J’ai accordé hier un entretien au journaliste Lakhdar Belaïd, pour La Voix du Nord, sur la disparition d’Abdelaziz Bouteflika et la situation en Algérie.

J’ai accordé hier un entretien au journaliste Lakhdar Belaïd, pour La Voix du Nord, sur la disparition d’Abdelaziz Bouteflika et la situation en Algérie.

Mon dernier texte intitulé « 9 septembre 1962 : les blindés de l’indépendance algérienne, nouveaux maîtres du pays » a été mis en ligne hier sur le site de Middle East Eye.

Mon dernier article intitulé “Le souvenir de la guerre civile algérienne façonne les controverses françaises sur la question musulmane” a été publié dans Cause commune, n° 24, juillet-août 2021, p. 40-42
J’ai le plaisir d’informer mes amis et lecteurs de la parution d’une nouvelle recension de mon second livre Algérie, une autre histoire de l’indépendance (PUF, 2019) dans la revue d’histoire Outre-Mers (n° 408-409, 2ème semestre 2020).

Voici un extrait de ce compte-rendu rédigé par l’historien Guy Pervillé :
Article de Kateb Yacine paru en quatre parties dans Combat, 4 août 1948, p. 4 ; 17 août 1948, p. 4 ; 18 août 1948, p. 4 ; 24 août 1948, p. 4.

« Peuple français, le moins raciste du monde… »
DES qu’il est question de l’Algérie, on rencontre dans la métropole beaucoup de curiosité et de bonne volonté, mais aussi, il faut le dire, une ignorance inquiétante des problèmes de ce pays. Problèmes qui, à force d’incurie, sont devenus de véritables drames. La presse a-t-elle, ici, rempli son rôle ? A-t-elle informé les Français comme elle le devait, même si elle avait à leur apprendre des échecs ? Le pouvait-elle ?
Mon dernier article intitulé “Le hirak a deux ans en Algérie : reflux, illusions et alternative” a été publié dans ContreTemps. Revue de Critique communiste, n° 50, juillet 2021, p. 48-52.

J’interviendrai ce mardi 27 juillet, de 14h à 16h, aux Journées d’été rouge et noir pour animer une discussion sur le thème suivant : « Algérie, de l’indépendance aux mobilisations populaires contemporaines, bureaucratie et auto-organisation. »
Je suis très heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la parution, ce jour, de mon nouveau livre : Dissidences algériennes. Une anthologie, de l’indépendance au hirak.

Article paru dans Alarme, n° 14, octobre-novembre-décembre 1980, p. 14

Les ouvriers de la Sonatrach, en Algérie, se sont mis en grève en Mai 81 pour revendications salariales et de conditions de travail. La direction avait cédé auparavant sur la remise en cause du système des équipes et des promotions.
J’interviendrai ce mercredi 14 juillet en soirée aux Rencontres libertaires du Quercy (animées par l’Organisation communiste libertaire) pour présenter le débat portant sur la situation en Algérie.
Voici la présentation de la discussion :
Mon dernier article intitulé « L’Algérie au temps du hirak : quelles perspectives pour les révolutionnaires ? » a été publié dans Courant alternatif, n° 312, été 2021, p. 7

En voici les premières lignes :
Article de Karim Thaghest paru dans Courant alternatif, n° 21, été 1992, p. 29

« Il n’existe pas d’autre démarche pour préserver les droits de l’homme que d’aider à restaurer l’autorité de l’Etat dans le respect de l’option démocratique. Toutes les critiques formulées ici ou ailleurs contre l’interruption du processus électoral ne saurait occulter cette vérité : Il fallait sauver la république ».
J’ai accordé un entretien à la journaliste Laurène Gris pour le site Brut à propos de l’histoire du drapeau algérien.

La vidéo a été mise en ligne ce jour avec la présentation suivante :
Article de Gérard Lamari paru dans Courant alternatif, n° 97, mars 2000, p. 17-18

Afin de ramener la paix dans le pays, le président de la république algérienne, A. Bouteflika, a fait voter en septembre dernier une loi d’amnistie des terroristes islamistes. Cette loi qui s’intitule « loi de concorde civile » a été votée à plus de 98 % au suffrage universel. Aujourd’hui qu’elle est mise en pratique, elle est loin de faire l’unanimité.
Article de Gérard Lamari paru dans Courant alternatif, n° 90, juin 1999, p. 20

Abdelaziz Bouteflika a « remporté » l’élection présidentielle algérienne immédiatement contestée par l’opposition au régime. Les six autres candidats se sont retirés en dénonçant les fraudes massives en sa faveur. Ils contestent depuis la légitimité de ce scrutin et donc celle du nouveau président.
Article de Gérard Lamari paru dans Courant alternatif, n° 81, été 1998, p. 31-32

Matoub Lounès, chanteur berbère très populaire, né en 1956 en Kabylie, militant de la cause berbère, a participé au mouvement du printemps berbère de 1980, aux événements d’octobre 1988 durant lesquels il a été blessé par les forces de l’ordre. Il est enlevé par le GIA en 1994 et séquestré pendant 15 jours.
Il a toujours lutté pour la laïcité et la reconnaissance de la langue et de la culture berbère.
Interview de Hakim Addad paru dans Courant alternatif, n° 77, mars 1998, p. 31-35

En Algérie, 75 % de la population a moins de 35 ans. Parmi la jeunesse le taux de chômage est supérieur à 50 %. L’école exclut chaque année 500 000 jeunes du système éducatif. Nous avons réalisé un interview d’Hakim Addad, secrétaire général du R.A.J. (Rassemblement – Actions – Jeunesse), association de jeunes (1) qui lutte sur le terrain pour la paix, contre toutes les formes d’exclusion dans une Algérie en pleine guerre civile.
Article de Romulus paru dans Courant alternatif, n° 47, mars 1995, p. 29-30

Pas un jour ne passe sans que l’on évoque l’Algérie. Les annonces d’assassinat, d’attentat défilent les unes après les autres. Le coup d’Etat de janvier 1992 a fait entrer l’Algérie dans la spirale de la violence physique et directe. Un premier bilan fait état de 30 000 morts en trois ans. Pris dans un étau, le peuple algérien subit le napalm de l’armée et le C4 (explosif) des groupes intégristes.
Interview de Jean-Louis Hurst parue dans Courant alternatif, n° 38, avril 1994, p. 31-36

Nous publions ici un interview de Jean-Louis Hurst sur l’Algérie. Nous ne sommes pas forcément d’accord avec l’ensemble de ce qu’il avance : on peut par exemple discuter de la répression sous Boumédiene, de sa démarche sur les problèmes de papiers en France, assimiler le mouvement berbérophone à l’intelligentsia est peut-être un peu rapide, etc. Mais cet interview nous semble apporter beaucoup d’informations sur la société algérienne, des éléments de compréhension et d’analyses importantes.
Texte de Jean-Louis Hurst paru dans Courant alternatif, n° 36, février 1994, p. 25-26

Ce texte était destiné initialement au journal Libération qui l’a refusé. Jean-Louis Hurst s’est d’abord fait connaitre comme militant français pendant la guerre d’Algérie : déserteur, il publia sous le pseudonyme de « Maurienne » un livre, « Le Déserteur », qui fut alors interdit à sa sortie et qui a été republié aux éditions Manya.
Article de Karim Thaghest paru dans Courant alternatif, n° 26, février 1993, p. 13-14

Le 14 janvier 1993 le Haut Comité d’Etat (HCE) commémorait le 1er anniversaire du coup d’Etat qui l’avait mis en place. Cette année 1992 qui vient de s’achever nécessite un bilan. Où en est l’Algérie ? Qu’en est-il de ceux qui se sont autoproclamés « bouclier des libertés et de la démocratie » ? Rappelons d’abord qu’au moment des élections législatives de décembre 1991, la population était déjà complètement étranglée par le fardeau de la dette.
Article paru dans Courant alternatif, n° 10, juin 1991, p. 5-8

L’oppression des femmes en Afrique du Nord, comme partout dans le monde, est inscrite dans la société ; l’arrivée du FLN en Algérie, porteur de /’Idéologie arabo-musulmane, n’a pas contribué à améliorer le sort des femmes, bien au contraire ; et aujourd’hui, la montée de l’intégrisme par l’intermédiaire du F.I.S. (Front islamique du salut) génère une situation intolérable pour les Algériennes. Les médias occidentaux n’ont pas pu faire le silence sur ces mouvements de femmes algériennes qu’ils ont présenté très hypocritement comme une lutte entre, d’une part, des idées réactionnaires portées par un archaïsme religieux, et d’autre part, des idées émancipatrices venues d’Occident.
Mon dernier article intitulé “L’Algérie au temps du hirak : contestation et répression” a été publié dans Courant alternatif, n° 311, juin 2021, p. 31.

En voici les premières lignes :
Lettre parue dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 39, mai 1965, p. 11–13

Ces extraits d’une longue lettre d’un camarade d’Alger font suite aux lettres du même camarade déjà publiées dans ICO (Nos 25 – 27 – 29 – 36).
J’ai accordé un nouvel entretien au journaliste Stéphane Ortega pour le site Rapports de force sur le mouvement populaire et les élections législatives en Algérie. Le texte a été mis en ligne hier avec le titre suivant : « Pris en tenaille entre élections législatives et répression, où en est le hirak algérien ? ».

En voici la présentation par la rédaction de ce site d’information sur les mouvements sociaux :
Textes parus dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 36, février 1965, p. 21-23

Pendant tout le mois de décembre des grèves ont éclaté dans les principaux centres algériens ; on en sait bien peu de choses.
Article paru dans Informations ouvrières, n° 568, du 14 juin au 20 juin 1972, p. 10

1 – la révolution algérienne et sa direction
Il y a presque exactement dix ans, au terme de l’une des plus sanglantes guerres de libération nationale, l’Algérie parvenait à l’indépendance politique. En mars 1962, le cessez-le-feu était signé et, en dépit d’un dernier sursaut de la réaction colonialiste à Alger et dans les grandes villes d’Algérie, l’indépendance était proclamée le 5 juillet. Nous avons abordé, trop brièvement ici même (lire « I.O. » n° 557 du 22 mars et 558 du 29 mars, « Dix ans après Evian : quel bilan ? ») la question du bilan de dix années d’indépendance en Algérie. A la veille de l’anniversaire du 5 juillet 1962, et alors que toutes les forces intéressées au maintien du statu quo, c’est-à-dire au renforcement de l’Etat bourgeois algérien lui-même, se préparent à présenter leurs conclusions du moment, les militants révolutionnaires qui luttent partout pour reconstruire la IVe Internationale ouvrent le débat.
Lettre parue dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 29, mai 1964, p. 15-18

A Alger s’est tenu le 1er congrès du secteur autogéré industriel, suivi d’une exposition dans le port d’Alger. Nous avons demandé à ce camarade de visiter l’exposition et de nous adresser des documents. Nous parlerons de ceux-ci en juin.
Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 473, 5 avril 1956, p. 2

Un travailleur algérien écrit au « Libertaire » :
Pendant la guerre de 39 à 45, les Algériens ont combattu côte à côte avec les Français.
J’interviendrai ce dimanche 30 mai lors de la rencontre intitulée “Célébrons la Commune”. Dans le cadre du débat ayant pour thème « L’internationale des révoltes », je parlerai du mouvement populaire de 2001 en Kabylie, aux côtés d’Ali Guenoun et de Raphaël Lebrujah.

Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 450, 27 octobre 1955, p. 2

Un travailleur algérien écrit au « Libertaire » :
ONZE notables du Douar Aït R’zine ont été assassinés par les forces colonialistes.
Ben Ali Cherif qui est le grand seigneur féodal de la région de Bougie
et la main droite du gouvernement colonialiste français, ainsi que Mesbah,
élu à l’Assemblée algérienne sur la liste « indépendante » (administrative)
(soutenu pendant la campagne électorale à Guendouz par ces onze), attendront en vain que ceux-ci viennent leur souhaiter la prochaine fête d’El Mouloud.
Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 440, 21 juillet 1955, p. 2

Des Correspondants du LIBERTAIRE
Deux travailleurs algériens, résidant en France, mais pères de famille nombreuse en Algérie, sont venus passer leurs vacances en Algérie. Ces deux hommes étaient toujours brimés par les autorités « zélées » qui déploient tous leurs efforts pour faire arrêter les braves gens. Aussi, après avoir été provoqués maintes fois, les deux hommes ont disparu de la région.
Article d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 435, 16 juin 1955

VOILA ce que dit le dernier tract qui a été distribué dans Paris par les staliniens aux travailleurs algériens :
« Le 1er Mai, alors qu’une profonde volonté d’union dominait la manifestation organisée à Vincennes par l’Union des Syndicats C.G.T. de la Seine, une centaine d’Algériens, répondant aux mots d’ordre de certains dirigeants nationalistes, ont tenté de troubler ce grand rassemblement des travailleurs de la Région Parisienne ».
Texte d’Akli Bounane paru dans Le Libertaire, n° 427, 21 avril 1955

LES TRAVAILLEURS ALGERIENS ECRIVENT AU « LIB »
Marseille, le 8 avril 1955
Chers camarades frères,
JE LIS toujours LE LIBERTAIRE, le journal que j’estime indispensable pour la classe ouvrière et pour les Algériens. J’ai l’habitude de lire le journal dans un bar, devant un nombre important d’Algériens qui tous sont assoiffés de liberté. Et, depuis qu’ils connaissent LE LIBERTAIRE, plusieurs l’achètent régulièrement, sans attendre que je m’en occupe pour eux.
Article d’Abdou El Hadi paru dans Le Libertaire, n° 481, 31 mai 1956

De notre correspondant à Alger.
LE fait à remarquer cette semaine en Algérie est l’ordre de grève lancé par l’U.G.E.M.A. (Union Générale des Etudiants musulmans d’Algérie) et l’U.J.D.A. (Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne). Ces deux organismes, le premier uniquement d’étudiants musulmans, et le second de toute la jeunesse algérienne, incitent les étudiants, les lycéens, les collégiens et les élèves de cours complémentaires à faire grève illimitée des cours et des examens.
Mon dernier article intitulé « L’Algérie au temps du hirak : marches ou grèves ? » a été publié dans Courant alternatif, n° 310, mai 2021, p. 31.

En voici les premières lignes :
Article de Vuillemin paru dans Ohé Partisans !, n° 4, août 1945

La vérité sur le drame d’Afrique du Nord
Une censure sournoise et une presse bien sage : voilà pourquoi si peu de gens ont une idée précise des événements qui ont ensanglanté l’Algérie.
Article paru dans L’Etincelle, n° 5, mai 1945

Le peuple algérien exploité, saigné à blanc par le capitalisme français et par le capitalisme anglo-américain, se révolte. Un pays de huit millions d’habitants, riche grenier à blé, se trouve dans un état de famine, expression la plus haute des effets de la civilisation capitaliste.
Article paru dans Le Libertaire, n° 6, juin 1945, p. 3

Le parti communiste, utilisant, les événements pour ses fins propres, présente la crise algérienne comme l’explosion de la dernière bombe hitlérienne. C’est se prononcer sur des faits mal connus et simplifier une énorme question. « Le Monde », plus sérieux, examine « l’affaiblissement de l’armature française » (luttes politiques en Afrique du Nord depuis 1942, secteurs anti-britanniques, antigaullistes, antisémites), la poussée nationaliste arabe, la participation des Nord-Africains à la guerre et leur élimination de la vie politique, et enfin la cause immédiate du conflit, une terrible crise économique. Les événements de Sétif sont, en effet, la manifestation aiguë d’un malaise latent entre la France et l’Afrique du Nord. Ils sont aussi un des épisodes sanglants des luttes chroniques entre la France et chacune de ses colonies depuis plus d’un siècle. Il convient donc de les replacer dans l’ensemble de l’histoire coloniale française pour en comprendre le sens et la portée.
Article de Larbi Hamdane paru dans La Quatrième Internationale, n° 24, décembre 1967, p. 4

Bilan de son gouvernement, et surtout promesse pour l’avenir, c’est l’essentiel du discours de Boumedienne, le 1er novembre, anniversaire de l’insurrection. Le bilan étant très maigre, c’est sur l’avenir que le président algérien s’est surtout appesanti : planification, industrialisation, réforme agraire, réforme départementale, diminution de l’écart de développement entre les régions, résorption de l’analphabétisme, développement et démocratisation de l’éducation, renforcement de l’autogestion… plus la service militaire obligatoire, le tout « dans l’ordre et la discipline », telles sont les perspectives tracées par un discours qui ne fait pas appel aux masses pour réaliser ce programme, mais qui leur demande de faire confiance au gouvernement « avec esprit de sacrifice ».
Mon dernier article intitulé « Algérie : le hirak a deux ans. Résurgences, clivages et équivoques » a été publié dans ContreTemps. Revue de Critique communiste, n° 49, avril 2021, p. 102-106.

Article de Montserrat paru dans Le Monde libertaire, n° 132, mai 1967, p. 8-9

En tant que libertaires, nous ne pouvons pas rester indifférents à la révolution algérienne. C’est pourquoi profitant de mes vacances, je me suis rendue en Algérie pour voir de près quelles en étaient les réalisations quatre ans après l’indépendance. Je ne prétends pas vous donner des connaissances économiques, sociologiques précises. Mais simplement un aperçu de ce que j’ai observé, vu, et entendu, au cours de cinq semaines de vacances. L’article est donc une simple énumération de ce que tout touriste peut apprendre au cours d’une promenade dans une casbah, au cours d’une conversation avec le chauffeur d’un car, ou avec un garçon de café, ou lors d’un séjour dans une auberge de jeunesse. J’ai seulement tenté de porter un jugement libertaire sur ces divers clichés. D’ailleurs ils traduisent mieux que toute étude, ce qu’est véritablement l’Algérie actuelle, quelles sont ses aspirations futures. Ces clichés nous amèneront à parler entre autres, du rôle considérable de la religion, qui détermine la condition des femmes algériennes, des efforts faits sur le plan de la scolarité, du malaise social et du chômage, enfin de la « fameuse autogestion algérienne ».
Article de Jacques Gallienne paru dans La Révolution prolétarienne, n° 607, octobre 1974, p. 11-12

J’avais fait deux voyages en Algérie « française », en 1936 et 1947. J’avais, de plus, fait une courte escale à Alger, en pleine période de combats, revenant d’Egypte en 1956. J’ai vu cette fois-ci la République algérienne, démocratique et populaire. Elle se veut socialiste. J’avoue qu’en la parcourant en dehors de tout circuit guidé, je n’ai pas très bien vu en quoi elle était socialiste. Peu de ressemblance même avec le régime des pays de l’Est. La densité des autos, par exemple, est aussi forte que dans les pays capitalistes. Le petit commerce est aussi important qu’autrefois : la différence est que les boutiques manquent de bien des produits d’usage courant. On voit les mêmes foules misérables qu’auparavant, les mêmes grappes humaines se bousculant dans les bureaux des autocars pour obtenir une place. La pénurie d’eau est grande, et partout, il y a des coupures, de jour ou de nuit.
Mon dernier article intitulé « Pourquoi le hirak n’a-t-il pas (encore) ébloui le monde ?” a été publié hier par le journal électronique Twala.

Le blog Des nouvelles du front a publié hier des documents collectés par mes soins ayant trait au Printemps berbère de 1980 et au Printemps noir de 2001. C’est une manière de faire écho au double anniversaire de ces événements mais aussi d’annoncer la parution de mon prochain livre intitulé Dissidences algériennes. Une anthologie, de l’indépendance au hirak.

Article de Fernand Doukhan paru dans Le Libertaire, n° 320, 19 juin 1952

L’article que nous reproduisons ci-dessous est tiré de « L’Ecole républicaine », bulletin de la section d’Alger du Syndicat National des Instituteurs et Institutrices de l’Union Française, du mois de mai 1952.
Il nous a paru important de le communiquer à nos lecteurs, pour la position anticolonialiste du camarade Doukhan, position parallèle à celle que défend « Le Libertaire » dans la métropole.
Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain paru dans Le Libertaire, n° 407, 2 décembre 1954

LE Mouvement Libertaire Nord-Africain condamne les arrestations, perquisitions, saisies arbitraires dont la F.C.L. a été victime à Paris, alors que, dans ses affiches et son journal, elle ne faisait que constater un fait : la révolte des prolétaires algériens surexploités n’a pour cause que 124 ans de spoliations et de brigandage colonialistes.
Tract du Mouvement libertaire nord-africain reproduit dans Le Libertaire, n° 409, 16 décembre 1954

LE Mouvement Libertaire Nord-Africain estime que le véritable responsable des événements actuels, en liaison avec ceux du Maroc et de Tunisie est le régime colonialiste, basé sur l’expropriation des terres, la surexploitation, le chômage, la répression et l’opposition au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ainsi qu’aux aspirations révolutionnaires des travailleurs.
Communiqué du Mouvement libertaire nord-africain paru dans Le Libertaire, n° 424, 31 mars 1955

Le gouvernement impérialiste, après avoir rejeté la responsabilité de la situation en Algérie sur ce qu’il nomme « quelques bandes organisées de hors-la-loi », dont le but est d’après lui de provoquer un sentiment d’insécurité et de peur dans l’ensemble de la population algérienne, en arrive à craindre « que les troubles sporadiques se transforment en insurrection générale »… Ainsi les Algériens se soulèveraient par « crainte » de ces « quelques bandes organisées de hors-la-loi ».
Article de Fernand Doukhan paru en deux parties dans Le Libertaire, n° 426, 14 avril 1955 et Le Libertaire, n° 427, 21 avril 1955

L’EXPOSITION sur « La grandeur et la misère de l’Ecole publique en Algérie », organisée par la section d’Alger du S.N.I. et le Comité de scolarisation et de lutte contre l’analphabétisme, inaugurée par Baillet, du Bureau national, et par le recteur, représente un volume imposant d’informations, de statistiques, plans, projets, illustrations.
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