreur hypocrite, des actions d’éclat menées par la « Révolution en marche ». Ce ne sont que détournement d’avion, prise d’otage, pose de bombe dans les lieux publics, etc. (question subsidiaire : à votre avis qui va la prendre dans la gueule la bombe ? Réponse : vous et moi, vous avez gagné), et tout cela pour la « Sainte Cause ». Et plus il y aura de morts et plus il y aura de sang et de violence et plus les auteurs de ces actes pris d’une sorte de confusion mentale dans leur recherche d’une fausse radicalité, et plus ces énergumènes s’affubleront avec cynisme du nom de révolutionnaires et seront crus autour d’eux.
Article paru dans Alarme, n° 2, octobre-novembre-décembre 1978, p. 5
Périodiquement, l’ « information » attire notre attention sur tel ou tel attentat terroriste. On réapprend à chaque fois la longue liste des victimes de la Bande à Baader, Brigades Rouges, Front du Refus, etc. Par une insidieuse confusion on laisse planer l’analogie historique avec les anarchistes poseurs de bombes et ennemis de l’Etat, faussement baptisés « nihilistes ».
Entretien paru dans Front libertaire des luttes de classes, n° 30, 1er décembre 1973, p. 15-16 et 10

Nous avons interviewé un camarade palestinien en vivant et militant en Israël. Etudiant, il vient d’un village en plein centre d’Israël dont au moins la moitié des terres ont été réquisitionnées par Israël en 48.
Etant venu 15 jours en Europe au moment de la guerre, il a pu nous livrer ses premières réflexions.
Articles parus dans Front libertaire des luttes de classes, n° 20, 1er novembre 1972, p. 4-5 et n° 21, 15 novembre 1972, p. 4-5

Quelques semaines après l’attentat de Munich, et les réactions passionnées qu’il a provoquées, il nous paraît important de dépasser la simple polémique autour du fait en lui-même pour mener une analyse politique profonde des problèmes soulevés au Moyen-Orient. Analyse, qu’il faut bien le dire, a souvent été délaissée (et ceci même dans la presse révolutionnaire) au profit de phrases-slogans assez vides de sens politique dans l’urgence où nous nous trouvions de répondre à l’hystérie hypocrite et démagogique de la presse dans son ensemble.
Article paru dans Front libertaire des luttes de classes, n° 15, mars 1972, p. 8

En août 1971, pour la première fois en Israël depuis la création de l’Etat, quatre jeunes Israéliens déclarent publiquement leur refus de s’engager dans l’armée. C’est ainsi qu’ils envoient une lettre au ministre de la défense, M. Dayan, dans laquelle ils déclarent notamment :
Article paru dans Front libertaire des luttes de classes, n° 1, octobre 1970, p. 8
Depuis plusieurs semaines le conflit israélo-arabe retient l’attention du monde entier. Ce fut d’abord les actions spectaculaires des commandos du F.P.L.P. qui grâce aux détournements d’avions, réussirent à mobiliser l’intérêt de la presse mondiale. Mais ces actions qui avaient pour but de sensibiliser l’opinion publique au problème palestinien, et en même temps de permettre l’échange de prisonniers palestiniens contre les passagers des avions détournés retenus par les palestiniens comme otages, eurent en fin de compte un effet inverse de celui qu’attendait le F.P.L.P.
Article paru dans Le Libertaire, 76e année, nouvelle série, n° 6, janvier 1971, p. 3

Deux guerres dont il est beaucoup parlé – deux conflits « localisés » diront les stratèges – continuent de désoler deux régions, de décimer des populations : celles du Vietnam et du Moyen-Orient.
Dans les deux cas des « pourparlers de paix » se poursuivent nous dit-on : la conférence de Paris pour le Vietnam, les conversations de la mission Jarring pour le Moyen-Orient. Dans le premier cas les pourparlers n’ont jamais abouti à un cessez-le-feu, ni même positivement à un ralentissement des hostilités. Dans le deuxième cas les dirigeants jouent l’hypocrisie d’une « trêve » qu’aucun des belligérants n’entend prendre au sérieux, toute accalmie n’étant pour eux qu’un moyen de reprendre du souffle, de renforcer son dispositif de guerre pour pouvoir à la première occasion frapper plus fort.
Texte de la Commission Proche-Orient de l’Organisation Révolutionnaire Anarchiste paru dans Front libertaire des luttes de classes, n° 37, 26 décembre 1974, p. 6-7

Il y a à peine un peu plus d’un an qu’éclatait la quatrième guerre israélo-arabe, que circulent déjà des rumeurs d’une éventuelle reprise des hostilités.
Ces rumeurs, fondées ou non, nous poussent à analyser la situation qui semble s’aggraver depuis un certain temps.
Article paru dans les Cahiers du Communisme de Conseils, n° 10, février 1972, p. 48-65

La chaîne des « luttes de libération nationale » est longue : des charniers du VIET-NAM aux maquis palestiniens, la guerre continue ses ravages, écrasant sous son feu infernal les soldats dressés les uns contre les autres par leurs bourgeoisies respectives qui sont parvenues à les entraîner dans le bourbier de la guerre impérialiste.
Pour « héroïque » qu’elle soit, comme la qualifie la presse d’une prétendue « extrême gauche », cette lutte ne participe en rien à la Révolution Mondiale, ainsi que nous allons le voir dans cet article. Il ne se passe guère de jours sans que l’ « opinion publique » ne reçoive, à jets continus, les slogans anti-impérialistes dont, extrême-gauche et gauche sont si prolixes, mais peu nombreuses sont les voix pour s’élever contre ce carnage, non pas en pacifistes, mais en révolutionnaires internationalistes.
Article paru dans Lutte Continue, organe de la gauche marxiste, n° 7, 10 juin 1973, p. 7-8

Les récents affrontements entre l’armée libanaise et la résistance palestinienne, conséquence de l’attaque des commandos israéliens contre le siège des organisations de fedayin à Beyrouth viennent de replacer le Proche-Orient au premier plan de la scène politique, et notamment des préoccupations d’une certaine extrême-gauche.
Article paru dans Union ouvrière, n° 3, février 1975, p. 2

Alors même qu’il est question de tentatives de « solution négociée » au Moyen-Orient, et que le ballet des diplomates s’intensifie, la course aux armements se poursuit. Tous les peuples de la région vivent dans de véritables camps retranchés, sous la botte des « grands » du capital.
Article paru dans Le Libertaire, 75e année, nouvelle série, n° 5, juin 1970, p. 1 et 3

Les peuples, n’étant pas mûrs pour rendre impossible les conflits armés (il leur suffirait pour cela de refuser de s’y prêter), sont périodiquement appelés à partir en guerre – et ils y vont. S’ils y vont en rechignant, s’ils n’y vont pas de gaité de cœur, ils y vont quand même. Et c’est là ce qui compte pour les intérêts des gouvernements, des états-majors, des groupes industriels et financiers.
Article paru dans Lutte de Classe, juin-juillet 1967, p. 1-3
Pendant quelques jours, il n’a été question en France que de la
guerre entre Israël et les Etats Arabes… Nous avons eu droit aux manchettes spectaculaires et aux prises de position tonitruantes. Cela nous a valu quelques spectacles assez cocasses : communistes essayant de ménager la chèvre et le chou : l’existence d’Israël ne doit pas être remise en cause, mais il faut condamner la politique réactionnaire et agressive de ses dirigeants qui menacent la politique de paix et de progrès des gouvernements socialistes arabes ; fraternisation touchante entre l’extrême-droite française et les ténors de la Fédération de la Gauche au grand complet, entre antisémites et sionistes, les uns et les autres proclamant leur soutien inébranlable à la cause israélienne…
Article paru dans Solidarité ouvrière, troisième année, n° 31, novembre 1973, p. 2-3

– au-delà des nationalismes, c’est l’impérialisme international qu’il faut abattre
– la solidarité des travailleurs des pays industriels avec ceux du Proche-Orient passe par la destruction de leur propre bourgeoisie
Après le Vietnam, le Pakistan, le Biafra, le Proche-Orient est devenu le terrain de lutte des différents camps impérialistes par prolétaires interposés. Une fois de plus quand les « grands » s’affrontent indirectement, le problème se pose en termes de libération nationale.
Une soirée est organisée pour fêter la sortie du troisième numéro de la revue Brasero, demain, samedi 11 novembre, à partir de 19h, à la librairie Quilombo : 23, rue Voltaire 75011 Paris.

Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la tenue d’une nouvelle rencontre autour de mon dernier livre intitulé Le Remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue.

Résolution adoptée par Le Comité d’Action Révolutionnaire Israélien à l’étranger et Le Groupe d’Action Socialiste Israël-Palestine, parue dans Lutte ouvrière, n° 270, semaine du 30 octobre au 5 novembre 1973, p. 12

Les hostilités actuelles au Moyen-Orient ne sont pas accidentelles. Elles dérivent du conflit qui oppose depuis longtemps deux camps – l’un étant celui du sionisme qui s’est donné pour but la création d’un Etat exclusivement juif en Palestine (objectif réalisé en alliance avec l’impérialisme), l’autre, celui du peuple arabe en Palestine. La guerre actuelle, comme les guerres antérieures entre Israël et les Etats arabes, n’est qu’une extension de ce conflit fondamental. ( … )
Déclaration parue dans Rouge, n° 225, vendredi 19 octobre 1973, p. 2

A nouveau une guerre a éclaté entre Israël et les pays arabes. Peu nous importe qui a tiré le premier coup de feu, quelle armée a été la première à traverser les lignes du cessez-le-feu. Car pour nous la responsabilité de cette guerre, comme de toutes celles qui l’ont précédée, retombe avant tout sur Israël.
Déclaration commune de l’Organisation Socialiste Israélienne et du Front Démocratique Palestinien datée du 3 juin 1967 parue dans Voix ouvrière, n° 84, mardi 13 juin 1967, p. 3

Nous publions ici des extraits d’une déclaration commune de l’ « Organisation Socialiste Israélienne », organisation marxiste révolutionnaire d’Israël, et du « Front Démocratique Palestinien » qui regroupe des militants arabes d’origine palestinienne. Cette résolution adoptée à Londres à la veille du conflit, le 3 juin, ne parle évidemment pas de la situation militaire et de l’occupation d’une partie de l’Egypte, de la Jordanie et de la Syrie par l’armée israélienne. Mais ce texte, en préconisant des solutions pour le problème palestinien, en dénonçant la politique pro-impérialiste des dirigeants israéliens et en dévoilant la démagogie nassérienne, fait entendre une voix internationaliste, faible il est vrai, mais bien réelle, dans l’Orient arabe déchiré par la guerre.
Article de Jean Vogt paru dans Inprecor, n° 55, 21 juin 1979, p. 15-17

Du 12 au 16 avril 1979, s’est tenu à Jaffa un Congrès d’unification entre la Ligue communiste révolutionnaire (Matzpen-Marxiste), section de la IVe Internationale et le Groupe communiste palestinien. Il s’agit de la première fusion entre 2 organisations anti-sionistes depuis la création de l’Etat d’Israël. Cette fusion a une importance fondamentale pour les révolutionnaires palestiniens et pour tout le monde arabe.
Déclaration datée du 23 novembre 1975, signée par l’Organisation Socialiste Israélienne (Matzpen), l’Alliance Communiste Révolutionnaire (Ma’avak) et la Ligue Communiste Révolutionnaire (IVe Internationale), parue dans Inprecor, n° 42, 22 janvier 1976, p. 32 et 31

En tant que socialistes révolutionnaires notre refus du sionisme est profond et fondamental. Ce refus nous accompagne depuis que nous avons commencé à nous organiser au sein de formations politiques, afin de faire avancer la lutte pour la révolution socialiste dans notre région. Les Juifs qui sont parmi nous représentent, dans leur position anti-sioniste, le meilleur de l’esprit et des traditions démocratiques et révolutionnaires parmi les masses juives dans le monde. Les Arabes qui sont parmi nous représentent dans leur position anti-sioniste, non seulement les aspirations des masses arabes à la libération nationale et sociale, mais également le meilleur de l’esprit des traditions de tolérance dont jouissaient les Juifs qui vivaient au sein des peuples arabes. Les uns comme les autres, nous constituons un seul bloc, que nous donnons en exemple, et que nous indiquons comme la seule alternative à la situation actuelle, dans laquelle les Juifs et les Arabes payent de leur sang le prix de l’occupation et de l’oppression, de la discrimination et de l’expulsion.
Déclaration de l’Organisation socialiste israélienne (Matzpen), datée du 22 mars 1968, parue dans Partisans, n° 43, juillet-septembre 1968, p. 194-196 puis dans Quatrième Internationale, 27e année, n° 36, mars 1969, p. 32-35

La guerre de juin 67 a révélé et exprimé de façon succincte les contradictions et les processus internes de développement des pays du Moyen-Orient.
Déclaration parue dans La Quatrième Internationale, n° 21, septembre 1967, p. 8 et dans Voix ouvrière, n° 88, 19 septembre 1967, p. 3-4
Nous, Front démocratique palestinien et Organisation socialiste israélienne, avons publié notre premier manifeste commun sur la récente crise au Moyen-Orient le 3 juin, avant l’attaque israélienne (le texte intégral a paru dans le « Times » du 8 juin). Nous y avons défini notre position de principe internationaliste à l’égard de l’histoire, de la situation antérieure à la guerre et de la guerre imminente. A présent nous réaffirmons notre première déclaration et y ajoutons une seconde, définissant notre position au sujet de la situation créée par cette guerre.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la tenue de deux nouvelles rencontres autour de mon dernier livre intitulé Le Remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue.

J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs que je dédicacerai mon livre Histoire algérienne de la France, demain, dimanche 29 octobre de 15h à 16h, dans le cadre du Maghreb des livres.

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