J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs que je présenterai mon dernier livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance, ce vendredi 28 juin à partir de 19h à Sète.

J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs que je présenterai mon dernier livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance, ce vendredi 28 juin à partir de 19h à Sète.

Extrait du livre d’Emile Leverdays, Les Assemblées parlantes. Critique du gouvernement représentatif, Paris, C. Marpon et E. Flamarion, 1883, p. 93-100.

8° « Le Parlementarisme ne peut être que l’escamotage bourgeois des droits du Peuple. Le Suffrage populaire est lui-même impuissant contre ce résultat. En vain le prolétariat essayera-t-il de se créer des mandataires pris dans ses rangs. Ce moyen est tout illusoire, par la raison que ces prolétaires, à peine entrés dans le Parlement, auront cessé d’être prolétaires. »
Article de Georgi Gogelia dit K. Iliachvili paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 125, 8 avril 1905.

Une chose nous attriste profondément, c’est de voir les anarchistes devenir constitutionnalistes et républicains, sous prétexte qu’il est inopportun de parler d’anarchie à l’heure qu’il est en Russie. Ainsi le camarade Jean Grave — on peut le dire puisqu’il ne le cache pas lui-même— a fait imprimer de petites affiches multicolores, où l’on peut lire : « Vive la République russe ! » — « Demandons le rappel de notre ambassadeur à Saint-Pétersbourg ! »— etc. Que penser d’un anarchiste qui, au moment d’une révolution, commencée après tout par le peuple,se borne à hurler : « Vive la république ! » et ne trouve les moyens de soutenir cette révolution qu’en reniant ses principes ?
Article de Bernard Lazare paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 54, 19 juillet 1902.

Les principes de la Révolution ne furent pas un, comme on nous les présente, et, si l’on veut se servir des principes de 1789 — devenus la formule d’un dogme — pour combattre les doctrines socialistes, il faut encore, et avant tout, déterminer de quels principes on veut parler, car si le socialisme veut se chercher des ancêtres, il pourra les trouver lui aussi dans le sein de la Convention et de la commune de Paris, et en tous cas, en face de ces principes de 1789, dont on a désormais consacré le sens par l’habitude, placer les principes de 1793. Ce qu’on appelle, en effet, communément les principes de la Révolution, ce sont les principes de la bourgeoisie révolutionnaire. Cette bourgeoisie élevée par les idéologues anarchistes du XVIIIme siècle fut athée et individualiste et 1789 fut, pour elle, moins la conquête que l’enregistrement de ses privilèges.
Manifeste de la Junta organizadora del Partido Liberal Mexicano paru dans Le Réveil socialiste-anarchiste, n° 306, 13 mai 1911, p. 3-4.
Camarades,
Il y a environ quatre mois que le drapeau rouge du prolétariat flotte sur les champs de bataille du Mexique, soutenu par des travailleurs émancipés dont les aspirations se résument dans ce sublime cri de guerre : Terre et Liberté !
J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs que j’interviendrai lors du débat intitulé « L’Algérie en révolution », ce mercredi 5 juin à 19h à Paris.
Dossier paru dans La Lanterne noire, supplément au n° 4, 1975-1976.

A l’heure où ce bulletin paraîtra, il ne restera plus que 2 ou 3 camarades emprisonnés pour démoralisation de l’armée entre autre (dont vraisemblablement 2 libertaires).
L’avenir nous dira si le pouvoir poursuivra son offensive en inculpant d’autres militants. Ce qui est certain, c’est que les actions contre l’armée, elles, continueront. Du mouvement national de solidarité qui s’est développé, nous pouvons déjà tirer quelques remarques ;
Article paru dans Spartacus, n° 1, novembre-décembre 1975, p. 8-9

(Editorial du journal portugais « Combate » N° 27 du 17 au 31 juillet 1975)
Le mouvement ouvrier avant et après le 25 avril
Jusqu’au 25 avril, on peut affirmer catégoriquement que les classes laborieuses au Portugal eurent peu de possibilités, dans les luttes qu’elles engagèrent contre le capitalisme (pendant toute la période fasciste), de connaître et d’affronter les structures de type parti ou syndicat qui s’intitulent représentants et défenseurs de la classe ouvrière.
Article paru dans Jalons, n° 14, décembre 1986, p. 22-29

Voici trente ans, le prolétariat hongrois se soulevait contre l’exploitation capitaliste imposée par la clique stalinienne de Géroé-Rakosy s’appuyant, elle-même, sur la police de sûreté de l’Etat, l’AVH, dont les pratiques de tortionnaire n’avaient rien à envier à celles de la Gestapo.
Article paru dans les Cahiers du Communisme de Conseils, n° 5, mars 1970, p. 1-8.

Faire connaître le « Communisme de Conseils » n’est pas une petite affaire pour une modeste revue trimestrielle. Il nous faut publier l’oeuvre des camarades qui, dès avant la guerre de 1914 virent dans les « soviets » russes et les « conseils » allemands l’organe autonome du prolétariat et l’ébauche d’une société sans classe, et combattirent la social-démocratie et plus tard contre le bolchévisme. Ces camarades furent plongés dans une période riche en événements d’importance mondiale, et leurs écrits, pour être bien compris doivent être replacés dans ce contexte.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 547, 18 septembre 1920.

Au rebours des anarchistes, il y a nombre de révolutionnaires, qui n’ont pas confiance dans l’instinct de construction des masses, mais ils croient avoir, eux, la recette infaillible pour assurer le bonheur universel : ils disent craindre la réaction, mais ils craignent peut-être davantage la concurrence d’autres partis ou d’autres écoles de réformateurs sociaux, et veulent ainsi s’emparer du pouvoir et substituer au gouvernement d’aujourd’hui un gouvernement dictatorial.
J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis et lecteurs que je présenterai mon dernier livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance et qui porte sur les trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj, ce vendredi 17 mai à 19h à Rennes.

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 609, 24 février 1923.

Ces temps sont tristes pour nous.
Notre travail de tant d’années semble détruit. Beaucoup de nos camarades languissent dans les prisons et dans les bagnes ou vont errants et désolés par les terres d’exil, tous nous sommes presque réduits à la complète impuissance.
J’ai le plaisir d’annoncer la publication de ma dernière contribution intitulée « Piétiner à Paris, courir à Alger » dans Marcher !, ouvrage dirigé par Amin Khan et qui s’inscrit dans la série Nous Autres. Éléments pour un manifeste de l’Algérie heureuse (Chihab éditions).

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 779, 21 septembre 1929.

Nous croyons utile de reproduire cet article qui élimine certaines confusions nuisibles de mots et trace aux anarchistes une ligne de conduite, tout en répondant à quelques questions et objections qui vous sont le plus souvent posées.
J’ai accordé un entretien à Francis Sitel, codirecteur de la rédaction de ContreTemps. Revue de critique communiste, sur le mouvement en cours en Algérie. Le texte a été publié par le trimestriel dans son numéro 41 (avril 2019) sous le titre : « Le peuple algérien a relevé la tête pour le plus grand bonheur de ses amis et voisins ».

Mon dernier article intitulé « Révolution et contre-révolution en Algérie » a été publié dans Le Monde libertaire, n° 1806, mai 2019, p. 14.

Article de Robert Louzon paru dans La Révolution prolétarienne, n° 228, 10 août 1936, p. 4-7

Qu’on ne voie pas dans les notes qui vont suivre l’esquisse d’un exposé général de la situation à Barcelone, et encore bien moins de l’ensemble de l’Espagne. La révolution est une chose formidable, un colosse protéiforme dont il est vain de prétendre saisir tous les traits, et qui change de physionomie d’heure en heure. Il ne s’agit donc ici que de notes, notes tracées en hâte après huit jours passés en Catalogne, notes relatives uniquement au moment présent et à ce point précis de l’Espagne.
Le texte de mon intervention pour la rencontre organisée le 26 avril à Paris par l’association Agir pour le changement et la démocratie en Algérie a été publié le 28 avril par Le Matin d’Algérie sous le titre « Contre le système, le régime et le pouvoir en Algérie ».

En voici les premières lignes :
« Depuis le 22 février, pour la dixième semaine consécutive, le peuple est massivement sorti dans les rues d’Algérie pour exiger le départ du système, du régime, du pouvoir…
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 791, 8 mars 1930.

Comme contribution à la discussion que nous avons eue au Groupe de Genève sur le sujet : Comment concevoir la Révolution — nous donnons ci-après un article de notre camarade Malatesta qui forme une réponse d’une très grande clarté et précision, tenant compte des conditions réelles à prévoir, sans leur rien sacrifier des idées, des moyens et des buts qui doivent constamment nous guider.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 808, 1er novembre 1930.

Chacun a le droit d’exposer et de défendre ses idées ; mais personne n’a celui de fausser les idées d’autrui pour faire valoir les siennes.
J’ai accordé un entretien au journaliste Olivier Doubre pour Politis sur la contestation en cours en Algérie. Le texte a été publié par l’hebdomadaire, daté du 18 avril et disponible depuis ce matin en kiosques, sous le titre « Algérie : De la libération aux libertés individuelles ».

J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis et lecteurs que je présenterai mon dernier livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance et qui porte sur les trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj, ce vendredi 19 avril à 19h à Fontenay-sous-Bois.

Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 600, 28 octobre 1922.

Mon dernier article sur ce sujet a attiré l’attention de plusieurs camarades et m’a valu de nombreuses observations et de nombreuses questions.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 599, 14 octobre 1922
L’article précédent était déjà composé, lorsque nous avons lu dans Umanita Nova cet article sur la deuxième question traitée à Bienne :
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil communiste-anarchiste, n° 653, 8 novembre 1924, p. 3.

Voici un article écrit surtout à un point de vue italien, mais la question de la Constituante pourra aussi se poser ailleurs au lendemain d’une révolution, comme cela a été précisément le cas pour la Russie, aussi croyons-nous utile de le traduire.
Je suis très heureux d’informer mes lecteurs de la parution, aujourd’hui, de mon nouveau livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance. Trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj.

Mon dernier texte intitulé « La révolution a-t-elle vraiment commencé ? » a été mis en ligne hier sur le site The Conversation.

En voici les premières lignes :
Article paru dans Le Réveil anarchiste, n° 1026, 22 juillet 1939.
Il y a en France de braves gens faisant la propagande pour l’économie de l’abondance devant remplacer l’économie des restrictions et des destructions en même temps, propre au capitalisme. Comme moyen de réalisation, il préconisent une Constituante. Dans l’immédiate après guerre, lorsque sur toute l’Italie soufflait un vent de révolution, de braves gens aussi proposaient de s’en tenir à la convocation d’une Constituante, ce qui, d’ailleurs, ne fut pas même tenté. Notre camarade Malatesta y était naturellement opposé et en donnait d’excellentes raisons. Et, bien entendu, il s’entendit faire cette objection : « Mais que voulez-vous à la place de la Constituante ? » A quoi il répondit :
Éditorial paru dans Inprecor, n° 44, 1er février 1979, p. 8

La troisième révolution iranienne a commencé et ses vagues impétueuses se succèdent les unes après les autres.
Article paru dans Tribune algérienne, n° 21, septembre 1979, p. 22-24.

Le peuple Kurde une nouvelle fois crucifié, les organisations ouvrières et démocratiques interdites, les syndicats ouvriers d’Abadan menacés, toutes les publications non conformes à l’orientation de Khomeini interdites, des centaines de journalistes, des milliers de militants ouvriers en prison. Voilà les résultats de l’offensive réactionnaire, contre la révolution iranienne.
Article paru dans Tribune algérienne, n° 20, juin 1979, p. 19-20.

En IRAN, c’est la Révolution. Les masses ont balayé la dictature impériale et démantelé ses institutions, semant la panique dans tous les milieux bourgeois réactionnaires à l’échelle mondiale.
Je suis très heureux d’annoncer la parution prochaine aux Presses universitaires de France de mon second livre intitulé Algérie, une autre histoire de l’indépendance. Trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj. Cet ouvrage de 336 pages sera disponible en librairie le 6 mars.

Voici la quatrième de couverture de cet ouvrage qui synthétise une dizaine d’années de recherches :
Article paru dans Le Prolétaire, n° 282, 27 janvier-8 février 1979

Nous écrivions dans le numéro précédent de ce journal, à propos de l’Iran, que le chiisme était contraint, devant l’approfondissement du mouvement social, de conserver une attitude d’opposition intransigeante de façade « pour chercher à contrôler le mouvement social, éviter l’armement de la population et la guerre civile généralisée, et donner ainsi le temps à l’impérialisme de se ressaisir et de disposer ses cartes ».
Appel de Messali Hadj paru dans La Révolution prolétarienne, n° 140, juillet-août 1959, p. 20.

Les premiers coups de feu ont été tirés à Paris il y aura bientôt trois ans. Depuis, ils se sont multipliés et ont fait des victimes tant parmi les Nord-Africains que dans la population française.
Analyse parue dans Courant alternatif, n° 23, février 1983, p. 26-28.

C’est une erreur de voir l’ensemble du mouvement social en Iran sous un angle strictement religieux. Si les religieux ont pu prendre la tête du mouvement populaire c’est grâce à leur implantation traditionnelle dans la société civile et surtout parce qu’ils avaient à leur disposition :
Article de Gilbert Simon paru dans Le Libertaire, n° 428, 28 avril 1955.

La conférence de Bandoeng groupant les représentants de vingt-neuf gouvernements asiatiques et africains s’est terminée mardi 25 avril par le vote de quelques résolutions sur la coexistence et l’anticolonialisme.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 743, 1er mai 1928, p. 5.

Récemment, l’Avanti ! écrivait :
Les anarchistes qui, même selon les dernières déclarations d’Errico Malatesta, ne sont pas fauteurs de violence et ne visent pas à l’organisation de la force révolutionnaire pour la transformation violente de la société capitaliste… »
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 907, 22 septembre 1934.

Chers compagnons,
Une feuille de langue française a voulu s’occuper de ce que j’ai dit dans la conférence antiparlementaire qui fut tenue, à Londres, le 3 du mois d’août, dans la salle du club Autonomie, et elle m’a fait dire à peu près le contraire de ce que j’ai dit réellement.
Article paru dans Perspectives anarchistes-communistes, n° 1, février 1967

Pour ce premier texte, nous choisissons l’ALGERIE parce qu’elle est proche de nous, et pas seulement dans le temps et dans l’espace, mais nous connaissons mieux les problèmes de nos camarades algériens qui viennent de publier un texte dont le préambule est :
« Nous souhaitons qu’il soit pour tous les révolutionnaires, une contribution qui nous aidera à la clarification nécessaire aux luttes en cours. »
Extrait de Maxime Rodinson, L’Islam, politique et croyance, Paris, Fayard, 1993, p. 301-330

CHAPITRE XII
Khomeyni et la « primauté du spirituel »
(1979)
L’article reproduit ci-dessous se voulait une mise au point au milieu de ce qui semblait constituer un flot de divagations. En tout cas, il est encore un témoin de l’atmosphère où baignait l’intelligentsia de gauche (et parfois de droite) d’Europe et d’Amérique, au moment où la révolution abattait le chah d’Iran sous le drapeau de l’Islam chiite et dans la période qui suivit immédiatement. Il fut publié dans Le Nouvel Observateur du 19 février 1979 (n° 745, pp. 18-19).
Texte des Amis d’Omar Khayyam paru dans Le Frondeur, n° 3/4, mars 1980, p. 22.

Article d’Asselin paru dans La Gueule ouverte, n° 253, 21 mars 1979, p. 20.

La radio ? J’écoute pour savoir l’heure. Entre deux tops, j’entends des choses. Entre autres, on me dit d’un ton roucouleur que le Tchador (deuxième mot de l’iranien assymil après l’anapurnah-Khomeiny) n’est en fait qu’un cache-misère. Vous voyez : le genre blouse grise qu’on avait tous à l’école publique pour que s’efface la différence de classe. C’est aussi, comme à l’armée, l’uniforme, l’unique forme, qui unifie et vous fait pareil. Luxueusement pareil.
Texte de Daniel Guérin paru dans Front libertaire des luttes de classe, n° 83, 25 janvier 1978, p. 13-14.

Voici le texte de notre camarade Daniel Guérin qui figure en tête d’un recueil qui vient de paraître aux Editions Martinsart (72, bd. de Sébastopol – Paris II). Ce recueil fait partie d’une série de huit volumes reliés, intitulés « Les Grands Révolutionnaires », Ils ne sont pas en vente en librairie et ne peuvent être acquis que par souscription. C’est pourquoi nous avons jugé utile en détacher des extraits de la préface qui suit.
Article signé M. H. paru dans Front libertaire des luttes de classe, n° 109, 23 avril 1979, p. 8.

Jeudi 22 mars. La Mutualité. Kate Millett à son retour d’Iran. Elle parle du mouvement des femmes là-bas, manifestations autonomes des femmes… autonomes par rapport aux partis et groupes politiques… pour leurs droits… pour leurs droits seuls… pour que « l’autre » moitié du monde ait le droit d’exister, elle aussi… des milliers de femmes dans les rues… manifestations entièrement spontanées (Kate Millett a tant insisté là-dessus !), manifestations tellement attaquées, donc tellement dangereuses pour le pouvoir ! (pour le pouvoir en place et pour celui des « révolutionnaires » mâles !).
Attaquées au couteau par des individus pour la plupart du lumpenprolétariat, des fanatiques du Coran, manipulés par la bourgeoisie… attaquées verbalement par les « gens de gauche » qui leur reprochent de « diviser » le mouvement (vous n’avez pas l’étrange impression d’avoir déjà entendu ce genre de reproche quelque part ?). Les « camarades révolutionnaires » iraniens demandent – on pouvait s’y attendre – une fois de plus aux femmes de se calmer, de patienter, de faire d’abord la révolution…, ensuite on s’occupera d’elles. C’est banal, c’est triste, c’est du déjà vu. Mais ça n’arrête pas les féministes iraniennes.
Extrait de Maurice Clavel, Le jardin de Djemila, Paris, René Julliard, 1958, p. 19-22

CHRONIQUE
Paris, février-avril 1957
I
J’avais quelques amis au Mouvement National Algérien et je m’en méfiais plaisamment : trop français. En eux semblaient revivre nos vieux révolutionnaires, dont il ne reste plus les noms que dans quelques rues vastes et laides, métros aériens, cœurs désuets : Barbès, Blanqui – ces gens qui ont peu agi dans leur siècle, ayant passé en prisons bourgeoises trop de leur vie, sans rien semer plus loin, la liberté s’étant faite science et police. Mes amis étaient une résurrection étrange, d’un naturel que le dépaysement accusait.
Entretien paru dans Front libertaire des luttes de classe, n° 105, 26 février 1979, p. 2-5

Article paru dans Le Prolétaire, n° 28, janvier 1966

Dans une résolution adoptée après le coup d’Etat de Boumedienne, le C.C. du P.C.F. déclarait : « Le comité central, en se gardant de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’ Algérie, constate que la Constitution a été violée et qu’un coup sérieux a été porté à la cause algérienne, ainsi qu’au mouvement de Libération nationale des peuples ». Ne nous étonnons pas de ce « respect » du P.C.F. pour une Constitution typiquement bourgeoise, ni de ses protestations de « non-ingérence ». Cela répond parfaitement au légalitarisme qu’il affiche depuis des dizaines d’années. Ne nous étonnons pas davantage qu’il déplore la chute d’un pouvoir qui, en novembre 1962, décrétait la dissolution du « Parti communiste d’Algérie », c’est-à-dire d’un parti-frère : Moscou n’avait-elle pas accueilli le « socialiste » Ben Bella comme un « ami », un « camarade » et comme » « le plus grand révolutionnaire d’Afrique » ? On n’est pas plus royaliste que le roi… Mais voyons quelle est donc cette « cause algérienne » que le P.C.F. juge si gravement compromise. Pour nous qui avons déjà vu Ben Bella l’invoquer contre les dockers algérois en grève, les choses sont claires : ça n’était plus la cause d’un mouvement révolutionnaire, mais une raison d’Etat, un principe d’ordre bourgeois, et dès lors, un Boumedienne est à priori tout aussi indiqué qu’un Ben Bella pour la défendre et l’illustrer. Mais le P.C.F., lui, ne croit pas aux faits : il croit aux mots ; pour lui, le « programme » du benbellisme est, et reste celui de la Charte d’Alger, approuvé en avril 1964 au 1er Congrès du F.L.N. : « ne pas laisser compromettre la victoire historique sur l’impérialisme et mettre en cause l’option socialiste » « assurer dans la liberté le développement de l’Algérie nouvelle, démocratique et progressiste ». C’est sa phrase socialiste, qui attache le P.C.F. au souvenir du benbellisme. Ce que valait cette phrase, nous allons le voir.
Article d’Errico Malatesta paru dans Le Réveil anarchiste, n° 900, 9 juin 1934, p. 1-2.

Article paru dans l’Encyclopédie des nuisances, n° 6, février 1986, p. 124-127.

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