A propos des lettres d’Algérie

Textes parus dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 26, février 1964, p. 15-16.

 

 

A la suite de la publication de deux lettres de camarades d’Algérie (ICO N° 25 – Janvier 64) nous avons reçu la lettre suivante d’un camarade de France :

« Je ne peux lire sans consternation le passage de la lettre d’Algérie page 14, où l’on dit que le « départ des français est plutôt une catastrophe… et les paysans préféreraient travailler pour des européens que pour des comités de gestion !  » Continuer la lecture de « A propos des lettres d’Algérie »

Sadik Jalal al-‘Azm : Orientalism and orientalism in reverse

Article de Sadik Jalal al-‘Azm paru dans Khamsin. Journal of Revolutionnary Socialists of the Middle East, 8, 1981, p. 5-26.

 

 

PART I. ORIENTALISM

In his sharply debated book, (1) Edward Said introduces us to the subject of ‘Orientalism’ through a broadly historical perspective which situates Europe’s interest in the Orient within the context of the general histori­cal expansion of modern bourgeois Europe outside its traditional con­fines and at the expense of the rest of the world in the form of its sub­jugation, pillage, and exploitation. In this sense Orientalism may be seen as a complex and growing phenomenon deriving from the overall historical trend of modern European expansion and involving: a whole set of progressively expanding institutions, a created and cumulative body of theory and practice, a suitable ideological superstructure with an apparatus of complicated assumptions, beliefs, images, literary pro­ductions, and rationalisations (not to mention the underlying founda­tion of commercial, economic and strategic vital interests). I shall call this phenomenon Institutional Orientalism. Continuer la lecture de « Sadik Jalal al-‘Azm : Orientalism and orientalism in reverse »

Lettres d’Algérie

Lettres parues dans Informations Correspondance Ouvrières, n° 25, janvier 1964, p. 12-15.

 

 

Nous ouvrons ici, avec deux lettres de camarades partis comme enseignants en Algérie un dossier et un débat sur la réalité algérienne et sur la société prétendue par certains « socialiste » qui prend la place de la société de type colonial.

Si l’on reprend toute la collection d’ICO on peut voir que nous n’avons jamais eu d’illusions sur ce que serait « l’indépendance » algérienne et que nous avons essayé d’analyser, notamment par des critiques de livres ce que sont les structures politiques et sociales des pays dits « sous-développés » (ou tiers-monde), pays placés dans la compétition impérialiste URSS-USA, et par voie de conséquence, aux prises avec une classe dirigeante qui tend à donner aux problèmes économiques et sociaux les solutions qui maintiennent sa domination et accroissent sa puissance. Continuer la lecture de « Lettres d’Algérie »

Assef Bayat : « Shariati and Marx: A Critique of an « lslamic » Critique of Marxism »

Article d’Assef Bayat paru dans Alif. Journal of Comparative Poetics, n° 10, 1990, p. 19-41.

 

 

[1]

Many have described Ali Shariati as the « ideologue » or the « architect » of the Iranian Revolution of 1979 (1). He has been represented as both an intellectual, who from a radical Islamic viewpoint, offered a vigorous critique of Marxism and other « Western fallacies » (2), and as a reformationist Islamic writer who was simultaneously « influenced by Marxist social ideas » (3).

There is little disagreement on Shariati’s role in transforming and refining the ideological perspective of millions of the literate Iranian youth. Shariati provided his audience with a firm and rigorous ideological means, by re-interpreting Islam through « scientific » concepts employed by the modern social sciences, an interpretation which the traditional Islamic clergy were incapable of formulating. Continuer la lecture de « Assef Bayat : « Shariati and Marx: A Critique of an « lslamic » Critique of Marxism » »

Le P.C.F. et le mythe du « socialisme » benbelliste

Extraits de l’article paru dans Le Prolétaire, n° 28, janvier 1966, p. 3.

 

 

Dans une résolution adoptée après le coup d’Etat de Boumedienne, le C.C. du P.C.F. déclarait : « Le comité central, en se gardant de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’ Algérie, constate que la Constitution a été violée et qu’un coup sérieux a été porté à la cause algérienne, ainsi qu’au mouvement de Libération nationale des peuples ». Ne nous étonnons pas de ce « respect » du P.C.F. pour une Constitution typiquement bourgeoise, ni de ses protestations de « non-ingérence ». Cela répond parfaitement au légalitarisme qu’il affiche depuis des dizaines d’années. Continuer la lecture de « Le P.C.F. et le mythe du « socialisme » benbelliste »