Article paru dans El Jarida, n° 8, 21 février 1970
مجموعة من طلبة الجامعة (photo publiée dans El Djeich, février 1970, p. 19)
Les 1 300 élèves du lycée arabisant de BATNA (« Abbès Laghrour ») se sont mis en grève pour protester contre leurs conditions de vie déplorables : éternisation des locaux « provisoires » dans une caserne désaffectée, absence totale de chauffage, EAU rationnée à un verre par repas et un litre tous les 2 jours pour se laver !
Article d’Adolph Reed, Jr. et de Merlin Chowkwanyun paru dans Socialist Register 2012, p. 149-175
A Harvard University study of more than 2,500 middle-income African American families found that, when compared to other ethnic groups in the same income bracket, blacks were up to 23 percent more likely. ‘Our data would seem to discredit the notion that black Americans are less likely’, said head researcher Russell Waterstone, noting the study also found that women of African descent were no more or less prone than Latinas. ‘In fact, over the past several decades, we’ve seen the African-American community nearly triple in probability’. The study noted that, furthermore, Asian-Americans.
The Onion, 30 November 2010
The only thing that hasn’t changed about black politics since 1965 is how we think about it.
Mon dernier texte intitulé « Wahhabisme, violence et corruption en Arabie saoudite » a été mis en ligne aujourd’hui sur le site de Middle East Eye.
Le fondateur de l’Arabie saoudite, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud, s’entretient avec le directeur général d’Aramco N. Devins, lors de la cérémonie d’ouverture de la liaison ferroviaire Riyad-Dammam en octobre 1951 (AFP)
Echange entre Adolph Reed, Jr., Timothy W. Luke, Alex Willingham, David Gross, Paul Piccone, Andrew Feenberg, Jennifer Jordan et Joel Kovel paru dans le livre édité par Adolph Reed, Jr., Race, Politics, and Culture: Critical Essays on the Radicalism of the 1960s, Westport, Greenwood Press, 1986, p. 245-273
Part IV What’s left ? : An Exchange
REED: The opening paragraph of The Eighteenth Brumaire might be applied to radical activism in the 1960s. When the counterculturists and black nationalists proclaimed a revolutionary break with bourgeois culture, they did so in a language that affirmed the mass-marketing culture’s principle of self-definition through commodity consumption. When the New Left sought wholesale theoretical clarity, the principal turns taken — Marxism-Leninism and Pan-Africanism — entailed departure from lived history and initiation of a search for authenticity in the past. In each case the goal of authenticity — ultimately a variety of the quest for selffulfillment — overrode engaged political critique.
Textes parus dans le Bulletin de liaison, n° 12, 1er mai 1967, p. 8
APPEL AUX LYCEENS ET LYCEENNES DU GRAND’ALGER
« De graves événements se sont produits ces derniers jours au lycée EL IDRISSI. Une grève englobant tous les élèves du lycée EL IDRISSI a été déclenchée lundi soir et se poursuit à l’heure actuelle, pour protester contre la tentative de saisie de leur organe d’expression « TRAIT-D’UNION » par la direction de lycée et l’exclusion arbitraire du rédacteur en chef de ce journal.
Article d’Adolph Reed, Jr. paru dans New Labor Forum, Volume 22, Issue 1, Winter 2013, p. 49-57
A Marxist perspective can be most helpful for understanding race and racism insofar as it perceives capitalism dialectically, as a social totality that includes modes of production, relations of production, and the pragmatically evolving ensemble of institutions and ideologies that lubricate and propel its reproduction. From this perspective, Marxism’s most important contribution to making sense of race and racism in the United States may be demystification. A historical materialist perspective should stress that “race”— which includes “racism,” as one is unthinkable without the other — is a historically specific ideology that emerged, took shape, and has evolved as a constitutive element within a definite set of social relations anchored to a particular system of production.
Article paru dans le Bulletin de liaison, n° 11, février 1967, p. 9
Il y a un an, le 29 janvier 1966, les étudiants d’Algérie avaient réussi à tenir tête au pouvoir d’Alger, par leurs manifestations et leur grève de trois jours.
Extrait du livre d’Adolph L. Reed Jr., W.E.B. Du Bois and American Politics: Fabianism and the Color Line, Oxford, Oxford University Press, 1997, p. 71-89
6 Three Confusions about Du Bois Interracialism, Pan-Africanism, Socialism
DU BOIS’S PROMINENCE in this century’s Afro-American political life is widely recognized. Yet attempts to categorize him with respect to the various strategic and ideological programs constitutive of black political debate have yielded an uncommonly confusing picture. The confusion about locating Du Bois programmatically has two sources. The first is quite simple: Du Bois lived and acted through several discrete social and political situations that seemed to him to require different strategic responses for the race. Sometimes, especially when sundered from the situations to which they were responses, the strategies that he proposed appear to contradict one another. Analysts, then, have chosen and defended one or another set of strategies or one or another period as authentically Du Boisian. This is a problem of temporal or contextual focus.
Je suis heureux d’annoncer la parution du texte intitulé « The Situationists’ Anticolonialism: An Internationalist Perspective » qui figure dans l’ouvrage dirigé par Alastair Hemmens et Gabriel Zacarias,The Situationist International. A Critical Handbook.
La Charte a été « votée », « adoptée ». Est-ce-que l’Algérie de la Charte est différente de celle d’avant ? Est-ce que la nature de l’Etat bourgeois a changé ?
Mythology of the Church in Contemporary Afro-American Politics
Exceptionalist approaches to black politics typically are fed by the mystique of black churchliness and religiosity, which postulates a peculiarly racial basis of participation and representation. According to this view, which assumes the organic leadership model, the church is the elemental unit of political mobilization in the black community. Because its structures are decentralized and operate at the « grass roots, » the black church can be construed as an authentically popular institution. Moreover, because this view also assumes a pandemic black religiosity, the church can be understood to be prior and superior to electoral or otherwise procedural institutions as a source of popular legitimations.
Article paru dans le bulletin Riposte à la répression en Algérie, n° 8, mars 1982, p. 9-11
La mobilisation des femmes à Alger contre l’interdiction qui leur était faite de sortir librement du territoire, la manifestation devant l’assemblée contre la farce du « code de la famille » ou « code du statut personnel » et plus récemment la manifestation du 23 décembre au cours de laquelle on a vu les femmes descendre courageusement dans la rue pour revendiquer leurs droits, ont permis dans une certaine mesure de lever le voile sur l’oppression particulière qui pèse terriblement sur les femmes en Algérie.
For more than twenty years I refused on principle to use the phrase « the white left. » I did not want to give any credence to the view, commonly expressed among black activists in the late 1960s and after, that the leftist critique of American society was somehow white people’s property.
On sourira peut-être, ou l’on s’irritera, de mon projet : tant de problèmes se posent à l’Algérie (« décollage » économique, création d’un vrai parti d’avant-garde, épuration, refonte des structures administratives…) que le moment est mal venu, dira-t-on, d’en soulever un autre : celui de la libération de la femme (de la jeune fille).
C.A s’est fait l’écho de rencontres nationales d’associations issues de l’immigration et de certaines associations de solidarité (n° 61 et 64) qui ont débouché sur un projet de charte, aujourd’hui en discussion.
J’ai le plaisir d’annoncer la publication dans Le Monde diplomatique de ma note de lecture au sujet de l’essaide Bruno Astarian et Robert Ferro, Le ménage à trois de la lutte des classes. Classe moyenne salariée, prolétariat et capital.
Article de Safia Bentayeb paru dans Et-Thaoura, n° 6, hiver 1984
Intitulé « projet de loi relative au statut personnel », adopté par le gouvernement et déposé sur le bureau de l’APN le 29 septembre 1981 pour discussion et adoption, après quoi il aurait force de loi.
Affiche éditée par les Jeunes Arabes de Lyon et Banlieue (Source : Odysseo)
Cet interview des « Jeunes Arabes de Lyon et Banlieue » (J.A.LB.) fait suite aux présentations faites dans C.A. de diverses associations issues de l’immigration maghrébine, de leurs pratiques locales, de leurs initiatives régionales ou nationales : – « Texture et Miroir » de Lille (n° 61) ; – « Hors la zône » de Barbès (n° 61) ; – « Regroupement d’Associations Jeunes Ile de France » (n° 54) ; – 3e marche de novembre 85 (n° 51)…
Articles de Safia Bentayeb parus dans Et-thaoura,n° 5, automne 1983, p.6-8
Les différents avant-projets de code de la famille qui ont vu le jour depuis l’indépendance, à peu de chose près, ont le même contenu et ont tous été élaborés de manière anti-démocratique « secrète » et en dehors des femmes.
La 3ème rencontre s’est déroulée à Marseille les 17 et 18 janvier. Deux commissions ont fonctionné : – Commission « Charte », – Commission « Ripostes ».
Personne n’a jamais contesté la participation des femmes algériennes à la guerre de libération nationale. Cette participation devait même permettre aux femmes d’ouvrir des brèches pour leur émancipation et les faire participer à la gestion publique de la Nouvelle Algérie indépendante. Mais, c’était compter sans les forces réactionnaires et traditionalistes qui, une fois la guerre terminée, ont décidé autrement du sort des femmes. Bien vite, elles ont été exclues du rôle qu’elles entendaient jouer dans la construction du pays et renvoyées devant leurs fourneaux !
En refusant de se laisser entraîner dans une initiative nationale marquant l’anniversaire des marches de 83, 84 et 85 et en posant le problème de la riposte contre les lois Pasqua-Pandraud, en d’autres termes que ce qui se fait habituellement, la fraction militante de l’immigration, toutes générations confondues, est peut-être en train de donner un contenu à sa revendication de mouvement autonome. Les premiers jalons ont été posé lors des 2 dernières rencontres nationales des associations de l’immigration et de solidarité dont la dernière s’est tenu à Lille les 1er et 2 Novembre.
Article paru dans Femmes algériennes en lutte, bulletin du Groupe femmes algériennes, n° 2, décembre 1978, p. 41-48
Réponse au cercle A. Zeroual
De par la carence d’analyse qui existe au niveau des organisations politiques algériennes sur la situation des femmes en Algérie, nous tenons donc à souligner l’initiative du Cercle Abdellatif Zeroual, initiative qui s’est concrétisée par une approche de réflexion sur la femme algérienne dans une plateforme intitulée : « Les Communistes et la question féminine en Algérie. »
Une manifestation unitaire anti-raciste contre les lois Pasqua-Pandraud sur l’entrée et le séjour des immigrés en France n’aura vraisemblablement pas lieu début décembre à Paris !
Textes parus dans El-Oumami, n° 24, avril 1982, p. 6 et 11-12
المرأة ويومها العالمي (photo publiée dans El Djeich, n° 216, mars 1982, p. 5)
A l’appel du comité d’action, rassemblement du 8 mars (Maison du Peuple — UGTA). Une cinquantaine de femmes. Refus de nous laisser entrer dans la salle où se tenait un gala organisé par les femmes travailleuses de la Santé. Menaces des flics. Des « syndicalistes » viennent nous demander de nous disperser. L’hôpital Mustapha étant investi par les flics (grève des agents), la fac étant surveillée, la cité-U trop loin, nous décidons de nous rendre à la Fédération Algérienne des ciné-clubs où se tient une rencontre des femmes.
La nouvelle loi relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France a été définitivement adoptée le 7 août 86 par l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel, dernier recours, l’a entérinée le 3 septembre avec seulement deux modifications extrêmement mineures.
Article paru dans El-Oumami, n° 22, février 1982, p. 4-5
LE GOUVERNEMENT vient de décider le 24/1/82 d’ajourner l’examen par l’APN du projet de statut personnel. Il est ainsi prouvé que l’Etat bourgeois peut reculer sous la pression de la mobilisation. Seule la lutte paye. Malgré le nombre limité de femmes ayant participé aux rassemblements d’Alger, il est clair que ces rassemblements n’ont pas été vains. Honte à celles qui ont tourné le dos à ces initiatives sous prétexte qu’il faut d’abord faire des conférences-débats et rédiger un manifeste sur les droits de la femme !
Affiche éditée par Expressions maghrébines au féminin (Source : Odysseo)
L’OCL ne monopolise pas, c’est le moins que l’on puisse dire, les colonnes de la rubrique « Mouvement » de C.A.
Et pourtant, comme en témoignent nombre d’articles liés à l’actualité sociale et politique, certains d’entre nous, qu’ils soient formellement à l’OCL ou partie prenante de notre appréhension collective du politique, interviennent et prennent des initiatives.
Article paru dans El-Oumami, n° 21, janvier 1982, p. 10
La mobilisation des femmes à Alger contre le projet de statut personnel continue. Après les rassemblements qui ont eu lieu au mois d’octobre à l’appel du Collectif des femmes, la mobilisation a repris au mois de décembre. Le 14 décembre : rassemblement devant le siège de l’APN. Les femmes ont été reçues par les flics en civil et en uniforme, pour des injures et par des coups. Malgré la répression, le collectif des femmes a appelé à un autre rassemblement le 23 décembre, cette fois-ci en plein centre-ville, sur les marches de la grande poste.
L’unité entre les deux marches « pour l’égalité des droits et contre le racisme » ne s’est pas faite. Tous les politiciens l’ont regretté, du PS à l’extrême-gauche… sans oublier certains libertaires…
Article paru dans El-Oumami, n° 14, février-mars 1981, p. 6
Une information vient de nous parvenir faisant état d’un rassemblement de plusieurs centaines de femmes devant le Ministère de l’Intérieur à Alger pour protester contre la décision gouvernementale interdisant la sortie du territoire aux femmes, âgées de moins de 40 ans et non accompagnées par un parent direct. Les communistes internationalistes dénoncent l’hypocrisie, et le cynisme de la bourgeoisie algérienne qui ose prétendre lutter ainsi contre la prostitution au moment où la paupérisation, dans laquelle son système plonge les masses exploitées pousse une grande partie de celles-ci à survivre d’expédients de toutes sortes.
Le deuxième anniversaire de la marche pour l’égalité en novembre 83 est le théâtre d’un débat passionnant et passionné entre les jeunes issus de l’immigration organisés en associations, certaines associations de travailleurs immigrés, et le trust SOS-racisme.
Article paru dans El Oumami, n° 3, mars 1979, p.13
« La femme dans la Révolution : Un rôle important » (photo publiée dans El Djeich, n° 191, avril 1979, p. 18)
Au congrès de l’Internationale socialiste qui se tint à Copenhague en août-septembre 1910, le 8 mars fut choisi, sur une proposition de Rosa Luxemburg et de Clara Zetkin, comme journée internationale des femmes prolétaires : il s’agissait donc d’une « fête » analogue au 1er mai. Et, comme le 1er mai, elle trouve son origine dans un épisode sanglant de la lutte de classe.
Le code de la famille vient d’être adopté par l’APN le 29 mai dernier en Algérie. Cela faisait des années que le « code du statut personnel » était discuté. Les hésitations du régime à ce propos traduisent l’âpreté des contradictions qui existent entre les fractions « bourgeoises « libérales » et « traditionnelles ». Les différences entre ces fractions sont plus formelles que réelles. Le texte définitif devra être publié dans un délai d’un mois après son adoption. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler de manière plus détaillée à ce moment-là. Mais la presse officielle parle déjà d’un « coup porte à l’inégalité entre les sexes ». Est-ce vrai ?
Dans le numéro quarante-cinq de Courant Alternatif un court article sur « l’après-convergence » et la formation de S.O.S. axé surtout sur la démarche électoraliste de certains partis assurant leur soutien logistique et matériel a été critiqué lors de la commission journal à Aix-en-Provence.
Le 13 janvier dernier, lors d’un meeting à l’université d’Alger, une pétition a été déposée comptant plusieurs milliers de signatures. Cela venait clore la série de mouvements et manifestations organisés à Alger depuis le mois d’octobre 1981, qui ont rassemblé des femmes et des hommes qui s’opposent au « Code de la famille » (28 octobre, 14 novembre et 23 décembre 1981).
Dans notre dossier « Convergence 84 » du n° 42 de C.A., nous pensions qu’il manquait un « bilan-débat des initiateurs de cette démarche mais surtout les perspectives, les suites de cette initiative ».
Une partie des organisateurs de « Convergence 84 » ont rédigé cette contribution au débat sur l’après-convergence, que nous publions ici.
Ça bouge du côté des femmes en Algérie. L’ « Avant-Projet de statut personnel » (déjà approuvé par le conseil des ministres), a dû en effet être soumis à l’APN lors de sa session d’automne. Ce statut personnel est la réédition du code de la famille que le gouvernement essaie de faire passer dans les textes depuis 1966 : 1966, 1972, 1980, voilà les dates où la mobilisation de quelques centaines de femmes et d’hommes a pu faire repousser les avant-projets successifs.
Un an après la marche pour l’égalité, 55 « rouleurs » en mobylette, partant des « cinq coins de l’hexagone » ont traversé toutes les principales villes dans le but de rencontrer les jeunes des ZUP afin que ceux-ci s’expriment et prennent des initiatives. Leur seul mot d’ordre « L’égalité pour tous »… Aucune revendication nationale précise ! Aucun compromis avec l’Etat ! Aucun respect des institutions politiques et syndicales de ce pays ! A l’arrivée de cette convergence 84 à Paris, nous étions plusieurs dizaines de milliers… Il y avait belle lurette que nous ne nous étions senti « bien » parmi une foule de gens sur le pavé parisien. Il y avait là de multiples visages nouveaux, une majorité de jeunes des cités, entrant de plein pied dans un espace que l’on croyait désormais vide. Ce n’était pas une grand’ messe, ce n’était peut-être pas sans contradiction mais c’était vivant, chaleureux, et plein d’espoir. Nous publions ici l’intervention du collectif national de Convergence 84 à l’arrivée du carnaval, ce 1er décembre à Paris. Mais Convergence 84, c’était aussi et surtout ce qui a pu se passer (ou ne pas se passer) dans les villes, les ZUP, lors du passage de ces rouleurs. Nous avons réuni ici, pour ce dossier, quelques exemples, sur différents parcours de Convergence 84, de la réalité locale sur laquelle repose finalement l’émergence ou non d’un mouvement interculturel de jeunes. Ce dossier qui a quelques aspects contradictoires est de plus, nécessairement incomplet. Il y manque bien entendu un bilan-débat des initiateurs de cette démarche (que l’on espère pour le prochain CA), mais surtout les perspectives, les suites de cette initiative.
L’avortement est interdit dans les pays du Maghreb depuis tout temps, exception faite cependant de la Tunisie, où il est autorisé depuis 1968. D’une façon générale les femmes algériennes et marocaines doivent se débrouiller toutes seules question contraception : même si certains moyens contraceptifs sont en vente en pharmacie (sur ordonnance) la contraception n’atteint réellement que les couches de la petite bourgeoisie informée.
En quelques jours, un travailleur turc a été abattu par des patrons et leur sous-fifre ; un bistrot turc, aussi, a été canardé (2 morts, 5 blessés) par un pauvre crétin qui « n’aime pas les étrangers » autres qu’ « européens ». Sans tomber dans le sentimentalisme, même révolutionnaire, écrire dans ces conditions est parfois difficile. Parce que les mots alignés, bien tranquilles, semblent minables, insuffisants.
« Le nouveau secrétariat national : élargir la base et appliquer les résolutions » (photo publiée dans El Djeich n° 185, octobre 1978, p. 5)
Le Congrès de l’UNFA (Union Nationale des Femmes Algériennes) vient de se tenir à Alger au début du mois d’octobre, confirmant la volonté du gouvernement, après le congrès de l’UGTA et en vue de ceux de l’UNJA et du FLN, d’une reprise en main des organismes d’encadrement de la population.
A l’heure des crimes et attaques racistes, de l’apparition de Le Pen mais aussi des rafles massives, des expulsions de travailleurs étrangers et de réfugiés politiques, se pose à toutes et à tous le problème de l’antifascisme. L’arrivée de la « gauche » au pouvoir a entraîné naturellement la montée de l’extrême-droite, comme, sous la droite, nous avons assisté à une poussée de l’extrême-gauche !
L’époque actuelle offre une place relative aux revendications féministes : partout dans le monde se créent de nouveaux groupes de femmes, même dans les pays où la condition de la femme est particulièrement dur, – tel « Algériennes en Lutte » pour l’Algérie.
Article signé E. S. et C. paru dans Courant alternatif, n° 33, février 1984, p. 7-8
Dans CA N° 31, j’avais fait un article sur la « marche pour l’égalité », article dont le scepticisme a été démenti, entre autre par l’arrivée de la marche à Paris, et qui, en s’attachant trop aux tentatives de récupération gravitant autour de la marche, n’a pas assez tenu compte de la dynamique qui était en train de s’enclencher, même si à ce moment-là, cette dynamique n’était pas encore très évidente.
Les femmes immigrées maghrébines qui travaillent dans la production représentent une très petite minorité. A Marseille, par exemple, sur 100 travailleurs algériens, à peine 4 sont des femmes.
Lorsqu’un Algérien est pris à partie par trois jeunes dans un train, poignardé puis jeté sur le ballast dans l’indifférence, le Figaro-Magazine n’y verra que le « résultat du climat de violence et d’insécurité » et « un hasard malheureux qu’il ait été Nord-Africain ». Mais pour beaucoup d’entre nous, il ne s’agit pas d’un simple fait divers mais d’une confirmation supplémentaire d’une certaine montée du racisme. Ces meurtres existent depuis longtemps et n’ont jamais réellement cessé. Mais au moment où l’extrême droite réalise une percée dans bien des élections municipales sur un discours raciste primaire, cet assassinat prend une toute autre signification. Ajoutons à cela les très faibles ripostes des immigrés eux-mêmes ces derniers mois, et le tableau est complet… son titre : Le racisme a repris la rue.
Dire qu’elle est opprimée ne donne qu’une idée très faible de la situation de la femme en Algérie. L’homme règne en maître absolu. Il ne veut pas que la femme soit autre chose qu’une esclave obéissante. Et, même s’il est vrai qu’un nombre de filles de plus en plus grand fréquente les lycées et les universités, il n’en demeure pas moins que sa situation reste fondamentalement inchangée. Elle reste étroitement surveillée dans ses moindres gestes, ou par le mari, ou par les parents. Et souvent, pour ces derniers, le fait que leur fille ait pu suivre des études, est utilisé pour demander une dot plus élevée.
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