Communiqué du MTLD paru dans Alger Républicain, 26 janvier 1954
« La rupture entre la France et l’Espagne », 28 janvier 1954. Source
Le M.T.L.D. communique :
« Une fois de plus, le problème marocain revient au premier plan de l’actualité. Seul, en fait, le gouvernement français pouvait penser, ou feindre de croire, que le complot du 20 août 1953 contre la souveraineté chérifienne était un fait accompli sur lequel personne n’allait plus revenir.
Article de Jean Rous paru dans Socialisme et Liberté, n° 1, février 1948, p. 22
LOIN de se constituer comme une union fédérative des peuples sur la base démocratique, à la manière du Commonwealth britannique, l’Union française devient chaque jour davantage la pure et simple couverture du colonialisme.
Article de Jean Rous paru dans La Pensée socialiste, n° 13, mars-avril 1947, p. 17-18
A l’occasion d’un bref séjour sur la magnifique terre d’Algérie, nous n’avons pu que recueillir des impressions et des suggestions générales, et nous n’allons point, après tant d’autres, nous donner le ridicule de résoudre en quelques lignes un problème infiniment complexe, aux lieu et place des intéressés eux-mêmes, c’est-à-dire de 1 million d’Européens, de 7 millions de musulmans et de leurs meilleurs représentants.
La presse française fait toujours le plus grand silence sur ce que pensent et disent les leaders des mouvements nationaux d’Afrique du Nord. Cependant, pour savoir ce que ceux-ci pensent et ce qu’ils veulent, le mieux est de les écouter. C’est pourquoi nous avons publié il y a quelques mois une lettre du Tunisien Bourguiba à son fils et que nous reproduisons ci-dessous la lettre ouverte adressée par Ferhat Abbas, le principal représentant de l’un des deux mouvements nationaux algériens, à Martinaud-Deplat, lors du récent voyage de ce dernier en Algérie.
Article de Louis Chavance paru dans Le Monde libertaire,n° 23, décembre 1956, p. 4
Budapest VII. Rákóczi út – Akácfa utca sarok. Égő szovjet BTR-152 páncélozott csapatszállító jármű. (Source)
SI la colère et le chagrin ne l’avaient emporté sur la curiosité, ce n’est pas sans amusement qu’on aurait pu assister aux contorsions des littérateurs distingués pour apaiser leur conscience, troublée par une atmosphère d’orage, après le coup de tonnerre de l’insurrection Hongroise. La tristesse serait d’ailleurs aussitôt revenue, devant les réactions de quelques honnêtes gens, asphyxiés par les nuages de confusion qu’ont répandus les faux penseurs.
J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs qu’une causerie autour de mon livre Histoire algérienne de la France, aura lieu à Caen demain, samedi 9 décembre, à partir de 17h30.
Article d’I. Lauden suivi d’un commentaire de Joël Gochot parus dans Le Monde libertaire, n° 190, mai 1973, p.8-9
In May 1972, gunmen attacked an Israeli airport, killing 26 people (Source)
Diffamation sur le prétendu terrorisme anarchiste
Ces derniers temps, il a déferlé un ouragan de crimes politiques sur notre monde tumultueux ; terreur individuelle et piraterie aérienne qui ont pris un caractère dangereux. Une vague de terreur et de criminalité, exportée du Japon, de la Turquie et de l’Amérique latine, qui n’évite pas notre pays. Les terroristes qui se déguisent avec des plumes idéologiques se comportent de plus en plus en bandits et en bourreaux inhumains. Mais ces bandits idéologiques sont pires que les simples criminels : ils se dissimulent derrière des idées et une phraséologie et ignorent le regret ou le remords.
Show of strength … protests in Paris, 1968. Photograph: Sipa Press/REX/Shutterstock (Source)
Une demi-douzaine de gros pétards ont explosé il y a quelque temps devant des succursales Citroën ; à la même époque, au Quartier Latin, un café fréquenté par des fascistes du Mouvement « Occident » était incendié ; depuis, d’autres incidents ont également eut lieu en divers autres endroits ; des arrestations ont été opérées.
J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs que je dédicacerai mon livre Histoire algérienne de la France, demain, dimanche 29 octobre de 15h à 16h, dans le cadre du Maghreb des livres.
Article de Maurice Joyeux paru dans La Raison, mensuel de la libre pensée, n° 244, 24e année, mars 1980, p. 16
Il y a vingt ans, Albert Camus disparaissait à la suite d’un accident de voiture qui illustrait l’absurdité de notre temps qu’il avait si magistralement analysé dans un de ses ouvrages les plus importants, « Le mythe de Sisyphe ».
Le Comité International de la Gauche pour la Paix au Moyen-Orient a organisé à Paris au Théâtre Hébertot un grand débat public sous la présidence du peintre Marek HALTER, entre Uri AVNERY, député israélien, auteur de l’ouvrage « Israël sans sionisme » qui vient de paraitre en traduction française (1) et Lotfallah SOLIMAN, journaliste et écrivain égyptien, sur le thème : « Les voies de la Paix au Moyen-Orient ».
Mon dernier texte intitulé « 1943. Le Manifeste du peuple algérien » vient de paraître dans le livre dirigé parPierre Singaravélou (coordonné par Arthur Asseraf, Guillaume Blanc, Nadia Yala Kisukidi et Mélanie Lamotte), Colonisations. Notre histoire (Seuil).
Appel paru dans Le Populaire, 4e année (2e série), n° 383, 4 mai 1919, p. 3
Nos camarades des Jeunesses Socialistes ont tenu leur Congrès au moment où le Parti Socialiste tenait le sien. Celui-ci a fait passer celui-là au second plan et il faut le regretter car le travail qui y fut fait présente un réel intérêt. D’ailleurs, l’action des Jeunesses Socialistes grandit chaque jour, sous l’impulsion des événements et la jeunesse ouvrière de France ne peut pas ne pas comprendre qu’elle doit se donner tout de suite à l’action socialiste, si elle veut s’éviter pour l’avenir les massacres des guerres capitalistes.
Avant de clôturer leur Congrès, nos camarades des Jeunesses ont rédigé un appel à la Jeunesse ouvrière de France et à celle de tous les pays. Nous donnons ici les plus larges extraits de ce manifeste :
Je suis très heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs que la soirée de lancement de mon nouveau livre, intitulé Le Remplaçant. Journal d’un prof (précaire) de banlieue, aura lieu jeudi 7 septembre à 20h à la librairie Quilombo : 23, rue Voltaire 75011 Paris.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la parution, dans le 58e numéro de ContreTemps. Revue de critique communiste (juillet 2023), de la deuxième partie de mon article intitulé : « Notes sur la « crise » de la gauche ».
Article signé Karoly Goulash et Sergio Tortellini paru dans Mordicus, n° 4, avril-mai 1991, p. 5
« Gardiens de murs » d’Alger critiquant sérieusement l’économie.
A Mantes-la Jolie, des lycéens ont repris à leur compte l’ancien programme écolier : « les cahiers au feu et la maîtresse au milieu ». A Vaulx-en-Velin, des bagnoles ont brûlé pour rompre l’ennui du week-end de Pâques, tandis que depuis février des jeunes avaient apparemment entrepris de venger à leur manière la mort de Thomas Claudio en « pare-choquant » à leur tour les voitures de flics avec de grosses cylindrées volées. Ce dépassement ludique de la civilisation automobile a donné des émotions aux passagers de plusieurs véhicules de police, à la vitrine d’un magasin de sport et aux occupants d’un commissariat percuté par une BMW. Plus de 600 flics ont été mobilisés pour fouiller des boxes et retrouver les béliers roulants. A Sartrouville, les 26, 27 et 28 mars, trois jours d’émeute ont suivi la mort de Djamel, avec rebelote le 10 avril, jour de la reconstitution du meurtre. Les flics attaqués à coups de pierres, de boules de pétanque et de coquetèles, des lardus en civil tabassés, des bagnoles brûlées, un magasin de meubles incendié.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la tenue d’une nouvelle rencontre autour de mon ouvrage, Histoire algérienne de la France, paru en octobre dernier aux Puf.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la parution, dans le 57e numéro de la revue ContreTemps (avril 2023), de mon article intitulé : « Notes sur la « crise » de la gauche (première partie) »
Article d’Albert Ollivierparu dans France, n° 5, 24 novembre 1944, p. 6
PARMI les livres publiés en France au cours de ces quatre ans, « L’étranger » de M. Albert Camus a tout particulièrement attiré l’attention. Nous avons demandé à un jeune critique de talent de préciser pour nous les raisons qui ont valu à cette première œuvre d’un romancier d’être si chaleureusement accueillie.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis, camarades et lecteurs la parution, aujourd’hui, du Dictionnaire de la guerre d’Algérie (éditions Bouquins), sous la direction des historiens Tramor Quemeneur, Ouanassa Siari Tengour et Sylvie Thénault.
Article signé G. S. paru dans Force ouvrière, n° 50, 5 décembre 1946, p. 11
Albert Camus, l’éminent écrivain, dans une série d’articles publiés par Combat, définit notre siècle comme le « Siècle de la Peur ». Quoi de plus juste, de plus véridique ? Ferrero, dans ses grands ouvrages d’histoire, invoque le sentiment de la peur comme un des facteurs les plus puissants qui aboutissent à la guerre.
Je suis très heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs que je serai l’invité de l’émission « En sol majeur », diffusée ce samedi 11 mars à 15h10 sur RFI (89,0 MHz FM à Paris).
Article de Robert Petitgand alias Robert Delny paru dans Masses, n° 1, janvier 1939, p. 12-18
Une révolution profonde est toujours précédée d’un vaste mouvement d’idées qui bouleverse de fond en comble les conceptions morales de l’ancienne société. A l’image idéale que l’on se faisait de l’homme se substitue une éthique nouvelle née des rapports originaux que la vie a introduits dans le corps social et dont la pression irrésistible fait éclater l’enveloppe des institutions arriérées. La brusque rupture d’équilibre qui fait chanceler l’ancienne organisation, se traduit d’abord par la démoralisation du vieil homme, incapable de contenir plus longtemps l’afflux des tendances juvéniles, endiguées jusque là par une contrainte aussi avisée que tyrannique. La philosophie des Lumières au 18e siècle ne se borna pas à dénoncer les privilèges ; elle entreprit également la critique des vertus séculaires de l’homme bien né, railla l’honneur aristocratique, réduisit la gloire féodale à la mesure d’un simple et parfois chimérique appétit. Le Jacobinisme n’aurait jamais pu accomplir sa tâche historique, si préalablement la doctrine philosophique n’avait précipité de leur piédestal, pour les faire rentrer dans la commune nature, les personnes héroïques des potentats féodaux.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la parution d’un nouvel entretienautour de mon ouvrage Histoire algérienne de la France qui vient de paraître aux PUF.
Texte paru dans Venceremos, n° 2, octobre 1986, p.61-62
La diffusion de masse de l’héroïne sur les quartiers et dans les cités correspond historiquement au début de la crise et du chômage qui en découle (années 74-75) ; la bourgeoisie doit étendre son contrôle et son exploitation jusqu’au prolétaire exclu du marché du travail, pour ce faire elle utilise un moyen déjà utilisé dans d’autres pays (les USA des années 60) pour pacifier les ghettos et détruire les velléités de révolte.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la tenue d’une nouvelle rencontre autour de mon dernier ouvrage, Histoire algérienne de la France, qui vient de paraître aux Puf.
Depuis plusieurs mois, la conscience de l’isolement et le désir de le rompre sont des constations de base. Il y a différentes manifestations : aller voir les gens chez eux, dans certains cafés, dans les lieux de passage. Mais se laisser aller aux aléas de la vie quotidienne se révèle vite insatisfaisant, dès qu’on a conscience à quel point le pouvoir manipule les réactions affinitaires, les désirs, etc… ; de plus les rencontres fortuites sont de plus en plus rares à cause du morcellement, du cloisonnement, de l’atomisation forcenée des réseaux sociaux et des individus imbriqués là-dedans. Il s’agit :
L’attitude des Jeunesses socialistes révolutionnaires détermine des réactions fort diverses. Mais il en est une qui nous impose une mise au point. Il existe en effet des jeunes, et la présente page est émaillée d’exemples de ce genre, qui du plus haut sommet de l’intellectualisme, sceptique et, dilettante nous reprochent je ne sais trop quel sectarisme terre a terre. Pour nous l’action révolutionnaire est une action ingrate, tissée de menus faits dont tous sont animés par une idée semblable ; c’est une longue patience vers l’acquisition d’arrache-pied du but immense de l’émancipation des hommes, et non pas une simple dissertation dans le vide destinée à n’être jamais suivie d’effets concrets. Pour nos amis, au contraire, l’action consiste en fait à contempler la lutte du sommet de l’arène, en menant grand tapage, en jetant des fleurs et en s’écriant de temps en temps : « Bravo toro ! » Ceux qui se croient les plus sportifs sont souvent ceux qui, spectateurs habituels des compétitions n’ont en fait jamais pratiqué le sport.
Article paru dans L’Insurgé, n° 1, 15 avril 1969, p. 4
C’est un Marocain aux cheveux crépus. 25 ans environ. Assis à la terrasse d’un bistrot de la rue du Louvre. Passent deux forts des Halles qui le bousculent. Il proteste. Les débardeurs sont furieux : « Quoi ! Monsieur n’est pas content ? Retourne dans ton pays, sale étranger ! » Il est empoigné et jeté dehors. Le patron rigole, les clients approuvent : « C’est quand même quelque chose ! Venir nous faire chier chez nous ! Et on paye des impôts pour eux. Qu’on les renvoie dans leur pays, bon Dieu ! On est en France, non ? »
Article de Geneviève Prost paru dans Tankonalasanté, n° 7, février 1974, p. 15
Des organisations syndicales démocratiques proposent aux travailleurs d’avancer de cinq ans l’âge de la retraite (encore faut-il y arriver), et en font un thème de lutte contre le patronat. Gagner cinq ans… cinq ans d’exploitation ? Ou cinq ans de vie ? Quelle vie ?
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la tenue d’une nouvelle rencontre autour de mon dernier ouvrage, Histoire algérienne de la France, qui vient de paraître aux Puf.
Fin Janvier, chaque membre du personnel de la Régie Renault a reçu à domicile, une lettre l’informant que prochainement serait institué un système de retraite pour tous.
Ceux qui sont déjà d’un âge avancé ont accueilli cette nouvelle avec beaucoup de sympathie, ceux qui sont plus jeunes l’ont accueillie avec beaucoup plus d’indifférence : « où serons-nous dans 25 ou 30 ans ? »
Dans le numéro 5 de « Tribune ouvrière », un camarade a posé la revendication du droit à la retraite à 55 ans pour les ouvriers comme pour les fonctionnaires. Le camarade conclut son article en écrivant :
« Nous estimons que la société a la possibilité d’offrir à ceux qui suent et surtout à ceux qui produisent, le repos à 55 ans. »
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la tenue d’une nouvelle rencontre autour de mon dernier ouvrage, Histoire algérienne de la France, qui vient de paraître aux Puf.
Article paru dans Pouvoir Ouvrier, n° 95,février 1969,p. 1 et 5
La rentrée de janvier avait eu lieu tout de même. Les cours avaient repris secteur par secteur, département par département, discipline par discipline. Le gouvernement respirait.
Article paru dans Action, n° 35,12 décembre 1968,p. 6
Mai a bouleversé le rapport de forces dans l’Université les péripéties de la rentrée universitaire l’ont bien montré : les professeurs réactionnaires sont pris d’une peur panique devant les possibles développements de la lutte, les enseignants dits « progressistes » se font surtout remarquer par leur absence ; le pouvoir, lui, reflète la trouille générale, temporise et retarde la rentrée dans toutes les facultés de France.
Pour les Communistes les enseignements de l’histoire du Front Populaire sont des plus simples : l’unité syndicale et l’unité politique de la gauche ont alors assuré la défaite de la réaction et le succès des revendications ouvrières. Aujourd’hui comme il y a 30 ans, « l’unité sans exclusive » des organisations syndicales et des « vrais républicains » produirait les mêmes heureux effets et même permettrait d’amorcer la transition pacifique vers le socialisme. Le dernier mot du « marxisme » des communistes est de proposer aux travailleurs la simple répétition d’une politique vieille de trois décennies, qui fut mise en œuvre dans des conditions entièrement différentes et qui de surcroit démontra la faillite retentissante du réformisme.
Article paru dans L’Arme de la critique, supplément à Alarme, n° 3, mai 1987, p. 7-13
Deux facteurs visibles dominent les années 30 pour la classe ouvrière. D’une part la crise économique, d’autre part la référence à la révolution russe et sa répercussion mondiale. Mais le facteur déterminant, pressenti et dénoncé par quelques minorités seulement, et qui fait basculer de tout son poids vers la guerre, c’est la contre-révolution, initiée en Russie développée par le stalinisme et qui s’étend silencieusement au monde entier, relayée par les appareils syndicaux, socio-démocrates et fascistes.
Texte du groupe franco-espagnol des « Amigos de Durruti » paru dans Révision, n° 6, 1er août 1939, p. 4-5
Les décrets-lois marquent un pas vers la fascisation de la France. Les avantages ouvriers sont battus en brèche. Les unes après les autres, les conventions collectives sont dénoncées. Dans les nouvelles conventions, le patronat, en harmonie avec les mesures gouvernementales, s’efforce d’anéantir les avantages offerts par ces conventions, et de n’en conserver que la discipline anti-ouvrière.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la parution d’une nouvelle recension de mon Histoire algérienne de la France (Puf) signée Sylvain Boulouque pour la revue trimestrielle Chroniques Noir & Rouge(n° 11, décembre 2022, p. 60-61).
Sans sombrer dans un anti-fascisme de pure forme – voie de garage facile pour un radicalisme en mal de perspectives – nous ne pouvons contourner le problème d’une effective remontée de l’extrême droite et, plus largement, des thématiques dont elle est traditionnellement le vecteur ; racisme, poujadisme, idéologie sécuritaire. Par-delà le phénomène médiatique et (donc) électoral que constitue Le Pen, ce renouveau d’une droite autoritaire s’articule sur plusieurs niveaux différenciés, lui donnant un caractère d’opération politique d’ensemble, qui n’a rien à voir avec le phantasme d’un coup d’État ou un simple péril activiste fasciste.
« A Dreux, nous avons refusé le silence. Et nous nous sommes battus, parfois physiquement contre ces jeunes gens en treillis et rangers, protège-dents aux mâchoires et matraque à la ceinture. Depuis des mois. Aussi, lorsqu’à la fin du scrutin quand nous avons vu et entendu le premier secrétaire du parti socialiste dire sur nos écrans de T.V qu’il n’y a pas aujourd’hui de danger fasciste en France, nous avons regretté qu’il ne soit pas venu faire un tour à Dreux… Faut-il rappeler que dans les années trente déjà, la SFIO tentait de minimiser la montée du nazisme parce que la France n’était pas l’Allemagne » (Nouvel Obs. 22/09/1983).
Le 14 février, un brigadier blessait grièvement un jeune Tunisien. Les jeunes des deux cités – l’une française, l’autre immigrée – se retrouvent pour s’organiser.
Je suis heureux d’annoncer à mes amis et lecteurs la parution d’une nouvelle recension de mon Histoire algérienne de la France (Puf) signée Sylvain Boulouque pour le site Slate.fr
Ce samedi tranquille de février 80, un flot ininterrompu de promeneurs inhabituels envahissant les rues, sema la consternation dans ce quartier sans histoires du 20e arrondissement. Beurs, punks, skins, étudiants rigolards et désœuvrés progressaient sans discrétion vers l’usine occupée de la Parmentière et les squats de l’ilot St Blaise. Sur leur passage, les commerçants inquiets fermaient précipitamment boutique et le claquement métallique des lourds rideaux d’acier résonnait comme la métaphore d’antagonismes sociaux irréductibles.
Depuis quelques mois, la vague d’intérêt suscitée par les jeunes immigrés de la seconde génération semble être retombée. Les « beurs » ont-ils réintégré leurs cités ?
En fait ce silence dissimule de profondes mutations souterraines.
Retrouvez aujourd’hui sur le site du magazine Mariannemon entretien avec Kévin Boucaud-Victoire autour de mon ouvrage Histoire algérienne de la France qui vient de paraître aux PUF.
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